10 juin 2016 5 10 /06 /juin /2016 07:11
POUVOIR ASSASSIN

Tendre l’autre joue, en sachant,

Qu’on peut rendre, si on le veut,

Les gifles reçues des méchants,

Ça rend les coups moins douloureux.

Des peuples entiers l’ont compris,

Après des décennies noires,

A endurer la tyrannie

Des potentats tueurs d’espoir.

Des peuples qu’on a crus serviles,

Se sont dressés tels des géants

Contre des gradés en civil,

Tarés, cupides et fainéants.

Ces peuples n’avaient que leurs yeux,

Pour pleurer leurs infortunes,

Mais leur colère a mis le feu

Au villes, villages et communes.

Des vagues humaines, déferlant

Sur les murs des pouvoirs pourris,

Les réduisent en sable que les vents

Emportent et livrent à l’oubli.

Ceux qui ont la faiblesse de croire,

Que le pouvoir est éternel,

N’ont qu’à revisiter l’Histoire,

Elle regorge de poubelles.

Leurs semblables y pourrissent,

Après un pouvoir sans partage.

Leurs tombes sentent la pisse,

De braves gens fou de rage.

A leur grand dam, les tours d’ivoire,

L'une après l'autre s’effondrent.

Les masses qu'on a privé d'espoir,

Ont décidé de le reprendre.

En attendant, d'autres caciques,

Têtes enfoncées dans le sable,

Fesses en l’air, impudiques,

Rêvent de règnes durables.

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9 juin 2016 4 09 /06 /juin /2016 10:10
 CŒURS HORS DE PORTEE

HORS DE PORTEE

Je suis amoureux et ça m'attriste;

Quand ça m'arrive, je m'attends au pire.

J'ai trop souffert, pourtant je persite

A aimer celles qui me font souffrir.

Je suis tombé sous le feu d'un regard

Qui a pris mon coeur en fixant mes yeux;

Des yeux muets, mais ô combien bavards,

Qui expriment l'amour on ne peut mieux.

J'enrage d'être une proie facile,

Pour une voisine, qui sans le vouloir

Faisait, à chaque battement de ses cils,

Mourir mon pauvre coeur de désespoir.

Je sortais d'une épreuve difficile,

Où j'avais perdu celle que j'aimais,

Lors d'une brève soirée en ville,

Par une triste nuit d'un mois de Mai.

La dame objet de ma récidive,

Est une douce femme au foyer,

Dont l'ondulente dégaine lascive,

Déferlait sur mes sens et les noyait.

Je guettais son passage de ma fenêtre

Et me tordais, impuissant, de douleur;

Ses pas m'assènaient des coups en traître,

En foulant l'un après l'autre mon coeur.

Je l'aime à en avoir mal aux tripes,

Hélas elle est la femme du voisin,

Et comme je suis un homme à principes,

Je trouve amer, ce genre de raisin.

Qui opte pour les amours alambiquées,

Doit apprendre à souffrir en silence;

Quand le coeur suit des chemins compliqués,

Il voit le bonheur prendre ses distances.

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6 juin 2016 1 06 /06 /juin /2016 08:31
A MON FILS

Mon fils, tu sors à peine de l'enfance,

Tu as l'âge où les sens se réveillent ;

Si tu sais en contourner les souffrances,

L'amour est la plus belle des merveilles.


A l'école de la vie, il est dur

De distinguer les génies des cancres ;

En amour aussi certaines blessures

Sont plus résistantes que des chancres.


L'important est de protéger ton cœur,

Cet organe noble mais fragile,

Dans un monde où parler de bonheur

Est à la portée des imbéciles.


Il importe beaucoup moins de séduire,

Que de rendre la personne heureuse ;

La beauté et l'argent peuvent éblouir,

Mais lassent, si l'âme n'est pas radieuse.

Chaque fois que, d'amour, ton cœur tremble,

Dis-toi que les apparences sont trompeuses,

Le sel et le sucre se ressemblent,

Les branches ne sont pas toutes porteuses.

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4 juin 2016 6 04 /06 /juin /2016 11:22
QUI SAUVERA LA TERRE?

La nature est épuisée,

Le climat fait une pause ;

L'hiver s'acharne à arroser

Un été qui se repose.

Rien n'est plus pareil, ici-bas ;

Le climat, comme les hommes,

Abusé, refuse le combat,

Préférant faire un somme.

Dans mon coin, je m'interroge,

Cherchant en vain mes repères ;

Pauvre planète, triste loge,

Tout comme moi, elle se perd !

