13 décembre 2016 2 13 /12 /décembre /2016 21:55

Je vous vois vautrés sur une poudrière,

Née de votre révoltante gouvernance ;

Vous avez livré ce pays à la misère

Et rêvez de le léguer à la descendance.

 

Vous régnez sur nous depuis tellement longtemps,

Que vous avez cru détenir un droit divin ;

A peine apprend-on que l’un de vous est partant,

Qu’n sosie le remplace, rendant l’espoir vain.

 

Je vous soupçonne de croire cette masse,

Un peu trop bête, pour voir clair à votre jeu.

Elle ne restera pas tranquille, à sa place,

Dans ce pays, pendant que vous y mettez le feu.

 

Ce qui peine mes semblables, c’est qu’à présent,

Même si votre conscience se réveille,

Il semble tard, pour remonter le fil du temps

Et réparer aujourd’hui le mal fait la veille.

 

Mettriez-vous la justice au dessus de tous,

Sachant que ceux comme vous seraient les premiers

A l’avoir immanquablement à leurs trousses,

Pour avoir mis sous coupe réglée nos deniers ?

 

Sous d’autres cieux, ce n’est pas demander la lune

Mais, laisseriez- vous carte blanche aux impôts,

Sachant que vos empires et vos fortunes,

Mal acquis, les auraient tôt ou tard sur le dos !

 

Permettriez-vous à nos banques de sortir

De la zone d’ombre où vous les confinez,

Empêchant ainsi vos protégés de sévir

En blanchissant leurs capitaux sous notre nez ?

 

Par ailleurs, je vous vois mal coupant la branche

A laquelle sont suspendus tous vos trônes,

Vous et les véreux politiciens du dimanche,

Auxquels la corruption lustre les couronnes !

 

Je vous vois encore moins libérer l’expression,

Exposant vos cooptés et tous vos proches

Aux articles de presse et dénonciations,

Pour s’être enrichis en vidant nos poches !

 

J’irai même un peu plus loin, en soutenant

Que n’ayant connu que cette façon de faire,

Vous êtes, j’en suis sûr, convaincus maintenant

Qu’on vous aime et qu’on voit en vous des pères !

 

Vous n’arriverez pas à nous faire taire !

N’attendez-pas de voir venir l’étincelle,

Qui mettra le feu à cette poudrière.

La menace sur le pays est bien réelle !

 

Réveillez-vous, si vous êtes vraiment sincères,

Et sauvez tout ce qui peut encore l’être ;

C’est pour cette patrie que sont morts nos pères,

La trahir, vous ne pouvez vous le permettre !

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6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 10:44

RETROUVAILLES

« Ne pleure pas, l’ami. La vie est ainsi faite !

Pleurer tarit le cœur et ancre la défaite,

Alors, pourquoi prendre les choses au sérieux ?

Il n’y a rien de plus triste qu’un triste vieux ! 

Essuie tes yeux rougis et fais-moi un sourire.

La règle, c’est que tôt ou tard on va mourir.»

 

« Non, tu te trompes, je ne pleure pas du tout,

Même si de mon rouleau, je suis déjà au bout !

Je te vois et j’ai beaucoup de mal à croire

Qu’après l’oubli, tu aies retrouvé la mémoire.

Vous croyant tous partis, sans espoir de retour,

Je me suis replié sur mon compte à rebours.»

 

«Alors disons qu’il a suffi que tu me voies,

Pour que tes yeux libèrent des larmes de joie.

Si ce ne sont pas des larmes, tu sues des yeux !

Dans les deux cas, sortons d’ici, tu iras mieux !

Crois-moi, rien ne sert de se prendre la tête.

Change-toi et suis-moi... Allons faire la fête ! »

 

« Non, je ne pleure pas, je purifie mon âme.

Ces larmes coulent, pour éteindre les flammes

De toutes mes illusions et rêves déçus,

Et calmer les bleus que laissent les coups reçus !

