24 juin 2017 6 24 /06 /juin /2017 11:27

Quand une image s’impose,

Entre soi et le quotidien,

Enivrante telle une rose,

Contraignante comme le destin…

 

Quand la nuit on ferme les yeux

Sur un faciès angélique

Et qu’on ne rêve que pour deux,

De retrouvailles féeriques…

 

Quand le matin on se réveille,

Porté par les doux souvenirs

Des rêves qu’on à faits la veille,

Et l’ébauche d’un sourire…

 

Quand tout ce qu’on dit ou qu’on fait,

N’est empreint que d’une image,

Qui laisse l’esprit stupéfait,

Et cause au cœur des ravages…

 

Quand la beauté de ce qu’on voit,

Les merveilles qui nous entourent,

Se liguent toutes et renvoient

A celle qui évoque l’amour…

 

Quand cela tourne à l’obsession,

Que les maux du cœur paralysent

Les mots, gestes et expressions,

Et les sentiments qu’ils traduisent…

 

Quand l’œil du cœur ne voit que toi,

Les yeux de l’esprit se brouillent,

Je m’allonge, croise les doigts

Et sens mes joues qui se mouillent.

 

Alors, je revendique le droit,

La tête basse, à genoux,

D’adorer l’être de mon choix

Et d’exprimer mon amour fou !

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22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 14:25

Je pensais avoir fait le tour

De ce que la vie peut offrir,

Des ineffables élans d’amour,

Aux élancements du désir…

 

Je croyais avoir le recul

Nécessaire à la sagesse

Et la maîtrise des calculs,

Qui écartent la faiblesse…

 

J’espérais avoir sur mon cœur,

Acquis suffisamment d’empire,

Pour le protéger des douleurs,

Quand le meilleur tourne au pire…

 

Il n’en est rien, je suis le même,

Mon cœur a toujours le contrôle,

Il m’impose ce qu’il aime

Et me laisse sans parole !

 

Il a suffi d’une présence…

D’un regard mélancolique,

Pour ébranler ma confiance

Et rouvrir la voie idyllique.

 

A présent, en filigrane,

Un être peuple mes songes ;

Rayonnant et pur il plane,

Avec la grâce d’un ange.

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22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 09:33

Il y a deux groupes d’humains :
L’un réductible à la matière,
L’autre né du souffle divin,
Compte des âmes légères.

Les uns, froids et calculateurs,
Peuvent parfois être nuisibles ;
Les autres, guidés par le cœur,
Ne sont que fibres sensibles.

Les premiers rêvent de puissance,
Et sont prêts à tout pour réussir ;
Les seconds ont pour pénitence,
Une empathie qui fait souffrir.

Vulnérables à la musique,
Les uns planent sur les portées,
Les autres, durs et cyniques,
Y voient faiblesse et légèreté.

Accessibles à la souffrance,
Les uns perçoivent les douleurs ;
Egoïstes, les autres ne pensent
Qu’au confort et à la grandeur.

Les maux des uns, sur cette terre,
Découlent des actes d’autrui ;
Les autres sont vraiment l’enfer
Dans lequel ici-bas on vit !

Le bonheur des uns est parfois,
Au détriment de leurs proches ;
Les cœurs des gens de peu de foi,
N’ont rien à envier à la roche.

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16 juin 2017 5 16 /06 /juin /2017 04:34

 

S’il arrive au jardinier,
De cueillir parfois la rose,
Il ne faut jamais oublier,
Que l’amour en est la cause.

En ses moments de douleur,
Qu’elle se rappelle l’attention
Qu’il lui accorde de bon cœur,
Et ce qu’il y met comme passion.

 

Il est difficile de croire,
Qu’on peut parfois porter atteinte

A l’être aimé sans le vouloir,
Rien qu’en resserrant l’étreinte.

Celui qui sert fort, étreint mal ;
La sollicitude peut nuire.
Même pour l’amour fou, l’idéal
Est d’étreindre sans détruire !

 

L’être humain est possessif,
Il aime en exclusivité ;
Il tient ceux qu’il aime captifs,
Et limite leur liberté.

Il vit en quête de bonheur,
Aimer est dans sa nature ;
Hélas, pour son élue du cœur,
Il est quelque fois un peu dur !

