6 septembre 2015 7 06 /09 /septembre /2015 12:21
...ET POUSSIERE TU REDEVIENDRAS !

Tu n'es pas le nombril du monde, l'ami.

Non ! Ta présence n'est pas une faveur !

Tu n'es qu'une parmi toutes les fourmis

Qui activent, en quête de bonheur !

Souris, ne te prends pas trop au sérieux ;

Tu n'es que l'humus de cette terre.

D'autres avant toi ont possédé ces lieux ;

Où sont aujourd'hui tes augustes pères ?

Rien ne sert de gonfler ton plumage,

De hausser la voix, pour faire impression ;

On peut faire passer tous ses messages

Avec un peu de douceur dans le ton.

Tu sais, j'ai la faiblesse de croire

Que les êtres qui n'ont pas un bon fond,

Laissent aux fertiles terreaux peu d'espoir

De donner autre chose que des chardons.

Quand à ceux qui ont la main sur le cœur,

Je suis sûr qu'il naîtra de leurs cendres

Des étendues de roses et de fleurs,

Et de savoureux fruits à revendre !

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2 septembre 2015 3 02 /09 /septembre /2015 21:17
IL ETAIT UNE FOIS L'ETE'...

C'est triste, quand l'été fait ses bagages

Et cède, peu à peu, à l'automne

Nos belles côtes qu'il abandonne,

Livrant aux vents de sable nos plages.

Les vagues viennent, inlassablement,

Se briser sous les yeux de rêveurs las

D'entendre, encore, sonner le glas

D'un été qui ramasse ses fragments ;

Ces vagues semblent toujours les mêmes,

A travers le temps, les us, les coutumes,

Elles ne font que renaître de leur écume,

Pour venir taquiner ceux qui s'aiment.

Tantôt calmes, tantôt pleines de rage,

Ces vagues reviennent user la roche,

Des côtes vides comme mes poches,

Quand l'automne menace nos rivages.

Elles enflent et se jettent sur les estivants,

En cette fin de saison qui se meurt :

Un bel été qui emporte mon cœur

Et mon insouciance, en s'en allant.

L’œil humide, je jette un dernier regard

Vers mon coin de sable, sur cette plage ;

L'émotion est mon ultime langage...

Je suis muet, face aux grands départs.

L'été reviendra caresser nos côtes,

L'année prochaine et celles d'après,

Mais personne d'entre nous ne pourrait

En dire autant, hélas, mes potes !

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25 août 2015 2 25 /08 /août /2015 23:34
TEL UN SPHINX, L'AMOUR...

Elles étaient ternes et moites,

Les journées du mois de juillet,

Sous un soleil qui ne brillait

Que sur des heures ingrates.

Tout s'était remis à fleurir,

Avec l'inespéré retour

Du beau mensonge qu'est l'amour,

Qu'il avait pourtant vu mourir.

Elles sont douces, les nuits d'été,

Maintenant que la fraîche brise

Caresse un regard qui frise,

Sous ses yeux d'enfant enchanté.

Il doit t'aimer ou ne pas être ;

Tu es devenue son culte.

Tu a tué en lui l'adulte,

Pour que l'enfant puisse renaître.

Ce paisible enfant de la balle,

Sans guitare, a en bandoulière

Un amour dont il est très fier

Et un bouquet de fleurs du mal.

L'amour existe-t-il encore ?

Mon ami en a les yeux pleins,

Rien qu'à le voir je suis certain

Que ce sentiment n'est pas mort !

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24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 07:27
MEME UN CLOWN EN PLEURERAIT

C'est moi le clown, l'ami de vos enfants ;

Ne vous fiez pas aux apparences.

Si vous me voyez rire tout le temps,

C'est mon seul moyen de subsistance.

Comme vous, j'ai un cœur et des problèmes,

Et suis sujet aux accès de tristesse,

Mais pour voir rire vos petits, que j'aime,

Je vis dans une feinte allégresse.

Vous conviendrez qu'on va de mal en pire,

Dans ce monde de toutes les folies,

Et qu'il n'y a vraiment pas de quoi rire,

Quand on voit toutes ces anomalies.

Mais ces petits innocents n'ont rien fait,

Pour que je leur montre ma mélancolie.

Qu'ils rient ; leurs désirs seront satisfaits !

A force d'en rire, mes peines s'oublient.

Ne pouvant pas changer l'ordre des choses,

J'habille de joie l'horreur que je vois nue ;

Je suis faible pour tout remettre en cause,

Alors que le spectacle continue !

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15 août 2015 6 15 /08 /août /2015 11:06
NOS SOUVENIRS NOUS SURVIVENT

Elle sortait d’une douloureuse aventure,

De celles qui marquent le plus profond de l’être.