Tu sais, avec l’âge, on a les yeux qui larmoient,

Et puis, de te voir me cause un peu d’émoi. »

 

«Je t’ai connu joyeux… ta mine me fend le cœur ;

J’y vois de la lassitude mêlée de peur.

Allez, viens, suis-moi donc, cher ami, cher frère.

Nous enterrerons tes peines, au fond d’un verre !

Au lieu de rester là à souffrir, changeons d’air.

Jusque là, tu n’as fait que souffrir et te taire ! »

 

« Je souffre peut-être d’avoir assez souffert,

Mais j’ai besoin d’amour, pas de prendre un verre !

J’ai besoin d’ouvrir les yeux sur un visage,

En me réveillant, par un matin d’orage.

J’ai besoin de quelqu’un, pour dormir dans mes bras.

J’ai besoin de chaleur humaine sous mes draps !

Au crépuscule de ma vie, je voudrais voir,

Un visage aimé sourire, quand vient le soir ! »

 

«Ce sont là de légitimes aspirations ;

Fais d’abord revivre tes mourantes passions. 

Pour trouver le bonheur, il faut d’abord y croire.

Faire les premiers pas et oublier les points noirs !

Il y a plein d’âmes seules lassées de feindre,

Qui ne demandent qu’à avoir qui étreindre.

Commençons par sortir, cette soirée est notre !

Pour être heureux, il faut s’ouvrir aux autres ! »

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4 décembre 2016 7 04 /12 /décembre /2016 12:06

Debout sous un auvent sans parapluie,

Dans la froideur d’un hiver qui gronde,

Je fus pris d’une nostalgie profonde,

En pensant au soleil qui s’est enfui.

 

La douceur d’une belle nuit d’été,

Quand je vois souffler la fraîche brise

Sur ton ravissant regard qui frise,

Où les vagues viennent se refléter…

 

Une vaste étendue de sable fin,

Où des éphèbes étendus côtoient

Quelques nymphes, rescapées des fatwas,

Dans mon cher pays qui revient de loin…

 

Le son cristallin d’un beau sourire,

D’un gosse qui n’a connu ni les bombes,

Ni les mères qui pleurent sur les tombes

Et qui croit encore en l’avenir…

 

Une faune qui repeuple des forêts,

Transformées par les hommes en maquis,

Le temps de détruire tous nos acquis,

Puis jouir du pardon dû aux égarés…

 

Un pays qui renaît de ses cendres,

Dans un climat de profonde crise,

Avec le printemps arabe pour hantise,

Et un espoir perdu qu’il veut rendre…

 

Les yeux mi-clos, j’y pense et me dis :

Puissent nos décideurs avoir du cœur

Et, de pilleurs, se muer en sauveurs,

Pour relancer nos rêves de jadis !

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3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 21:06

Sous le ciel étoilé, deux corps tremblent,

Sous l’empire du feu ardent de la chair ;

La nuit, les amoureux se ressemblent,

Leur règne s’étend jusqu’à l’aube claire.

 

Deux cœurs transis vibrent et se confondent

En étreintes, jusqu’au lever du soleil ;

La nuit est pour eux une eau profonde,

Où ils plongent en quête de merveilles.

 

Deux corps, tout ce qu’il y a d’ordinaire,

En convergeant touchent les étoiles,

Et perpétuent l’héritage millénaire

Des amours de renommée proverbiale.

 

Deux amants, à la faveur d’une nuit

De folie des sens, pareils aux anges,

Planent entre l’hier et l’aujourd’hui,

Entrelacés comme dans un songe.

 

L’espace d’une nuit, deux corps oublient

Un parcours fait de stress et d’angoisse,

Ils sèment l’amour et cueillent des fruits

Divins, au grand dam d’un temps fugace.

 

Deux parias trompent la vigilance

D’une société bâtie sur des tabous,

Où les amours n’ont que peu de chance

A cause des curés et marabouts.

 

Deux êtres jubilent entre quatre murs,

Pendant que Le Créateur rit sous cape,

De la bêtise des barbes et tonsures,

Et de tous les Muftis, Rabbins et Papes.