 

Que nos victimes collatérales

Soient indulgentes avec nous ;

Quand on aime, il est normal

De s’entourer de garde-fous.

 

Mesdames, veuillez nous pardonner,

Si on se trompe quelque fois ;

On est prêt à tout vous donner,

Mais on est parfois maladroits.

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11 juin 2017 7 11 /06 /juin /2017 16:31

Elles sont belles et sans peur,

Et capables de patience ;

Elles brisent souvent les cœurs,

En feignant l’indifférence.

 

Elles sont la proie et le chasseur.

Et quand il les prend pour cible,

L'homme succombe à leur douceur

Qui sait être une arme terrible.

 

Elles font les yeux doux et cèdent,

Et quand on les croit à terre,

C’est toujours nous qui tombons raides,

Le cœur brisé comme du verre.

 

Bien malin qui sait quoi dire,

Encore plus qui sait quoi faire,

Quand armées de simples sourires,

Elles parviennent à nous défaire.

 

Les plus pitoyables défaites

Sont celles de ceux qui se croient forts,

Qui ignorent que ces minettes,

Fâchées, sont toutes griffes dehors.

 

Ce serait trop facile, messieurs,

Si la femme naissait inerme !

Il savait ce qu’il faisait, Dieu,

En la faisant douce mais ferme.

 

Chapeau bas, à vous mesdames,

Dont le pouvoir est sans limites,

Sur nos cœurs et sur nos âmes,

Et dont on occulte les mérites !

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10 juin 2017 6 10 /06 /juin /2017 18:16

Un couple d’âge mûr, a pris la décision

D’aller vers la rupture d’une longue union,

Dont la dernière année fut meublée de tension ;

Ils étaient condamnés à vivre sans passion.

Leur guéguerre allait leur laisser des séquelles,

En urgence il fallait taire les piques cruelles.

La rupture s’imposait, comme ultime recours,

Restait pour eux d’oser affronter juge et cour.

A l’heure de vérité, une fois à l’audience,

Ils étaient agités et en dernière instance,

Ils semblaient hésiter à crier leur souffrance.

Ces deux là méritaient une seconde chance,

Pensa le magistrat, après mûre réflexion,

Emu, il concentra toute son attention

Sur les propos des deux, avant de conclure

Que rien de bien sérieux ne dictait la rupture.

Il prit l’homme à part, car un brin entêté,

Un tantinet roublard et prompt à rouspéter.

Je pense avoir compris l’essence du conflit,

Lui dit-il, l’air pensif. Ils vieillissent nos lits,

Mais comme les egos des hommes sont énormes,

La femme a bon dos, c’est elle qu’on réforme !

Je parle à la raison, puisque ton cœur est sourd ;

Pour sauver ta maison, rebrousse ton parcours :

Si celle que tu aimais ne trouve plus grâce

A tes yeux désormais en quête d’autres faces,

Rappelle-toi que celle que tu fuis sans raison,

Etait jeune et belle… et fut ton horizon !

Elle est sans défense, prends bien soin d’elle,

Gare aux apparences, trompeuses et cruelles ;

Avec le temps et l’âge, elle parait différente,

Sois humain et sage ; les apparences mentent !

Sa beauté est tapie, sous le masque des ans,

Si tu t’entêtes, tant pis, c’est toi le grand perdant.

L’homme baissa les yeux, gêné par le regard

Du juge assez vieux, pour gagner ses égards.

Debout juste derrière, les yeux brouillés de larmes,

Elle, reçut sa prière et rendit les armes.

Il se tourna vers elle et dans ses yeux humides,

Retrouva sa belle, sans aucune ride.

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4 juin 2017 7 04 /06 /juin /2017 11:50

Vous la verrez le soir,

Seule à sa terrasse,

Pensive, tête basse,

Regardant sans rien voir.

 

Ceux qui sont perspicaces,

Peuvent voir la richesse

Et l’infinie tendresse

Qui baignent son espace.

 

Hélas, les apparences

Font que les perles rares

Echappent aux regards

Non rodés aux nuances.

 

Depuis la nuit des temps,

L’homme veut ce qui brille,

Qu’il soit or ou débris,

Et oublie l’important.

 

Dans la maison d’en face,

Ma voisine patiente,

Elle rêve ou chante,

Pour tromper son angoisse.