La terre tombe et se ramasse,

Dans un effort pour la survie ;

Elle subit, de guerre lasse,

Un sort que personne n'envie.

Laisserions-nous ce ramassis

De profiteurs couper la branche,

Sur laquelle nous sommes assis,

Sans un effort de revanche ?

De mensonge en subterfuge,

Les riches aux cœurs endurcis,

Se disent qu'après eux, le déluge

Serait le moindre des soucis.

Prisonniers des groupes de pressions,

Les États, têtes enfoncées

Dans le sable des compromissions,

Ne peuvent ni voir ni penser.

Qu'avons-nous fait, à part voter

Pour ces armées d'incompétents ?

Nos voix ils nous les ont ôtées,

Restent les pleurs des impotents !

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2 juin 2016 4 02 /06 /juin /2016 15:26
YIN ET YANG

Femme, l'homme t'aime à en mourir,

Peu importe la bêtise de ses actes ;

Tu es un mal dont il ne peut guérir,

Tu as sur lui un immense impact.

Que de fois l'as-tu entendu dire

Que tu es irrésistiblement belle !

Je confirme et me permets d'écrire

Que tu l'es souvent trop, pour ce mortel,

Dieu t'a faite, douce créature,

Pour évoluer avec les anges,

Pas pour être donnée en pâture

A cet être dont l'humeur change.

Il suffit parfois d'une imprudence,

Au regard baladeur, pour être pris

Dans tes filets, et à la dépendance

De s'installer, puis au cœur d'être épris.

Pour rendre le piège inévitable,

Dieu s'est amusé à te répliquer ;

Ses voies dit-on, sont impénétrables,

Mais là, il les a encore compliquées.

Ainsi, ceux dont le cœur vagabonde,

Meurent mille-et-une fois par jour,

En croisant, la brune, rousse ou blonde,

Que la destinée met sur leur parcours.

Il est, ô combien, facile de souffrir,

Pour un être en mal d'âme sœur,

Lorsqu'il n'a pas les moyens de s'offrir

Les belles qui ont pu ravir son cœur !

Ayez pitié pour nos cœurs fragiles,

Ne vous fiez pas aux dures façades ;

L'homme est prêt à tout pour une idylle,

Le reste n'est que rodomontades.

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1 juin 2016 3 01 /06 /juin /2016 17:06
DITES VOTRE AMOUR

Je suis bien triste, mes amis,

Je viens de me rendre compte

Que dans ma vie j'ai trop dormi,

Au lieu de vivre et j'en ai honte.

J'ai visité les nécropoles

Des mots gentils que j'ai dû taire ;

Étant d'une rigoureuse école,

J'en ai privé qui m'est très cher.

Ils s'étendent à perte de vue,

Les cimetières de nos silences,

Où gisent les mots qu'on a tus

Par pudeur ou par décence.

Il s'étend de la tête au cœur,

Le mouroir des mots refoulés

Qu'on a toujours eu un peu peur

De voir librement débouler.

Que de fois j'ai dû sourire,

Aux anges dépourvues d'ailes,

Faute d'avoir pu leur dire

Combien je les trouvais belles.

On dit que le silence est d'or,

Mais de l'avoir tant observé,

J'ai condamné aux pires morts

Les tendresses que j'ai éprouvées.

Quitte à passer pour un fou,

Parlez, peu importent les dires,

Videz votre cœur, dites tout,

Se taire, il n'y a rien de pire !

Dites aux autres que vous les aimez,

Tant que vous en êtes capables ;

Ne laissez pas vos cœurs fermés,

Sur les paroles aimables.

J'ai vu des êtres chers mourir,

Sans les étreintes qui leur sont dues,

Qui auraient pu leur faire plaisir,

Si les cœurs étaient entendus.

Ouvrons les mouroirs à paroles

Que sont nos cœurs et nos têtes,

La vie serait beaucoup plus drôle,

Si chacun aérait ses quêtes.

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30 mai 2016 1 30 /05 /mai /2016 20:38
L'IMPORTANT C'EST LA ROSE

Des lâches, dans ma vie j'en ai croisés,

Qui vous poignardent puis vous abandonnent ;

Certains mériteraient d'être écrasés,

Mais étant bon prince, je leur pardonne.


A l'épreuve de la bêtise humaine,

Je suis une surface où les tares

Glissent, s'essoufflent et perdent haleines,

Puis finissent par en avoir marre.


