11 septembre 2017 1 11 /09 /septembre /2017 11:14

 

Le temps passe ! À peine tu arrives,
Il est déjà pour toi l’heure de partir.
Tu pars, laissant mon cœur à la dérive ;
Perdus, seul, je sens le spleen m’envahir.

Tu t’en vas, et sur tes talons il pleut,
Des larmes de nostalgie, ma belle ;
Elles infligent à mon âme des bleus,
Et laissent sur ma langue un goût de fiel.

Je te regarde partir et je sens
Un grand vide se creuser sous mes pieds ;
Les adieux sont la pire des leçons,
Pour les cœurs. Ils les laissent estropiés.

Tu emportes un fond de tristesse
Derrière ton serein regard souriant,
Qui en se posant sur moi caresse
Un cœur épris que tu laisses souffrant.

On a beau dire, pour deux âmes sœurs,
Certains départs, bien qu’inévitables,
Fendent les cœurs et laissent en pleurs
Des faciès hagards rendus pitoyables.

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10 septembre 2017 7 10 /09 /septembre /2017 11:28

 

Oublié au fond d’un petit tiroir,

Une feuille que le temps avait jaunie,

Racontait, en quelques lignes, l’histoire

D’un couple que le sort avait désuni.

 

Resté seul, le survivant, aux prises

Avec une conscience en miettes,

Adressait à Dieu, après analyse,

Ses regrets et sa prière muette.

 

Perclus de remords, je viens, Tout-Puissant,

Contrit implorer votre clémence ;

Pour avoir abusé ma vie durant,

D’une compagne monument de patience.

 

En contrepartie de son indulgence,

Cet être pétrit d’amour et de douceur,

N’eut droit qu’à une infinie suffisance

Et un amour mâtiné de froideur.

 

J’ai tout pris d’elle et très peu donné,

Même à ses moments de détresse ;

Pourrais-je jamais être pardonné,

Pour toutes mes machistes faiblesses ?

 

A présent que cet ange est au ciel,

Et moi, seul, livré à ma conscience,

J’y pense et saisi la valeur réelle

Des roses et toute leur importance.

 

J’ai vécu le sourire parcimonieux

Et le sermon prompt à être brandi,

Agissant chez moi tel un demi-Dieu,

Pensant que j’allais m’en sortir grandi.

 

Dans un grand lit vide, ma petitesse

Ressort maintenant à l’évidence ;

J’ai traité de bien haut une déesse,

A moi d’en subir le poids de l’absence !

 

Une larme s’écrasa sur la feuille,

Exhumée par un cœur endolori,

Celui d’un aîné qui portait le deuil

D’un père dont l’amour s’était tari.

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8 septembre 2017 5 08 /09 /septembre /2017 12:48

 

Il s’en va, encore une fois, l’été,

Comme s’en sont allées les belles années.

Il s’en va et nous laisse absorbés

Par les bilans des pertes à résorber.

Il se retire, vaincu par les flots

De nos saisons qui s’en vont à vaux l’eau,

Comme la bonne humeur de la veille,

Qui m’a faussé compagnie au réveil.

D’été en été, la vie se consume

Au fil des jours qui sombrent dans la brume.

On a beau prendre avec philosophie

L’outrage du temps, parfois il suffit

Qu’on entende un air de musique,

Pour se sentir un peu mélancolique.

Je regarde le soleil, peu à peu,

Faire la jonction entre les deux bleus,

Celui d’un ciel d’azur qui tourne au gris,

Et celui d’un beau regard qui sourit.

Je souris à mon tour et me lève,

Tiré subitement de mes rêves,

Pour battre en retraite, comme le jour,

Que la nuit semble avoir pris de court.

Que dire, face à un tel verdict ?

L’ordre naturel des choses le dicte !

Acceptons la vie avec ses couleurs ;

Le crépuscule n’exclut pas le bonheur !

Célébrons ensemble chaque lumière,

Comme si elle était la dernière !

La vie reste malgré tout bien belle,

Qu’il fasse soleil ou bien chandelle !

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7 septembre 2017 4 07 /09 /septembre /2017 13:23

 

Le regard fureteur, tu nous jauges,

Nous juges sans appel et tires la chasse ;

Parfois, je t’observe et m’interroge

Sur le pourquoi de toutes ces crasses.

