30 septembre 2017 6 30 /09 /septembre /2017 10:03

 

Le temps tourne aux nuances de gris,

Les regards las de croiser la tristesse,

Glissent sur des concitoyens aigris,

A la recherche de souriants faciès.

 

La grisaille influant sur l’humeur,

Je cherche parmi mes connaissances,

Ceux réputés avoir le rire porteur,

Pour mettre, avec moi, un peu d’ambiance.

 

A en juger par les hôtes de nos rues,

Dont les grises mines sont éloquentes,

L’homo sapiens ne sait désormais plus

Comment remonter sa fatale pente.

 

Les mâchoires inférieures traînent

Plus bas que terre, et avec elles

Des regards qui reflètent la peine

A coexister, à l’ère virtuelle.

 

Les gens aisés sont les plus malades ;

Ils sont porteurs d’un mal appelé stress.

Pour certain, ce mal a atteint un stade

Où le malaise tient de la détresse.

 

Pour croiser le rire, j’ai pris ma bagnole

Et poussé ma tronche jusqu’aux quartiers

Où on mange mal mais on rigole,

Heureux d’exercer un petit métier.

 

L’autre a cessé d’être un partenaire,

Dans un monde où la concurrence

Nos oppose à nos congénères

Et remplit nos cœurs d’indifférence.

 

Quand la compétition est un credo,

On ne vit plus, on fait une course 

Et au lieu d’aimer, on tourne le dos

Aux vraies valeurs… non cotées en bourse.

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25 septembre 2017 1 25 /09 /septembre /2017 17:26

 

Je suis porteur d’un tendre message

Que m’a confié un timide ami,

Qui ne maîtrise ni le langage,

Ni le style propre aux académies.

 

Tu fais la sourde oreille à la raison,

Abandonnant ton sort à la paresse ;

Passent les années, passent les saisons,

Passent les amours et les caresses.

 

Livrée à l’attente soporifique

D’un je ne sais quel soudain miracle,

Tu rêves de rapports idylliques

Et guettes les signes et oracles.

 

Tu as cessé de croire au bonheur

Voire même à l’espèce humaine ;

Tu hantes les temples du créateur,

La prière sceptique, voire hautaine.

 

Quand l’être se rabat sur la foi

Et le culte, en fin de parcours,

C’est que, garde basse, il met une croix

Sur les promesses et les beaux discours.

 

Qu’attends-tu donc, ô belle princesse ?

Le temps va user ton prince charmant

Et de sa passion, seule la tendresse

Subsistera… et un piètre amant !

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22 septembre 2017 5 22 /09 /septembre /2017 15:57

 

Quel que soit l’amour du voyage,

Les pays, passée la centaine,

Sont d’un livre les mêmes pages,

D’une pièce les mêmes scènes.

 

Les grands voyageurs se lassent

Au fil des chemins et contrées ;

Pêle-mêle leurs têtes entassent

Puis perdent les détails rencontrés.

 

D’escale en escale j’ai perdu

Le sens du voyage et du nouveau ;

Même les marins les plus mordus

Saturent, à un certain niveau.

 

Mon idéal est une terrasse

Ensoleillée, en bord de mer,

Où je rêve et me prélasse,

Tout en sirotant un verre.

 

Je voudrais aussi, si possible,

N’être entouré que de gens bien,

Des êtres comme moi faillibles,

Pas des roublards âpres au gain.

 

Mon rêve est de ne travailler

Que lorsque le confort l’exige,

Le reste du temps, festoyer,

En attendant une prochaine pige.

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22 septembre 2017 5 22 /09 /septembre /2017 10:58

 

Les médias grouillent de mensonges

Distillés par des voix occultes ;

Que la vérité dérange,

Qui joignent à nos douleurs l’insulte.

 

Ils feraient mieux de se taire,

Tous ces héritiers de Satan,

Qui fomentent toutes nos guerres,

Et se frottent les mains, contents!

 

Leurs masques tombent un à un ;

C’est à visages découverts,

Que ces disciples de Caïn,

Tissent la trame de nos calvaires.

 

Comme des meutes enragées,

Mues par les taux de croissance,

Ils viennent chez nous engranger

Le fioul du feu de vos puissances.

 

Ils achèvent nos moribonds,

Pillant le pain de nos enfants,

Pour des prétextes nauséabonds,

Dont leurs sinistres printemps.

 

Elles montent à l’assaut, leurs banques,

De nos pays, par amour du gain,

Mobilisant drones et tanks,

Pour y perpétuer la faim.

