19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 17:58

Les fleurs sont pour le poète objets de désir,

Leurs diverses formes et parfums le hantent ;

Celles végétales et belles l’inspirent,

Celles angéliques et rebelles le tourmentent.

 

La preuve de la miséricorde du Père,

Une fois qu’a été créé le premier homme,

C’est d’ajouter aux fleurs qui couvrent la terre,

De belles fleurs humaines, pour son royaume !

 

S’allonger sur un tapis de fleurs le grise

Et fait foisonner dans sa tête les rimes ;

Se perdre dans les yeux d’une belle attise

Ce grand amour pour la beauté qui l’anime.

 

J’adresse à toutes les fleurs une prière :

Pitié pour le poète, cette fibre sensible ;

Il est beaucoup moins résilient qu’il n’en a l’air,

Son cœur est la plus vulnérable des cibles.

 

Comment pourra-t-il résister à vos charmes,

Féminines merveilles de la création,

Alors qu’il n’a que de simples vers pour arme

Et votre beauté, comme source d’inspiration ?

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18 février 2017 6 18 /02 /février /2017 08:41

Les réveils sont durs, quand il pleut dehors,

Mais, tôt ou tard, il faut se réveiller ;

Même engourdi, on doit faire l’effort

De se lever et d’aller travailler !

 

Le dix-huit attire mon attention :

Date marquante, mais le froid m’énerve !

Il pleut et ma piètre consolation,

Bien que le froid gène, c’est qu’il conserve !

 

Encore un, que je n’ai pas vu venir !

Les ans courent-ils plus vite, ou c’est moi

Qui, toujours peu pressé, vois rétrécir

L’horizon et déplore l’absence de choix ?

 

Il y a des jours comme celui-ci,

Où les plus chaleureuses étreintes,

Ricochent impuissantes sur le glacis

D’une mélancolie en demi-teinte.

 

J’ouvre les yeux, m’étire et souris.

Le train va vite, mais je suis sur le quai ;

J’en veux un plus lent, pour mon safari

Que je veux gratifiant et moins tronqué !

 

Partons du bon pied, le jour commence,

Ne cédons pas à la mélancolie !

Je ne suis qu’à l’orée de l’enfance,

Et il faut de l’élan, au saut du lit !

*(essayez de répéter en boucle ce titre, vous obtiendrez le tempo de nos danses traditionnelles.)

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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 10:20

Les gens prennent tout au premier degré,

Est-ce là un signe de notre époque ?

Attend-on des poètes des simagrées

Dans le style des textos loufoques ?

 

Des gens qui n’ont jamais lu un essai,

Qui ne sont sur le Net que pour jaser,

Prennent le poète pour un cœur blessé,

Lui qui ne fait que les paraphraser !

 

Le poète, ce dernier romantique,

Voit leur microcosme tourmenté de haut ;

Il entretient des rapports idylliques,

Avec les expressions, phrases et mots.

 

Le poète est un nostalgique,

Qui épure le monde de ses défauts ;

Il balade un regard magique

Qui, même dans la laideur, voit du beau.

 

Il cultive un bonheur tranquille

Et peut couler des journées heureuses,

Même dans l’enfer des grandes villes,

Dans des rues désormais dangereuses.

 

Il porte le rêve en bandoulière

Et, armé de vers, vole au secours,

De ceux dont les inlassables prières,

Tombent dans l’oreille d’un monde sourd.

 

Il a un sourire indélébile,

Et une empathie à fleur de peau,

Pour affronter leurs mines hostiles,

Et leurs observations mal à propos.

 

Vous voyez donc ce qu’on peut ressentir,

Lorsqu’on écrit sur le mal être ambiant

Et que certains s’empressent de compatir,

Convaincus que vous êtes larmoyant !

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14 février 2017 2 14 /02 /février /2017 12:54

La St. Valentin, c’est toute la vie,

Ce n’est pas une chose conjoncturelle!

Faute d'amour, soyez au moins gentil ;

Votre vie n'en sera que plus belle!

 

Ceux qui vous aiment manquent d’affection ;

Exprimez-vous ! Trêve d’attitudes mièvres !

Même quand on a épuisé sa passion,

Dire l’amour n’écorche pas les lèvres !

 

Eclopés du cœur vivant nez en l’air,

Esprits perclus de morgue et d’orgueil,

Plutôt qu’un je t’aime aux êtres chers,

Vous préférerez qu’on vous crève un œil.

 

Coincés, vous ne vous relâchez jamais !

Pire encore, certains d’entre vous épient

Ceux qui ont le courage de s’aimer,

Aux fins de les réduire en charpie !