 

Qui es-tu, toi, pour juger nos faiblesses,

Toi dont la tête-boite à ordures,

N’a pour cervelle qu’une bouillabaisse

De neurones réduits en mouchure ?

 

Comment peux-tu, minable créature,

Te permettre de passer au tamis,

Ceux qui ont beaucoup plus d’envergure

Parmi tes connaissances et amis ?

 

Personne ne trouve grâce à tes yeux,

Pas même ceux à qui tu es redevable ;

Tu souffle le froid et crache du feu

Et t’étonnes d’être méprisable ?

 

Nous ne t’avons pourtant jamais rien fait,

Moi et ceux que tu descends en flammes !

Pourquoi jamais rien ne te satisfait,

Et pourquoi vis-tu la mort dans l’âme ?

 

Les femmes sont ou trainées, ou sorcières,

Et les hommes presque tous des salauds,

Pour toi dont la tronche et le derrière,

Appellent claques et coups de sabots.

 

Si tu faisais prendre des vacances

A ton esprit et à ta langue fourchue,

Elle serait moins toxique ta présence,

Et nos atomes un peu plus crochus.

 

Plus personne n’arrive à te sentir ;

On respire mal, toi dans les parages.

Alors de grâce, quand tu nous vois venir,

Ramasse ta nuisance et dégage !

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7 septembre 2017 4 07 /09 /septembre /2017 13:21

 

Assis sur un trottoir, partageant le bonheur
De jeunes pleins d’espoir, non loin du Sacré cœur,
Ces deux anciens routiers de sentiers trop battus,
Couvaient l’amour entier qu’ils avaient toujours tu.
Leurs regards s’effleuraient, puis, perclus de pudeur,
Glissaient et s’égaraient dans la vague douceur 
Du flot de paroles qu’ils souhaitaient porteur
De leurs envies folles, leurs rêves en couleur,
Leurs sentiments muets enfouis en profondeur…
Dans deux cœurs désuets, qui rêvent encore de fleurs,
Qu’une société crétine et un monde endurci,
Gavaient de routine et de futiles soucis,
Maintenant en apnée leurs corps qui débordent
De chaleur spontanée et d’élans qui concordent.
Ils avaient désappris les fougueuses étreintes
Et constataient surpris, que les amours éteintes
Renaissaient de leurs cendres et revenaient narguer
Les amarres tendres qu’ils ne pouvaient larguer.
Il regardait ses lèvres, elle fuyait ses yeux
Dont la prière mièvre mettait ses sens en feu.
Ne sachant plus gérer leurs élans naturels,
Leurs regards égarés, bien que tout doux, tout miel,
Se cherchaient un ancrage dans une réalité
Que le manque de courage rendait un peu floutée.
L’émouvante maladresse de ces virtuels amants,
Transformait les caresses en mots incohérents.
L’acte de réapprendre à écouter leurs corps
Qui, à force d’attendre, étaient donnés pour morts,
Est loin d’être facile, mais les âmes bien nées
Ont des cœurs dociles pleins d’amour à donner.
Ils ne sont pas pressés ; la vie leur a appris
Que l’espoir caressé tôt ou tard vous sourit.

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1 septembre 2017 5 01 /09 /septembre /2017 16:45

 

Le plus beau des tableaux est incomplet,

S’il y manque un joli sourire.

Tout devient blues, tout semble soudain laid,

Même le temps s’arrête de courir.

 

La distance conjugue la solitude

Au plus que parfait de la tristesse,

Et, toxiques, les présences sont plus rudes

Pour l’humeur qu’un moindre souffle blesse.

 

Je traîne le pas, dans des rues splendides

Et fais l’impasse sur les belles choses,

Le regard las, de glace, placide,

Quand il manque à mon bouquet sa rose.

 

A peine je retrouve un semblant de paix,

Ton image phagocyte mes rêves,

Et, forçant le souvenir, vient tromper

Ma vigilance sans aucune trêve.

 

Les poches ont beau être pleines,

Le volage temps être au printemps,

Le monde être votre royaume, sans reine

Le cœur épris se déchire et attend.

 

Avant d’être monstres, nous fûmes humains ;

Il suffit d’aimer pour s’en rendre compte ;

Les cœurs remplis d’amour, j’en suis certain,

Sont ce qu’il reste entre nous et la honte !