Avec du recul et de la patience,

j'en ai vu qui sont passés aux caresses,

Ayant perdu leur pouvoir de nuisance

Et épuisé toutes les bassesses.

J'ai toujours été de ceux qui donnent,

Qui n'ont qu'une seule règle à suivre,

Ne causer de peine à personne,

Et tenter de vivre et laisser vivre.


Ayant l'amour facile, je m'attache,

La voie vers mon cœur c'est le sourire ;

Il est très rare que je me fâche,

Ou que je m'amuse à surenchérir.


Tout le monde sait, même ces teignes,

Que malgré tout, sur moi on peut compter ;

dans mon monde, l'indulgence règne,

Sachant que l'important, c'est la santé !

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28 mai 2016 6 28 /05 /mai /2016 13:34
ON VOUS AIME !

Bonjour, les femmes ! Bonjour, les mères,
Vous à qui nous devons plus que la vie ;
Source de douceur, par ces temps amèrs,
Objets de nos rêves et nos envies !

Ponctuel, je viens vous rendre grâce
Et exprimer notre gratitude,
A vous, l'antidote de nos angoisses,
Le remède à nos solitudes.

Merci d'être nos bases arrières,
Nos replis après moult batailles perdues ;
Merci d'être là, toujours derrière,
Stimulantes, aimantes et assidues !

Merci de n'être trop souvent qu'un cœur
Plein de tendresse, prêt à comprendre
L'éternel gosse aux multiples peurs
Qu'est l'homme, sachant à quoi vous attendre.

Femmes, contre toute apparence,
Nous vous aimons sans savoir le dire,
Et pour pallier nos manques d'assurance,
Certains d'entre nous vont jusqu'à sévir.

Pardonnez aux enfants que nous sommes
Et trouvez, je vous prie, dans ce discours,
Un hommage qu'au nom de tous les hommes
Je vous rend, en gage de notre amour !

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27 mai 2016 5 27 /05 /mai /2016 11:24
LA VIE EST BIEN MEILLEURE, QUAND ON EST A PLUSIEURS !

Chers amis, maintenant que j’y pense,
En écoutant un air de mon enfance,
La mélancolie voilant mon visage,
Et la nostalgie faisant des ravages :
Qu’est-ce qui fait primer la distance,
Sur l'amitié laissée en souffrance,
Et assèche avec le temps nos cœurs...
Seraient-ce les prémices de la peur,
Qui, l’âge aidant, s’empare de nous,
Et rend notre vision des choses floue ?
Ou serait-ce notre ego déçu,
Lassé d’avoir donné et rien reçu,
Maintenu longtemps en arrière plan,
Qui se cabre et se met en avant ?
Se peut-il que les bouées d’illusions,
Ne laissent plus à l’imagination,
En se dégonflant une à une,
Que des nuits noires, sans clair de lune ?
Vos rires ne sont-ils que complaisance,
Pour faire écho à mon exubérance ?
Je soupçonne certaines fidélités
D'être le fruit du spleen, pas de d'amitié.
L'âge peut-être porteur de malaises ;
Si on reste cloué sur sa chaise,
A cultiver les peurs qu'on élève
Pour pourrir une vie déjà brève.
Qu'on soit comblés ou dans le besoin
Ivre de bonheur ou bien de chagrin,
La solitude est le pire des choix ;
Il meurt, celui qui se replie sur soi.

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24 mai 2016 2 24 /05 /mai /2016 19:06
SEMEURS DE VENTS

Arrêtons de promouvoir notre foi,

Sur ces réseaux censés être sociaux ;

Les étoiles, les croissants et les croix,

Tuent ce qu'il y a en nous de plus beau.

Les qualités de l'homme, accessible

Aux douleurs et aux souffrances d'autrui,

Se perdent quand celui-ci prend pour cible

Ceux qui pensent différemment de lui.

Notre pauvre monde va déjà très mal ;

N'exacerbons pas nos différences.

Certains, au lieu de vivre, se perdent

En conjectures sur leurs appartenances.

Vos Dieux, vos partis ou votre haine,

N’intéressent pas les pauvres quidams

Qui, déjà, ont beaucoup trop de peine

A vivre leurs galères et leurs drames.

Qui n'a rien de porteur à partager,

Doit s'abstenir de venir imposer

Ses chicanes qui, en plus de déranger,

Sont débiles à donner la nausée !

Partageons des sourires et des fleurs,

Ou faisons au moins œuvre utile ;

N'exportons pas nos haines et nos peurs,

Qui, en plus de faire mal, sont futiles !

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