Elle croyait être tombée sur un amour sûr

Et une âme sœur qu’elle pensait bien connaître.

Elle se sentait vidée de sa substance,

Au sortir d’un tendre rêve les yeux ouverts.

Elle connut l’amour fou, avant l’inconstance,

Puis l’indifférence et maints autres revers.

Elle réapprenait peu à peu à vivre,

Mais l’apprentissage était difficile.

Une romance digne du plus beau livre

Qui finit mal, ne vous laisse pas tranquille.

Chaque souvenir qui revient à la surface,

Fait remonter avec lui trop d’amertume.

Chaque image, chaque lieu, chaque place,

Ressuscite le couple et ses coutumes.

Elle avait enfin commencé à sortir

Dans l’espoir d’échapper un jour à cet enfer

Qu’est le repli, à ressasser les souvenirs,

Et à se dire qu’elle aurait pu mieux faire.

Avec une amie, elle avait accepté

D’aller à la pendaison d’une crémaillère.

Elle était disposée à se faire inviter

Partout, pourvu qu’elle laisse le passé derrière.

Ce jour là, arrivée à la résidence,

Un air incendiaire l’accueillit à l’entrée.

C’était la chanson de sa première danse

Avec le premier homme qu’elle avait aimé.

Elle sentit que sa tête allait éclater.

Les blessures qu’elle s’efforçait de panser,

De nouveau ouvertes, se mettaient à suinter,

Avec cet air sur lequel elle avait dansé.

Arrêtez cette musique, elle me déchire !

Cet air que j’adorais fait souffrir mon âme.

Sur ces belles notes, tout mon être chavire ;

Elles viennent attiser de bien tristes flammes.

De grâce, ma sensibilité est à vif

Et mes glandes lacrymales se sont taries !

Les souvenirs remontent et se rebiffent ;

Ils ravivent des plaies que je croyais guéries.

Inexorable, le destin se joue de nous.

Les cœurs tendres ou meurtris, il n’en a cure.

Il les porte aux nues puis les traîne dans la boue

Et livre leurs rêves à la moisissure.

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8 août 2015 6 08 /08 /août /2015 11:43
J'AVOUE...

Vous est-il arrivé, face aux choses belles,

Et aux nombreux pièges divinement tendus,

De lever la tête, impuissant, vers le ciel,

Comme pour implorer que justice soit rendue ?

Vous est-il arrivé de croiser des regards

Dont il est difficile de détacher les yeux ?

N'avez-vous pas quelque fois caressé l'espoir

De renaître, avec l'aube et l'horizon en feu ?

… De rattraper toutes les occasions, ratées

Par timidité ou par simple maladresse,

Puis en vivre chaque instant, sans vous hâter,

Afin d'en jouir pleinement jusqu'à l'ivresse ?

Qui peut soutenir que, face aux tentations,

Il peut rester de glace et suivre le chemin

Dicté par la vertu, au mépris des passions

Et des rêves qui hantent les êtres humains ?

Du haut de ces vers, j'avoue des pensées coupables,

Quand, pris dans les filets des jolis sourires,

Je m'évade vers des quotidiens plus durables,

Où les rêves ont une chance de s'épanouir.

J'avoue mes regrets, chaque fois qu'une belle

Sourit, lascive, le regard plein de douceur,

De ne pouvoir mener plusieurs vies parallèles,

Et de n'avoir que des journées de vingt-quatre heures.

J'avoue, malgré ma droiture et ma bonté,

Être parfois faible, face à la tentation,

Et d'être, bien plus souvent qu'à mon tour, porté

Sur les mille-et-une pommes de la création.

Il est une question qu'on ne peut que se poser :

Le rêve étant permis, serait-il mauvais,

Face à toutes ces tentations, parfois d'oser

Concrétiser les choses dont on à rêvé ?

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7 août 2015 5 07 /08 /août /2015 21:56
SUD DU SOUDAN MORCELE' (Tout ça pour ça!)

L'ORDRE AUX MAINS SALES

Mes amis, l'heure est grave ;

L'Ordre frappe à l'aveuglette.

En nombre, les hyènes sont braves,

Elles dansent et font la fête.

Il pleut, ces temps-ci, des bombes,

D'origines occidentales ;

Et partout où elles tombent,

Leurs éclats font beaucoup de mal.

La crise aveugle les consciences

Et fait faire de graves erreurs ;

Forts de leurs sinistres alliances,

Ces charognards sèment la terreur.

Les forts de l'heure sévissent,

Contre d'innocentes populations ;

Ils effacent et démolissent

D'antiques civilisations.