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31 août 2017 4 31 /08 /août /2017 16:52

 

Aujourd’hui est un jour de prière,

Pour tous les mortels et pour soi-même ;

Prions, de ce côté de la barrière,

Qui nous sépare de ceux qu’on aime.

 

Prions pour que, comme un seul être,

On se lève tous et on condamne

La haine que les prêcheurs font naître,

Dans les cœurs innocents de tous leurs fans

 

Prions pour cette coexistence

Qui avait uni toutes confessions,

Et fait vivre, dans leurs différences,

Les andalous en une seule nation.

 

Crions, furieux, du haut de nos voix,

Que les « gens du livre » sont tous frères,

Et que nous n’avons plus nul autre choix,

Que de vivre ensemble sur cette terre.

 

Prions pour les égarés de tous bords

Et pour les victimes de nos actions…

Prions pour les déplacés et les morts,

Qui paient le prix de nos déviations !

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30 août 2017 3 30 /08 /août /2017 18:06

 

Qu’est-ce qui peut bien assombrir la mine

D’un jeune homme promis au meilleur,

Sinon une créature féminine

Qui lui aurait fermé l’accès du cœur ?

 

On ne peut rien cacher à son père,

Ni ses joies, ni ses peines muettes,

Même s’il semble que tout indiffère

Ce géant aux réponses toujours prêtes.

 

Je te devine pleurant seul, la nuit,

Tapis dans ton intime innocence,

A l’abri de tes draps, sans aucun bruit,

T’abreuvant des larmes de ta souffrance.

 

Un cœur qui sort de l’adolescence,

A encore beaucoup à apprendre,

Sur les femmes et sur leur résilience,

Et sur les pièges que la vie peut tendre.

 

J’ai moi-même mis du temps à comprendre,

Pourquoi l’homme ne craint pas de mourir,

Mais est incapables de se défendre

Contre un féminin joli sourire.

 

Tu souffres, et tu souffriras encore,

Tant qu’il y aura de belles créatures ;

Celles qui m’ont fait souffrir, moi si fort,

Ont-elles aussi leurs progénitures !

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30 août 2017 3 30 /08 /août /2017 15:57

 

J’adore, quand ton regard se fait amour,

Quand ton souffle court devient saccadé ;

Quand le rideau de tes cils tombe lourd

Sur des yeux doux que j’aime regarder.

 

J’aime l’ourlet de tes lèvres douces

Et ton nez dont le bout montre le ciel,

Au milieu d’une candide frimousse

Qui évoque une saveur de miel.

 

J’aime quand, en marchant, tu ondules,

Et vas, d’un pas hésitant, de l’avant,

Tel un soleil à l’heure du crépuscule

Qui disparait et vous laisse rêvant.

 

J’aime t’attendre, avec la certitude

De te voir revenir le lendemain,

Sourire aux lèvres, en prélude

Aux plaisirs dont rêve chaque humain.

 

J’aime trembler, à l’idée du réveil,

Seul dans le vaste lit de nos ébats,

Puis ouvrir les yeux sur une merveille

Qui dort, épuisée par nos doux combats.

 

J’aime ne pas savoir où tu commences,

Ni où, moi qui te prolonge, je finis ;

Et mesurer l’ineffable différence

Entre être seul et bonheur infini.

 

J’aime aimer et me sentir aimé

Par un être qui fait battre mon cœur ;

Je veux ouvrir les yeux puis les fermer,

Sur ton visage qui résume la douceur.

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27 août 2017 7 27 /08 /août /2017 11:01

 

Je lève mon verre aux années

Qui sont passées comme un rêve,

Que je n’avais pas su cerner,

Dilapidant une vie brève.

 

Je porte un toast aux crépuscules

Dont je n’ai pas vu la couleur

Et aux plaisirs minuscules,

Que j’ai négligés par erreur.

 

Je lève le coude aux amours

Que j’aurais dû vivre pleinement,

Dont les coquilles jonchent mon parcours,

Qui n’ont duré qu’un bref moment.

 

Je trinque aux yeux mélancoliques

Qui m’ont souvent vu m’en aller,

A travers des larmes pudiques,

Nées de regrets à peine voilés.

 

Je bois le verre rempli de spleen,

De ceux qui ont pris pour acquis

Les indulgences féminines

Et tous les cœurs qu’ils ont conquis.

 

Je noie l’inconscience moribonde

Que je trouve fort regrettable,

Qui dans mon passé abonde,

Et je fais amende honorable !

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