26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 15:08

Les ans défilent et passent,
Ces fieffés voleurs de printemps;
Ils gravent sur vous les traces,
des lourds pas cadencés du temps.

Dans un parc, un auguste Monsieur,
assis tranquille dans son coin,
Guettait un soleil capricieux,
les yeux rêveurs, l’esprit bien loin.

Pensif, il avait l'air triste,
Ses yeux fixaient sans rien voir.
Autour de lui rien n'existe,
à part son passé, tout est noir.

Les couples passaient prés de lui,
s'embrassant avec hardiesse;
Son humeur se mit à la pluie,
En se rappelant sa jeunesse.

Il sortit une cigarette,
ne parvint pas à l'allumer;
le vent souffla son allumette,
ses mains se mirent à trembler.

Humectant ses lèvres sèches,
il se tourna vers les enfants,
qui jouaient sous la brise fraîche,
les cheveux mus au gré du vent.

Moins inquiet pour son propre sort,
que pour celui de ces enfants,
il ressentait dans tout son corps,
ce que leur réservait le temps.

Les enfants joueront encore
tandis que lui, solitaire,
Attendra sagement le sort,
dont il est destinataire.

L'existence, cette garce,
Vous fait croire à l'éternité,
Puis vous mène, de farce en farce,
Vers un destin prémédité!

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