24 mars 2017 5 24 /03 /mars /2017 16:41

IL PARAIT …

Qu’après l’hiver, c’est le printemps,

Quelle horreur, quels tristes temps !

Et dire qu’il annonçait les fleurs,

Le printemps des prédécesseurs !

 

Les fleurs de nos jours font très mal,

Elles sont le rouge impact des balles,

Sur les poitrines de nos frères

Que nous rendons à la terre !

 

On dirait…

Qu’il continuera de pleuvoir

Sur nos pauvres pays mouroir,

Puisqu’à présent tous nos printemps

Semblent avoir perdu la raison !

 

Qui pourrait…

Dire de quoi sera fait demain,

Dans des contrées que mort et faim

Ont livrées à des bains de larmes,

Et ce à cause de vos armes ?!

 

Qui croirait…

Que des nations bien pensantes,

Pour l’influence et la rente,

Sèmeraient mort et désespoir

Et surclasseraient tous nos pillards ?!

 

C’est vrai…

Qui nous gouverne est taré,

Et mérite d’être aux arrêts,

Est-ce une raison suffisante,

Pour nous livrer à la mort lente ?!

 

Et après !

En tous cas, notre religion

Qui mobilise vos légions,

N’est pas la cause principale

De tous vos maux et cabales !

 

La raison première est ailleurs,

Elle est la mort et la douleur

Que vous semez dans nos régions,

Et qui devient une contagion !

 

Ceux qui, chez nous, ont tout perdu,

Ne rêvent que de coups tordus,

Contre ceux qu’ils jugent fautifs ;

La foi n’étant qu’un palliatif !

 

Où que vous irez…

Par ces tristes temps, mes frères,

La bêtise est téméraire,

Et ni le printemps, ni les fleurs,

Ne pourront apaiser vos cœurs !

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23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 12:25

Chaque être est beau à sa manière.

Les regards ont la beauté de l'humeur.

Le peu qu’on a plait, si on en est fier,

Pour peu qu’on ouvre les portes du cœur.

 

Coiffé d’un rire, un profil ordinaire

Est plus beau qu’une tête renfrognée ;

Une laideur avenante et solaire,

Vaut mieux qu’une beauté prompte à grogner.

 

Qui que tu sois, d'où que tu puisses venir,

Il faut avoir le regard qui frise,

Si tu veux, contre toute apparence séduire,

Et être une compagnie qu’on prise.

 

Etre soi-même rien qu’une journée

Et faire le fou, si le cœur t’en dit,

Vaut mieux que singer pendant des années

Et s’imposer une triste comédie.

 

Pour s’épanouir, il faut sortir des rangs,

Briser une à une ses chaînes ;

Se laisser flotter avec l’air ambiant,

Et poser une pierre sur ses peines!

 

Qui peut dire de quoi sera fait demain,

Ou de quelle couleur seront nos cieux ?

Être en bonne santé, c’est déjà bien,

Avec de l’entrain c’est encore mieux !

 

S’auto déprécier est une chose triste.

Il se meurt, celui qui n’est pas content

De l’état des lieux, et qui persiste,

A geindre, au lieu de vivre le présent.

 

Ne pleure jamais sur ce que tu n'as pas,

Saisis l'heure indiquée sur ton cadran !

Au lieu de chercher un mea-culpa,

Fais l’impasse sur ce qui est apparent!

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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 17:15

Elle était belle, mais elle en doutait.

Son regard pur vous redonnait espoir,

C’était une âme qu’on ne pouvait qu’aimer,

Mais elle avait du mal à y croire!

 

Son point faible ? Sa générosité !

Elle avait un cœur ouvert sur les gens.

Humaine, elle se donnait sans compter ;

Un don qu’on prenait pour argent comptant.

 

Elle n’avait besoin de rien, pour séduire

Ceux dont les yeux connaissent la beauté.

Il lui suffisait seulement de sourire,

Mais les autres souffraient de cécité !

 

Les yeux grands ouverts dans l’obscurité,

Elle fit le bilan des années perdues.

Coincé entre mensonges et vérités,

Le fil de sa raison fut distendu.

 

Accrochée à ses rêves de jeune fille,

Qu’elle avait entretenus trop longtemps,

Elle rata les derniers trains de la vie,

Pour des fables qui avaient fait leur temps.

 

Passée maîtresse dans l’art de rêver-

Seule chose qu’elle savait bien faire-

Elle ne fit que porter puis relaver

Les grandes ambitions qu’elle a dû taire.

 

Lassée d’attendre le prince charmant,

Elle avait épousé la tristesse.

Comment pouvait-il en être autrement.

La vie n’ayant pas tenu ses promesses ?