 

Fini le temps des principes

Et des hommes, au vrai sens du terme ;

A présent, des êtres sans tripes

Déciment des peuples inermes.

 

Pour se donner bonne conscience,

Le monstrueux Ordre des forts,

Pour endormir notre méfiance,

Habille d’humanitaire ses torts.

 

Ceux qui ont connu deux époques,

Celle du bien et celle du mal,

Savent bien que ces loufoques

Sont pires que le règne animal.

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20 septembre 2017 3 20 /09 /septembre /2017 14:41

 

Quand je ferme les yeux je vois

L’être qui a ravi mon cœur ;

Il me sourit, je perds la voix,

Et m’abandonne à l’âme sœur.

 

Un air divin qui fait planer,

Me porte tel un papillon…

Des bras forts viennent me cerner,

Et me couvent tel un embryon.

 

Comme une plume, je plane

Entre des notes sublimes,

Et si je perds mon fil d’Ariane, 

Ses douces lèvres me raniment.

 

Il parle comme un livre

Et susurres dans mon oreille,

Des mots veloutés qui enivrent

Mon âme avide de merveilles.

 

Les violons déchirent la nuit

Et nous coupent des convives,

Je ne sens plus mon corps ; je suis

Une sensualité captive.

 

Plus rien autour de moi n’existe,

Ses yeux m’aspirent ; je me noie,

Et dans ma tête il ne subsiste

Que deux cœurs épris : toi et moi !

 

Je m’enfonce, je touche le fond,

Je sens mes jambes qui fléchissent,

Puis redeviens joyeuse enfant,

Chevauchant une rampe lisse.

 

J’ai l’agréable sensation

D’être portée par le courant ;

Je vibre, brûlante de passion,

J’ai les fantasmes affleurant.

 

Je n’ai plus rien contre mourir,

Si je me consume d’amour ;

Cette nuit je veux sentir

Emerger la lumière du jour !

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20 septembre 2017 3 20 /09 /septembre /2017 06:25

 

Ceux qui ont de la pudeur à revendre

Et suffisamment de censure pour deux,

Les rêves ils ne peuvent les comprendre,

Car leurs imaginations n’ont pas d’yeux.

 

Les esprits inventifs se débrident,

Lorsqu’il s’agit de celles qu’on aime ;

Hélas, les froides censures vident

De leur teneur les plus chauds poèmes.

 

L’amour, conjugué au conditionnel,

Pour survivre, a besoin au moins du rêve ;

On le condamne, si en plus du réel,

Le charme des rêves on l’enlève.

 

Laissez dire ce qu’on ne peut faire,

Et faites en sorte que la fiction

Adoucisse un réel trop sévère,

Qui ne prône que la renonciation.

 

Placé dans un terreau peu fertile,

L’amour étouffe puis périclite ;

Il meurt sans les soins qui lui sont utiles

Et sans les attentions qu’il mérite.

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18 septembre 2017 1 18 /09 /septembre /2017 10:05

 

Souris, tu as tout pour être heureuse !

Pourquoi rouvrir le bilan des pertes ?

Chasse de tes yeux cette lueur aqueuse

Qui maintient tes vieilles plaies ouvertes !

 

Nuance ? D’accord ! Tu as presque tout…

Mais, comparé à d’autres, ce que tu as

Devrait te suffire. C’est déjà beaucoup !

Le reste, c’est la vie et ses aléas !

 

Tu es radieuse et bien portante.

Tu as un regard à fendre le cœur

De ceux qui te laissent indifférente

Et une âme chargée de chaleur.

 

Tu es charmante et sensuelle,

Capable de rendre heureux quiconque ;

Tu es l’Espoir, the Hope, el Amel

Tu n’as rien à envier à autrui, donc !

 

Ton seul problème, ce sont les barrières

Que tu t’ingénues toujours à créer

Entre ta personne et la lumière

Et qui te donnent matière à maugréer.

 

Rien, ni la morale, ni même Dieu,

Ne nous dictent toute cette rigueur

Qui, en plus d’empêcher de vivre mieux,

Entretient une atmosphère de peur !

 

Le sens de la mesure est de mise,

Je le concède, mais faut-il pour cela

Aller jusqu’à passer ta vie assise,

Pour être rétribuée dans l’au-delà ?