L'hyène, jadis tapie dans l'ombre,

Agit à présent au grand jour ;

Elle se pavane sur nos décombres,

Sous l’œil complice des grandes cours.

Quand les conditions le permettent,

Les cellules cancéreuses

Squattent tout, des pieds à la tête,

Ont la part belle et vivent heureuses.

Qui sème la mort pour durer,

Des cadavres subira le poids ;

L'hyène ne doit se leurrer,

Même mort, le lion reste roi !

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7 août 2015 5 07 /08 /août /2015 14:59
LES CHOSES  DE LA VIE

Aujourd'hui, je n'ai plus mal à la hanche.

Avec mon voisin, cette vieille branche,

Nous irons faire un tour à la rade.

Rien ne vaut une bonne promenade,

Pour larguer la peur et les idées noires

Qui attaquent à la tombée du soir.

Il est triste, avec sa mémoire

Qui confond le présent et l'Histoire,

Mais avec les dames il sait y faire,

Il a toujours l'art et la manière ;

Dans le quartier, il est la coqueluche

Des belles dames et des perruches.

J'attends encore un tour de pendule,

Puis je prends ma canne et mes pilules

Et je vais le surprendre dans son trou,

Avant que l'ennui ne le rende fou.

Rasé de frais, je fis la distance

Qui séparait nos deux résidences,

Sonnai et attendit à la porte,

Qu'on me le livrât sous bonne escorte.

Peu après, un angélique visage

M'annonça que « papy » était en voyage,

Puis, sans faire cas de mon étonnement,

Sourit et pédala vers sa maman.

Planté devant ce portail, l'air bête,

Je m'acharnai alors sur la sonnette.

Au bout d'un instant, le père du mouflet

Vint me demander ce que je voulais.

"Allez dire à Monsieur votre père

De daigner sortir de sa tanière ! »

"Désormais, si vous tenez à le voir,

Il est à l'Hospice du Dernier Espoir ! »

Me répondit ce morveux, méprisant,

Le regard torve sans aucune raison.

La perte de ce voisin bien aimé,

Allait me laisser plus seul que jamais.

En confiant aux années mortes son père,

Ce fils ingrat m'ôtait tous mes repères !

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6 août 2015 4 06 /08 /août /2015 10:48
COEUR EN DETRESSE

Je viens déposer mon cœur à vos pieds

Et raconter au votre ma détresse ;

A vous, je me livre pieds et poings liés,

Reine de mon cœur, unique maîtresse !

Je viens arroser de larmes la main

Sur laquelle mes lèvres déposent

Un baiser ardent qui vous dit, en vain,

Les flammes dont vous êtes la cause.

Je viens noyer dans vos grands yeux sereins,

Un regard lassé d’être promené

Sur les sentiers tortueux du destin,

Et un cœur que la vie a malmené.

Je suis venu livrer le grand guerrier

Au cœur zébré par le tranchant des lames

Des Dianes fatales, fourbu, sans lauriers,

Transi, voulant déclarer sa flamme.

Je reviens aujourd’hui, reconnaître

Votre grandeur d’âme, votre bonté,

Et la force de votre frêle être

Qui séduit par sa générosité.

A vos lèvres je reste suspendu

Et par votre décision, belle Dame,

Justice à mon cœur doit être rendue,

Faute de quoi il va rendre l’âme !

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1 août 2015 6 01 /08 /août /2015 08:12
SON EXCELLENCE L'INTERPRETE

Un interprète soucieux de la qualité,

Tomba un jour sur un délégué for bavard,

Qui prit le micro et ne fit que débiter

Des propos à la limite de la tare.

Les interprètes sont des bienfaiteurs anonymes.

Certains d'entre eux constituent des puits de savoir ;

Mais ces chevilles ouvrières sont parfois victimes

De rébus dont le déchiffrage est sans espoir.

Oubliant tantôt le verbe, tantôt le sujet,

Cet orateur s'était perdu en conjectures,

Dans un langage qui lui était étranger,

Et l'accent d'une bouche pleine de confiture.

Ce brave collègue se mit à pédaler

Tant bien que mal, dans l'onctueuse choucroute,

Que lui servait ce grand éboueur au balai,

Le faisant suer en mars comme si c'était août.

Il fit appel à toutes les figures de style,

Et se concentra, redoublant de vigilance,

Dans un effort inhumain mais inutile,

Visant à trouver à ces inepties un sens.

Pendant ce temps là, notre crétin satisfait,

Ponctuait ses béates giclées verbales

De sourires veules qui sont autant de méfaits

Contre une langue qui ne lui a fait aucun mal.

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