11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 05:40

Près d’un ruisseau qui chante

La vie avec l’oiseau,

Une fleur dormante,

Gardait ses pétales clos.

 

Elle n’était qu’une graine,

Lorsqu’un facétieux vent,

L’éloigna de la plaine

Où elle était avant.

 

Coupée de son terreau,

Elle germa quand même,

Mais seule, le cœur gros,

Elle couvait son problème.

 

Un jour une abeille

Destinée à son cœur,

La tira du sommeil

Séduite par sa douceur.

 

Elle bourdonna autour

De son petit pétiole,

Et à la fin du jour,

Dormit sur sa corolle.

 

Au p’tit matin, la fleur

En eut la tête lourde ;

Mais garda clos son cœur

Et fit l’oreille sourde.

 

Les rayons du soleil

La surprirent juchée,

Grelottant au réveil,

Transie, loin du rucher.

 

Une larme coula

De ses yeux engourdis,

Et, lentement roula

Jusqu’au cœur assourdi.

 

Attendri, le cœur d’or

De la fleur solitaire,

S’ouvrit au pauvre corps

De l’abeille grabataire.

 

De ce fécond rapport,

Allaient naître plus tard

Des boutons beaux et forts,

Qui séduisent le regard.

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