9 août 2017 3 09 /08 /août /2017 16:22

 

La langue, alourdie par la pudeur,

Trahit parfois, sans le vouloir, l’esprit.

La mienne, chaque fois qu’il s’agit du cœur,

Fait comme si elle n’avait rien compris.

 

Porté par le plus sublime des airs,

Je m’attelai posément à écrire

Ce que je ressentais pour toi, en vers,

Et les mots que je n’ai pas pu te dire.

 

Cet air qui flotte et me déchire

Les entrailles, mouille mes paupières

Et ébranle un cœur qui déjà chavire,

Dans un corps fou, épris de lumière.

 

En toile de fond, le doux son d’une voix

Cristalline, et la beauté d’un regard

Limpide et profond où je me noie,

Compriment mes sens sans aucun égard.

 

Le cœur, chez certains, est plus éloquent

Que la plus éloquente des tirades ;

C’est l’esprit confus qui lui fait faux bond

Et le condamne à d’inutiles rades.

 

Voici des vers ! Qu’ils te servent de code,

Pour déchiffrer les innombrables non dits,

Qui pèsent sur mon cœur et l’incommodent,

Dans cette interminable comédie !

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