 

Les voisins racontent

Que cette douce fleur

Dont fut brisé le cœur,

Devint indifférente.

 

Les princes et les rois,

N’ont plus aucun attrait,

Pour son grand cœur cloîtré,

Désormais seul par choix.

 

Derrière chaque spleen,

Chaque regard éteint,

Se cache un crétin

Aux visées mesquines.

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27 mai 2017 6 27 /05 /mai /2017 17:20

A la tombée du jour… ami solitaire,

Si tu as le cœur lourd… il ne faut pas t’en faire !

Cherche une table… des amis solaires,

Bruyants et aimables… Que rien ne fait taire,

Et faites la fête… soyez exubérants,

Que rien ne vous arrête… ni l’âge ni le temps !

Même à bout de souffle… ployant sous les années,

Ces poids qu’on camoufle… Qui nous font ahaner,

La rage de vivre… peut nous garder debout.

Que la folie délivre… le diable qui dort en nous !

Même dans les épreuves… Quand on perd goût à tout,

On peut faire peau neuve… et vivre jusqu’au bout.

Il faut ouvrir les yeux… et aller du regard,

Réanimer le feu… du paresseux paillard

Qui dort pitoyable… à la tombée du soir,

A son coin de table… sur son verre de pinard !

Il nous faut faire appel… à l’enfant endormi

Que le destin cruel… veut défait et soumis ;

Réapprendre à aimer… réinventer les sens,

Plus brulants que jamais… jusqu’à la démence ;

Découvrir le toucher… conjuguer les caresses,

Rester ensemble couché… aux confins de l’ivresse ;

Libérer nos âmes… Que la vie veut contraindre,

Raviver les flammes… que le temps veut éteindre,

Et puis, s’il faut mourir… par un beau crépuscule,

Mourons, mais de plaisir… sans peur et sans calcul !

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24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 13:23

Un homme, n’est rien d’autre qu’un gamin,

Belle Dame aux pouvoirs occultes ;

Une fois tombé entre tes douces mains,

Il en oublie qu’il est un adulte !

 

Indulgente, malgré ton grand pouvoir,

Tu laisses à ce mortel l’illusion

Et la grande faiblesse de croire

Que de lui dépendent les conclusions.

 

Tu deviens faible, lorsque tu aimes,

Alors que lui devient omnipotent ;

Les yeux de ton amour sont un poème,

Les siens, rassurés, deviennent ergotants.

 

A l’aune de ton généreux amour,

Il mesure son pouvoir de séducteur,

Puis, te prenant pour acquise, il court

Tenter ses chances avec d’autres cœurs.

 

Et pourtant, bien souvent tu pardonnes

A ce récidiviste ses incartades ;

Tu le boudes un temps puis te redonnes

A cet attendrissant gosse malade.

 

Généreuse, tu es ainsi faite,

Et rien que pour ça l’homme t’adore ;

Tu restes pour lui une grande quête…

Plus grande même que l’argent et l’or !

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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 16:48

LA VIE N'EST QU'UNE ATTENTE

On attend toujours quelque chose ou quelqu’un.

Qu’est-ce que la vie sinon une attente,

Tout au long de la très sinueuse pente

Qui mène inexorablement vers la fin ?

 

On passe sa vie à espérer que le bonheur

Va être au rendez-vous, au prochain tournant,

Et qu’enfin, sur la base du « donnant-donnant »,

Le facétieux destin nous ferait cette fleur…

 

D’année en année, d’amorce en amorce,

La vie s’ingénue à diversifier les appâts,

Jusqu’au dernier hameçon, au dernier repas,

Lorsque ferrés, on cède, à bout de forces.

 

Alors, soyons sages… faisons-nous une raison !

Vivons ! Brûlons nos chandelles par les deux bouts !

Jusqu’au bout, vivons l’instant puis mourons debout !

Peu importe le fil du temps et des saisons !

 

Heureux ceux qui, ayant compris, n’attendent rien

Du temps et des gens et vivent au-jour-le-jour,

Indifférents aux sinuosités du parcours,

Sourires aux lèvres du début jusqu’à la fin !

 

Puisqu’il faut un jour partir, partons allègres,

En veillant à voir le bon côté des choses…

En marquant un peu plus souvent une pause…

Même si nos chances de survie sont maigres !

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