 

C’est salutaire de se laisser aller

A dire je t’aime et à sourire ;

Vos faces ne vont pas se craqueler,

Si vous faite l’effort de le dire.

 

Se taire est un acte de cruauté ;

Dites-le, n’attendez pas qu’il soit tard !

A trop attendre, on passe à côté

Des belles choses qu’on aimerait avoir !

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10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 17:36

Femmes de mon pays, farouches gazelles,

Orgueil de l’Algérie, féminines rebelles ;

Vos charmes sont subtils, vos regards magiques,

Sous vos airs dociles, on vous sent volcaniques.

Qui pourrait oublier tous vos sacrifices,

Vous les solides piliers de tous nos édifices ?

Mélange de passion et d’infinie douceur,

Vous êtes dans l’équation l’inconnue du bonheur.

Il y a dans vos gênes celui des vainqueurs,

Dont les valeurs humaines ont fait notre grandeur.

Toujours indulgentes… avec l’homme-enfant,

Vous demeurez l’aimante… maîtresse de céans.

Si nous restons gâtés, malgré le fil du temps,

C’est bien pour mériter, vos douces attentions.

Alors, si par malheur, nous vous faisons du tort,

Sachez qu’au fond du cœur, nous avons des remords.

Vos solides poignes, dans des gants de velours,

Cajolent et soignent mais tracent nos parcours.

L’apparente faiblesse qu’on sent de prime abord,

N’est que de la sagesse, au prix de grands efforts.

De nos combats vous fûtes, toujours partie prenante,

Vous grâce à qui nos luttes sortent triomphantes.

Que ferait-on sans vous, Grandes Dames de cœurs,

Nous, injustes et fous, pour vous mettre en pleurs ?

Dieu a crée des femmes, puis des algériennes,

Il fit les unes Dames, les autres souveraines !

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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 07:31

Enlacez-vous, rattrapez vos câlins,

Noyez vos doutes dans des étreintes ;

Vous êtes en froid, mais ça ne fait rien,

Cela relancera vos flammes éteintes.

 

N’attendez pas le moment propice,

Pour laisser s’exprimer vos sentiments ;

Les étreintes étouffées périssent,

Car les câlins ne vivent qu’un moment.

 

Pour vivre, il faut que vos corps tremblent,

Dès qu’ils le peuvent, sous les caresses ;

Pour exulter, il faut mettre ensemble

Vos désirs éteints sous la paresse.

 

Les sens livrés à la lassitude,

Ont toujours de la peine à suivre ;

A l’automne de la vie il est rude

Sans chaleur humaine de survivre.

 

Sous la cendre, on reste incandescent ;

Il suffit de prendre l’autre dans ses bras,

Pour faire bouillir son corps et son sang

Et mettre un peu de vie sous nos draps.

 

Nos destins suivent d’obscures routes

Où les sentiments servent de phares,

Pour nous guider à travers nos doutes,

Et garder vives nos lueurs d’espoir.

 

Alors laissez au vestiaire vos orgueils,

Ouvrez les caveaux qui vous servent de cœurs ;

Vous verrez qu’à peine franchis leurs seuils,

Vous retrouverez le goût du bonheur.

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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 05:42

Nous étions assis face à face,

Dans ce restaurant, en bord de piste,

Elle avait du charme et de la classe,

Le genre à qui personne ne résiste.

 

Elle était à une table d’affaires

Où on ne parlait que de business,

Elle devait être belle et se taire,

Etouffant son instinct de tigresse.

 

Féminité tranquille contenue,

Faute d’être née hermaphrodite,

Elle compose avec les parvenus

Et les mâles de peu de mérite.

 

Je m’ennuyais, non loin de sa table,

Assis avec des collègues bavards,

Qui avaient la manie détestable

De parler boutique même aussi tard.

 

J’admirais ce charme domestiqué,

Dont l’orgueil des mâles a fait un atour,

Cette déesse au corps alambiqué,

Née pour le plaisir des yeux et l’amour.

 

Soudain, je vis son regard s’allumer

D’une lueur aux reflets angéliques,

Elle se raidit, prête à se consumer

Au rythme endiablé de la musique.

 

Brisant des chaines imaginaires,

Elle gicla, tel un puissant ressort,

Vers des danseurs mus par le même air

Qui avait animé son propre corps.

 

La musique épousa cette Diane

Et fit faire à son corps des prouesses,

La belle, aussi souple qu’une liane,

Retint nos regards telle une laisse.

 

Elle flottait sur les portées de notes,

Dansant sur la dépouille du triste sort

Qui lui avait fait faire la faute

De confondre crottes et pépites d’or.

 

A l’autre bout de la piste dansait,

Les yeux mi-clos, un beau solitaire,

Dérivant, peu à peu, sans y penser,

Vers la ravissante incendiaire.