 

Cette rose encore épanouie,

Que j’aurais aimé serrer dans mes bras,

Devrait forcer le sourire à la vie,

Car un tiens vaut mieux que deux tu l’auras !

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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 12:20

Je trouve tes semblables bizarres.

Ils triment, et quand ils sont enfin riches,

Ils thésaurisent et deviennent chiches,

Les poches aussi sèches qu’un buvard !

 

Ils s’approvisionnent au marché de gros,

Vivent de conserves et de surgelé,

Mettent l’argent cumulé sous scellés

Et réduisent leurs budgets à zéro !

 

Ils ont envie de prendre un café,

Un pas en avant, l’autre en arrière,

Ils s’inventent d’étranges barrières

Et finissent par rentrer assoiffés !

 

Ils choisissent chaque jour une table,

Jamais avec les mêmes convives,

Car ayant la facture craintive,

Ils craignent qu’on voit leur côté minable !

 

Ils aimeraient bien se faire plaisir,

Mais comme ce qui touche à leur pécule

Est l’objet de mille-et-un calcul,

Ils étouffent dans l’œuf tous leurs désirs !

 

Ils rêvent devant les belles vitrines,

Mais se réveillent à la vue des prix,

Ecarquillent les yeux, faussement surpris,

Et s’éloignent en criant à la ruine !

 

A terme, ils sentent la misère.

Ils ne mangent à leur faim qu’invités

Ou à la faveur d’une gratuité,

Au frais de quelque bienfaiteur sur terre !

 

Qu’ont-ils dû faire, dans une autre vie,

Pour que le bon Dieu leur en veuille

Au point de les faire riches mais au seuil

De l’indigence et de la survie ?!

 

Ces riches miséreux meurent chétifs ;

Ils ont la pauvreté comme enclave

Et vivent faisant office d’esclaves,

Pour enrichir plus tard quelque oisif !

 

Devenir comme eux est facile,

Pour qui se laisse prendre au piège

Du ce pécuniaire grand sortilège

Qui asservit et rend l’être débile.

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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 16:49

Je te vois et je m’étonne
Qu’il existe encore sur terre
Des créatures aussi bonnes,
Aussi belles, aussi solaires !

Tu ignores que je t’admire,
Que ton image est présente
Partout et qu’elle m’inspire
De jour, et de nuit me hante.

Si tu savais combien j’aime
Le fond de ton joli regard -
Dans un look un peu bohème -
Qui me regarde sans me voir !

Quand tes grands yeux se font rêveurs,
Qu’ils plissent pour accommoder,
Ils chiffrent amour et douceur
Et les envoient en plis codés.

Quand sur tes lèvres se dessine
Une moue qui te transfigure
Ta face se fait divine
Et mon cœur se fait blessure.

Quand tu me surprends t’épiant,
Que je bafouille, pris en faute,
Que tu m’achèves en souriant,
Je sens mon cœur qui grelotte.

Sans l’aide de la providence,
Je doute de pouvoir traduire
En discours mes incohérences
Pour que tu te laisses séduire.

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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 19:29

Il y a des journées où ma muse,

De guerre lasse soupire et s’endort,

D’autres où, taquine, elle abuse

Des figures de style et des métaphores.

 

Aujourd’hui, elle penche pour la tendresse

Et fait défiler les jolis regards

Des dames angéliques qui m’intéressent,

Où celles qui alimentent mon espoir.

 

Je suis un captif soumis et facile,

Il suffit de peu, pour me faire planer,

Un regard lascif, un battement de cils,

Peut me rendre heureux ou me condamner.

 

La beauté m’inspire et me fait fondre ;

Je suis un cœur tendre et vulnérable,

Prompt à aimer et prêt à se rendre,

Lorsque la dame de cœur est aimable.

 

Être né amoureux, c’est un défaut

Que j’élève au rang de qualité ;

Les regards sont ma croix, mon échafaud,

Mais mon courage n’est que velléité.

 

Mes principales idylles sont celles

Où le mérite de l’initiative

Est souvent à attribuer aux belles,

Excédées par mon attitude passive.

 

Aimer pour aimer, c’est ma raison d’être ;

Qu’y puis-je ? Les regards me font vibrer.

Qui, comme moi, a le malheur de naître

Épris, vit avec le cœur délabré.

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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 18:02

De grâce, arrondissez vos regards,

Ils taillent dans la chair et percent le cœur ;

La génétique et les lois du hasard

M’ont fait hideuse au point de faire peur.

 

Comme vous, je suis une âme sensible

Capable d’émotions et de souffrances ;

L’expression de vos faces est terrible,

Lorsque vos yeux croisent ma différence.

