10 août 2017 4 10 /08 /août /2017 17:11

 

A la terrasse d’un café tranquille,

J’attendais en sirotant ma boisson,

Jusqu’à l’extinction des feux de la ville,

Puis rentrai fredonnant une chanson.

 

Une chanson triste de fin d’été,

Langoureuse, de celles qui annoncent

Le début des blues et de l’anxiété,

Après la fin des longues vacances.

 

A cette terrasse de nos amours,

Nous venions à la fin de chaque dîner,

Faire les bilans de fins de parcours

De chacune de nos belles journées.

 

L’été s’étirait à n’en plus finir,

Porteur d’un bonheur pourtant fragile,

Que nous savourions, ivres de plaisir,

Grisés par notre fortuite idylle.

 

Nous nous efforcions chacun de taire

La conscience de l’inéluctable fin,

D’un bonheur dont seuls des célibataires

Pouvaient, libres, explorer les confins.

 

Nous dûmes, meurtris, à terme échu,

Nous rendre à l’amère évidence,

Celle des tristes cupidons déchus,

Qui prennent acte des fins de romances.

 

Je t’accompagnai tôt à la gare,

Après une nuit blanche, les yeux brouillés,

Pleurant un amour trouvé sur le tard,

Après une vie aux deux tiers déployée.

 

Je me retrouvai, en ce premier soir,

Assis tout seul à cette terrasse,

Toi partie, et avec toi mon espoir

D’échapper aux linéaires surfaces.

 

Chacun de nous, à l’heure du retour

Aux plates bonnes vieilles routines,

Doit sourire, même s’il a le cœur lourd…

Elle a aussi son charme, la patine !

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