22 décembre 2016 4 22 /12 /décembre /2016 09:41

Les chemins de la vie m’avaient mené

Loin de la ville où j’ai vu le jour ;

Les yeux en larmes, j’y suis retourné,

La mémoire aux aguets, le pas lourd.

 

J’ai trainé le cœur dans ses artères,

Cherchant les repères que j’avais connus ;

J’y trouvai une ambiance délétère,

Qui mit les plaies du souvenir à nus.

 

J’étais revenu pour me ressourcer,

Dans les vieux quartiers de ma mémoire,

Dont les sons et couleurs m’avaient bercé,

Tout au long d’un exil nourri d’espoir.

 

J’en veux à ceux qui ont pris les rennes,

De la belle ville de mon enfance,

Pour avoir rempli de mauvaises graines,

Ma bonne vieille corne d’abondance.

 

La malédiction n’a rien épargné

Des précieux détails qui nous étaient chers ;

La vulgarité du goût a gagné

Les moindres recoins dont on était fiers.

 

Meurtri au plus profond de mon être,

Je quittai ma ville, méconnaissable,

Défigurée par ceux passés maîtres

Dans l’art de roter à toutes les tables.

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