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25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 09:29

Nous connûmes des vertes et des pas mures,

Toi et moi, au fil de ces nombreuses années ;

Parfois elles furent généreuses, parfois dures,

Les minutes et les heures de nos journées.

 

Aujourd’hui, dans tes yeux las, avec du recul,

Je relis notre merveilleuse histoire,

Et je me demande encore, incrédule,

Ce que j’aurais fait sans toi, ma source d’espoir.

 

Je sais, j’ai dû parfois être insupportable,

Voire même t’avoir fait regretter l’amour,

Qu’innocente, tu déposas sur la table

Qui nous avait réunis, au tout premier jour.

 

J’ai dû même prendre pour acquis, je suppose,

Par moments, ton abnégation et tes efforts,

Et avoir oublié qu’un bouton de rose

Ne peut pas s’épanouir sans soins et sans confort.

 

Mais j’ai à ma décharge, mon petit trésor,

D’avoir conscience que tu as souvent raison,

Et que je suis celui qui a bien souvent tort

D’oublier qu’il n’a que toi pour ciel d’horizon.

 

Tu étais, tu es, et tu seras à jamais

La seule occupante de mon espiègle cœur ;

Toi ma muse, mon âme sœur, l’être aimé…

Mon havre, aux moments de doute et de peur !

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24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 11:08

ON NE PEUT PAS TOUT AVOIR

Il n’a fait que l’apercevoir un jour,

Au gré d’un de ses allers et retours,

Et depuis lors, il n’est plus le même,

Il en souffre, tellement il l’aime.

Ses rêves éveillés sont bien réels.

Elle existe et il ne pense qu’à elle.

Cette nymphe il ne l’aura jamais,

Mais il lui suffit de pouvoir l’aimer.

Il est injuste qu’il y ait des choses

Dont les portes, pour certains, sont closes

Et des quêtes tellement élevées,

Pour certains, qu’ils ne peuvent qu’en rêver.

Les rêves impossibles, il le sait,

Gagneraient à être espoudassés.

Mais tant qu’il y a des rêves à faire,

Les tunnels garderont une lumière

Qui, pour les rêveurs, luira au bout

Et gardera le romantisme debout.

Aimer fait planer comme un aigle

Et ça n’obéit à aucune règle,

A part celle d’aimer aveuglement

L’objet de ses rêves et ses tourments.

L’amoureux aime et s’abandonne

A chérir l’image de sa Madone.

C’est un hymne à l’amour qu’il fredonne…

Et qui ne fait de mal à personne.

Aussi, rêvons avec tous les exclus,

Aux belles choses que nous n'aurons plus !

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20 novembre 2016 7 20 /11 /novembre /2016 16:23

Un amoureux beau et rêveur,

Souffre d’amours à sens unique ;

Les élans de son pauvre cœur,

Meurent dans sa bouche hermétique.

 

Son cupidon est maladroit,

Faire mouche lui est impossible ;

La flèche des belles le foudroie,

La sienne rate ses cibles.

 

Ses flèches n’étant que virtuelles,

Bien que décochées par milliers,

Ratent les cœurs des belles

Auxquelles le sien veut se lier.

 

Timide, il cherche l’âme,

En passant les yeux au crible,

Chez chaque fille, chaque dame

Qui lui semble disponible.

 

Il aimerait parler d’étoiles

A qui voudrait bien l’écouter,

Hélas son esprit se voile,

Dès qu’il sent son cœur palpiter.

 

Dans sa tête, les beaux discours

Qu’il aimerait faire à genoux,

Se multiplient puis tournent court,

Dès qu’une belle fait les yeux doux.

 

Ceux qui ont le plus à offrir,

Vivent souvent solitaires ;

Ils n’ont personne à qui sourire,

Et plein d’amour à faire taire.

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18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 14:01

La meilleure réponse aux idiots

Et aux vilains de tous bords, c’est d’oublier,

Toutes les crasses et coups déloyaux,

Que leurs petitesses vous font essuyer.