 

Le vrai sens de la mesure veut dire

S’épanouir, sans exagérer en rien,

La vie n’est belle que si on peut en jouir ;

« ‘Ya pas de mal à se faire du bien ! »

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17 septembre 2017 7 17 /09 /septembre /2017 15:15

 

Les premiers à faire nos malheurs,

Sont les tarés qui nous gouvernent ;

Ils disent vouloir nos bonheurs

Mais nous pillent et nous bernent.

 

Je ne crois pas que notre sort,

Soit de subir tous ces pervers,

Ou de les tolérer encore,

Jusqu’à la fin de l’univers.

 

Aujourd’hui, sur tous nos trônes,

Se prélassent d’affreux jojos,

De pauvres parvenus qui prônent,

Des concepts pour le moins barjots.

 

Ils nous mènent à notre perte,

Nous les gens de la moyenne;

Ils squattent nos plaies ouvertes,

Et exacerbent nos peines.

 

Ils déstructurent nos Etats,

Pour bâtir leurs propres empires ;

Ces pathétiques gros bêtas,

Qui nous font vivre le pire.

 

L’Histoire n’a rien à cacher,

Elle finit toujours par tout dire.

Vos peuples trahis sont fâchés;

Ils ne cessent de vous maudire.

 

Ils vous voient auto satisfaits,

Voire convaincus qu’ils vous aiment ;

Bandes de gueux dont les méfaits

Les ont ancrés dans leurs problèmes !

 

Pour vos peuples, c’est vous l’enfer,

Vous maintenez leurs têtes sous l’eau,

Car roublards et sans savoir-faire,

En plus d’être juges et bourreaux !

 

Ôtez vos sales mains du pays

Pour lequel sont morts nos pères,

Martyrs que vous avez trahis,

Qui doivent se retourner sous terre !

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16 septembre 2017 6 16 /09 /septembre /2017 11:16

 

J’ai fait mes premiers pas sur les pages

Des livres qui retracent les contours

Des contes, illustrés en images,

Et des célèbres histoires d’amour.

 

Qu’en est-il resté, je me le demande,

Chez ceux qui, aujourd’hui, vivent connectés

Sacrifiant le réel en offrande

Aux pièges que les réseaux ont concoctés.

 

Il reste peu de gens capables d’aimer ;

Plus que des rêveurs passifs, inertes !

Les histoires d’amour sont mortes à jamais ;

Nos littératures en sont désertes.

 

Qui est encore capable de sacrifices,

Rien que pour la pureté d’un regard ?

Aujourd’hui les yeux s’effleurent et glissent

Loin de l’âme, vers les plaisirs paillards.

 

L’amour engage le cœur avant le corps ;

Il est le fusionnement de deux êtres.

Le cœur prend les rennes de notre sort,

Et de nos esprits devient le maître.

 

L’amoureux voit les choses et les couleurs

A travers les yeux de l’être aimé ;

Il ressent les plaisirs et les douleurs

De ceux pour qui son cœur s’est enflammé.

 

Qui aime vraiment n’a plus d’orgueil,

Parfois même sa fierté s’en ressent ;

En l’absence de l’autre, il se recueille

Et vit de rêves tendres et languissants.

 

A l’ère des egos démesurés,

Les humains vivent seuls et contre tous ;

Ils couvent leurs orgueils et vivent murés

Glissant vers le fond en pente douce.

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15 septembre 2017 5 15 /09 /septembre /2017 09:36

 

Un simple regard autour de soi,

Révèle le nombre d’éclopés

Du cœur, qui n’ont nul autre choix

Que d’aimer, mais restent circonspects.

 

Neuf rêveurs sur dix attendent

De trouver un jour le bonheur ;

Ils rêvent comme tout le monde

De rencontrer l’élu du cœur.

 

Nombreux sont ceux qui ont donné,

Sans rien recevoir, en retour ;

Ils attendent d’année en année,

L’être qui mérite leurs amours.

 

A ceux qui voudraient bien aimer,

Mais dont le cœur est solitaire,

A une époque où désormais

Du verbe aimer on n’a qu'en faire…

 

A ceux qui gardent le sourire,

Même en pleine tourmente ;

Qui ont du bonheur à offrir

A une masse indifférente…

 

A tous ceux-là, je dis patience ;

Il faut toujours garder espoir.

Ca vient quand moins on y pense ;

Il suffit pour ça d’y croire.

 

L’amour est pour tous un besoin,

Riches ou pauvres, beaux ou laids ;

Être aimé ça fait du bien,

Ne fermez pas vos cœurs à clé !

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