 

Vos circonstances sont atténuantes,

Car vous ne pouvez voir que ma laideur ;

La beauté des rêves qui me hantent

N’a d’égal que l’impact de ma douleur.

 

Comment une âme noble, prisonnière

D’une enveloppe aussi disgracieuse,

Pourrait-elle vivre digne et fière,

Si vos attitudes sont aussi odieuses ?

 

Epargnez-moi vos regards fureteurs,

Vos airs visiblement apitoyés ;

Ces vilains regards furtifs de voyeurs,

Me laissent abattue, le cœur broyé.

 

Ne vous en déplaise, je rêve comme vous

De princes charmants et de belle vie ;

Je caresse les projets les plus fous

Et me consume aux mêmes envies.

 

Si vous pouviez voir l’âme avant le corps,

Vous verriez que je suis beaucoup plus belle,

Dedans que je ne le parais dehors ;

Hélas, le destin est parfois cruel !

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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 11:00

Si le sommeil est en retard

Et que le moral est au froid,

Qu’esseulé, le cœur en a marre

De battre sans savoir pourquoi.

 

Relaxe, ne dors pas à tout prix !

C’est ta poubelle qui déborde

D’inassouvis et d’incompris.

La nuit, les idées noires s’accordent.

 

Allume, fais quelque chose !

Pour échapper à tes idées,

Bouge, écris, lis, compose…

Ton cerveau doit être guidé !

 

Respire, sois un peu patient,

Ne te stresse pas dans le noir !

Stresser fait monter la tension

Et maintient éveillé très tard.

 

Fais appel aux beaux souvenirs,

Pour contourner tes frustrations ;

Les beaux jours ont leur mot à dire

Et peuvent faire diversion.

 

Après tout, tu as la santé

Et tu peux manger à ta faim,

Alors pourquoi te tourmenter ?

Relaxe, ça ira mieux demain !

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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 08:17

Sur le chemin qui mène à mon école,

Dans un coin de trottoir, un vieux barbu

S’adressait, par-dessus son épaule

Aux vieilles connaissances de ses débuts.

 

J’étais fasciné par son regard flou

Et ses incompréhensibles propos ;

Il n’était pas méchant… juste un peu fou,

Et n’avait rien que les os et la peau.

 

Il m’arrivait, en rentrant à midi,

De marquer une pause, non loin de lui,

Et de tendre l’oreille à ce qu’il dit,

En veillant à ne pas faire de bruit.

 

Le petit lutin curieux que j’étais,

Dressait autour de lui des légendes,

Je voyais en lui Zeus, pendant l’été,

Et en hiver un démon qui gronde.

 

Il intégrait certains de mes songes,

Tantôt vieux patriarche bienveillant,

Tantôt souriant, mi-diable, mi-ange,

Prêt à voler les gosses peu méfiants.

 

Son visage anguleux, austère,

Et sa barbe couverte de miettes,

Ont longtemps plané sur les mystères,

De tous les continents et planètes.

 

Aujourd’hui, j’ai grand plaisir à croire,

Qu’il était l’ange gardien, indulgent,

Des enfants pauvres qui couvent l’espoir

De réussir, et de tous les braves gens.

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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 12:03

Sous les néons des villes, en fin de semaine,

Des couples tranquilles en marée humaine,

Ecument les boites, en quête de détente,

Le front et les mains moites, ils crient, et chantent

Portés par des D.J, dont la musique affole,

Et booste l’énergie de leurs carcasses molles.

Les assourdissants cocktails de sons déchirent ;

Leurs cœurs frémissants et leurs âmes qui soupirent.

Les notes déployées chamboulent leurs êtres,

Les font tournoyer et gonflent leurs tensiomètres.

Des salles pleines de gens jusque là inertes,

Venus noyer leurs peines, meubler des vies désertes,

S’animent sous les spots, mues par le tonnerre

Et les degrés qui flottent dans de énièmes verres.

Puis les soirées s’allongent et les idées se brouillent,

Alors les humeurs changent et les langues bafouillent.

On retourne chez soi, plus seuls qu’à l’arrivée,

Au p’tit matin qui déçoit et fait dériver

Vers des gestes d’hier, à répliquer demain,

N’ayant au fond des verres noyé que du chagrin.

On aura eu le mérite d’avoir fait l’effort

De franchir nos limites, pendant qu’autrui dort,

Pour fuir la routine qui use à petit feu

Installant la patine qui donne l’aspect du vieux.

L’échec mène au succès, et vaut mieux qu’attendre ;

Qui tente trouve l’accès vers des plaisirs à prendre.

Qui par contre s’applique à cultiver l’attente,

Acquiert un sens critique mais va vers la mort lente !

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