 

Le poids du quotidien est assez lourd,

Pour qu’on lui ajoute encore les rancœurs,

Il est plus sain, par les temps qui courent,

De ne pas couver de vieilles douleurs.

 

Le sourire est une arme fatale;

Il tue de dépit celui ou celle

Qui vous nuisent ou vous veulent du mal,

Et désarme les personnes cruelles.

 

Cela dit, certains irréductibles

Vivent pour porter des coups dans le dos ;

Pour eux nous sommes tous une cible,

A personne ils ne font de cadeaux.

 

A ceux qui, malgré tout, récidivent,

Et persistent dans leur désir de nuire,

Je dis: n'avalez pas votre salive,

Car vous risquez, à terme, d'en mourir!

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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 11:13

Une fatigue de vivre épaisse

Empreint l’atmosphère de ta pièce.

Que fais-tu, assise seule dans le noir,

Toi ma muse, ma réserve d’espoir ?

Il fait beau, allons vers la lumière…

Allons découvrir ce qu'elle éclaire !

Une éclaircie, après des nuages,

Est une chance de tourner la page.

Il ne sied pas à une si jolie mine

De ruminer les choses qui chagrinent.

C’est un crime de laisser tes beaux yeux

Se brouiller de larmes, sous de tels cieux !

La tristesse écorche ta nature,

Toi une si solaire créature !

Ce doux regard doit à tout prix friser ;

Allons faire les fous... nous amuser !

La vie est belle, faisons-en le tour !

Secouons un peu la cendre des jours !

Et s’il reste quand même quelques points noirs,

Meublons-les d’étoiles, quand vient le soir !

Le bonheur ne saurait être complet,

Si on ne peut faire ce qu’il nous plait !

Alors lève-toi, petite folle,

Séchons les cours de ta triste école

Et faisons au sort, ce vilain corbeau,

Une ribambelle d’enfants dans le dos ! 

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15 novembre 2016 2 15 /11 /novembre /2016 21:59

Qu’est-il arrivé à tes yeux,

L’âge y a-t-il semé la peur ?

Je n’y retrouve plus ce feu

Auquel se consumait mon cœur.

 

Je sais, tu vibres  et trembles,

La nuit venue, sous mes caresses,

Lorsque nos deux désirs, ensemble,

Tirent ton corps de sa paresse.

 

Mais je sens de la lassitude

Et beaucoup de peine à vivre

L’impact des automnes rudes,

Sur nos corps lassés de suivre.

 

Que t’arrive-t-il, toi le roc,

Sur lequel se brisaient les flots ;

Serait-ce le poids de l’époque

Qui t’use et brise ton dos ?

 

Toi dont les sens incandescents,

Quand je te serre dans mes bras,

Font bouillir mon corps et mon sang

Et menacent de brûler nos draps !

 

Je te sens beaucoup moins sure,

Ma tranquille base arrière,

Mon délicat joli fruit mûr,

Ma protectrice barrière.

 

Si dans mon éprouvante route

Je perds mon unique phare,

Comment vais-je gérer mes doutes

Le matin, et mes peurs le soir ?

 

Ne cède pas à l’inertie,

En sentant l’âge arriver,

Le temps te tient à sa merci,

Ne te laisse pas dériver !

 

Vivons chaque minute de l’heure,

Sans retenue et sans pause !

Laissons-nous guider par nos cœurs ;

Ouvrons toutes les portes closes !

 

Ma soif de vivre est encore

Pareille à celle d’un mineur,

J’ai besoin d’être serré fort,

Quand le jour cède ses lueurs.

 

Aimons jusqu’à l’épuisement,

Remplissons nos coupes à ras bord ;

Profitons de chaque moment,

Au nez et à la barbe du sort !

 

Arrêtons l’horloge à vingt ans,

Ce soir je te veux coquine ;

Allumons l’espace et le temps,

Puis dansons nus sur leurs ruines !

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