 

Ils se défoulèrent comme des fous.

On aurait dit deux moitiés d’une fève,

Qui convergeaient pour ne former qu’un tout,

Comme si Adam avait retrouvé Eve.

 

Ils quittèrent la piste le souffle court

Et s’éloignèrent tels deux amoureux,

Sous un dernier roulement de tambour,

Sans même un regard derrière eux.

 

Je jetai un œil aux collègues ronds

Et pris conscience qu’il se faisait tard ;

Il ne restait qu’une musique de fond,

Pour accompagner les derniers fêtards.

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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 17:06

Tu t’effondres par pans entiers,

Sans nulle raison apparente ;

Des plis squattent ton front altier

Et ta mine Avenante…

 

Hier encore tu souriais,

Je ne sais pas ce qu’il t’arrive !

Quelle peine voudrais-tu crier,

Pour vider ton cœur qui dérive ?

 

Est-ce le fait d’imaginer

Qu’à part toi, les autres vivent,

Te laissant seule à ruminer

Les idées noires qui te suivent ?

 

Est-ce le froid qui persiste

A geler dans l’œuf tes élans,

Qui fait que ton spleen résiste

Et ne recule pas d’un empan ?

 

Le moral avance en tremblant,

Tantôt brisé, tantôt entier ;

Ce sont les autres qui font semblant,

Pour faire plus envie que pitié,

 

Mais les journées tristes, au fond,

Sont le lot de tous les mortels ;

Ils servent à faire les bilans

D’une vie parfois bien cruelle.

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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 17:01

Dieu, comme tu étais belle,
Assise un verre à la main ;
Inaccessible aux mortels,
Présents en ce salon mondain !

Nos deux chemins s’étaient croisés,
Au gré du facétieux hasard ;
Deux cœurs qui semblaient blasés,
Mais bien moins qu’on pouvait croire.

Je jouais au fier étalon,
Tu te posais en crève cœur,
Ton front altier en disait long
Sur ta barre placée en hauteur.

Je fis quand même le premier pas,
Aventurant un compliment,
A table, pendant le repas,
Creux, digne d’un mauvais roman.

Mais, à ma grande surprise,
J’eus droit à un franc sourire ;
Puis, du gâteau j’eus la cerise :
Un clin d’œil avant de partir.

Nous nous revîmes maintes fois,
Mais restions sur nos réticences,
Laissant, par prudence, le choix
A l’autre de risquer sa chance.

L’amour naquît mais, par défaut,
S’endormit faute de chaleur,
Personne n’ayant fait ce qu’il faut,
Pour qu’il franchise le seuil du cœur.

Avec le temps, nos deux chemins,
Las de suivre deux parallèles,
Allèrent chacun vers son destin,
Au grand dam des amours réelles.

Quel gâchis, pour notre amour,
De faire les frais d’autant d’orgueil ;
Quelle triste fin, pour un parcours,
Brisé, à peine franchi son seuil !

Nous nous croisâmes bien plus tard,
Promenant nos petits-enfants ;
Nos regards s’allumèrent d’espoir,
Puis brillèrent d’un chagrin profond.

Je vis de l’amour dans tes larmes,
Et compris que le tien m’habite ;
Les amours que l’orgueil désarme,
Restent vivants, quand on se quitte.

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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 09:16

Ne me regardez pas avec ces yeux

Qui m’effleurent et puis se détournent,

Mal à l’aise, face à des traits vieux ;

Vous vieillirez aussi ; la roue tourne !

 

Comme vous, j’ai moi aussi eu vingt ans,

J’ai réalisé plein de rêves fous ;

J’ai rendu fous d’amour mes soupirants

Et brulé ma chandelle par les deux bouts.

 

J’ai par moment baigné dans le bonheur,

Au point de croire que j’étais éternelle,

J’ai rendu heureux, arraché des cœurs

Et suscité jalousies et querelles.

 

Belle, j’ai eu la faiblesse de croire

Qu’elle ne pouvait qu’être durable,

L’admiration que portaient les regards,

Et sincères les propos aimables.

 

Plus tard, je passai du péché d’orgueil

A la sagesse, au fil des années,

Ayant compris que les joies et les deuils

Sont les deux faces d’une même monnaie.

 

Avec le temps et la prise de conscience,

J’ai vu refroidir les regards épris,

Puis s’épuiser peu à peu la patience

Dont faisaient preuve amants et amis,

 

A présent, l’un de mes vœux les plus chers

Est d’échapper à l’œil qui décourage ;

J’ai encore envie de vivre et faire

Les mêmes folies, peu importe l’âge !

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