12 avril 2017 3 12 /04 /avril /2017 10:48

Idiot qui ne sait lire

Dans notre silence,

La rage qu’il inspire

Et l’indifférence !

Taré qui croit notre ire

Un feu de circonstance

Et persiste à sévir

Sans aucune méfiance !

 

Qui fait l’erreur de prendre

La bonté pour acquise,

De croire l’honneur à vendre

Et l’amitié soumise,

Finira par comprendre

Que le feu qu’il attise

Réduira en cendres

Ses propres bêtises.

 

Qui a la faiblesse

De croire durable,

Notre gentillesse

Et nos sourires aimables,

Ignore que lorsqu’on blesse

Les personnes fiables

On fait de la noblesse

Une denrée périssable.

 

Qui traverse le temps

En semant la douleur

Parmi les braves gens

Et dans les pauvres cœurs,

Ne pourra pas longtemps

Faire l’enquiquineur,

Car il paiera comptant,

Un jour ou l’autre, leurs pleurs.

 

La chaleur que diffuse

Un gentil cœur aimant,

Meurt au fil des excuses,

Au fil des louvoiements ;

Qui s’adonne aux ruses,

N’en profite qu’un moment,

Car la patience s’use

De mensonge en tourment.

 

Qui fait des promesses,

Doit pouvoir les tenir,

La pire des faiblesses,

C’est de devoir mentir.

Revoyons à la baisse

Nos penchants et désirs,

Et ayons la sagesse

De ne personne férir.

 

Pour que la petitesse

Puisse se sentir grande,

Parfois, la noblesse

S’offre en offrande,

Et lâche les laisses

Qui servent de commandes,

Se croyant tigresses,

Les chattes alors grondent.

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11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 05:40

Près d’un ruisseau qui chante

La vie avec l’oiseau,

Une fleur dormante,

Gardait ses pétales clos.

 

Elle n’était qu’une graine,

Lorsqu’un facétieux vent,

L’éloigna de la plaine

Où elle était avant.

 

Coupée de son terreau,

Elle germa quand même,

Mais seule, le cœur gros,

Elle couvait son problème.

 

Un jour une abeille

Destinée à son cœur,

La tira du sommeil

Séduite par sa douceur.

 

Elle bourdonna autour

De son petit pétiole,

Et à la fin du jour,

Dormit sur sa corolle.

 

Au p’tit matin, la fleur

En eut la tête lourde ;

Mais garda clos son cœur

Et fit l’oreille sourde.

 

Les rayons du soleil

La surprirent juchée,

Grelottant au réveil,

Transie, loin du rucher.

 

Une larme coula

De ses yeux engourdis,

Et, lentement roula

Jusqu’au cœur assourdi.

 

Attendri, le cœur d’or

De la fleur solitaire,

S’ouvrit au pauvre corps

De l’abeille grabataire.

 

De ce fécond rapport,

Allaient naître plus tard

Des boutons beaux et forts,

Qui séduisent le regard.

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9 avril 2017 7 09 /04 /avril /2017 07:49

Pleurons ensemble, mes amis,

Tout le mal fait à la Syrie !

Après l’Irak, mis à genoux,

Où plus rien n’est resté debout,

Et la Libye réduite en cendres,

Incapable de se défendre,

La mise en scène se prépare,

Pour achever ce peuple épars.

Sur le chemin du nouvel Ordre,

Seule la Syrie fait désordre.

Ce pays blessé se relève,

Alors il faut qu’on l’achève !

On prétexta le nucléaire,

Pour faire à l’Irak la guerre ;

Pour la Libye il a suffi,

Comme prétexte, d’un Kadhafi.

On cible d’abord une base

Puis on l’attaque, on la rase.

Un pays entier, souverain,

Sous prétexte de gaz sarin,

Est en train d’être agressé

Par un lobby intéressé ;

Ce même gaz qu’avaient fourni

Aux rebelles, les Etats-Unis,

Qui nous prennent pour des imbéciles,

Sert d’excuse à un chef débile !

Personne n’est bête, pour croire

Leurs prétextes et leurs bobards !

Les enfants palestiniens morts,

Ne suscitent aucun remord ;

Ceux de Burma les laissent froids,

Quand ils n’ont que la mort pour choix ;

Et ils jouent aux cœurs meurtris,

Pour des gosses morts en Syrie ?

Nous savons, bandes de voleurs,

Qu’il bat pour leur or, votre cœur ;

La démocratie, elle, ne sert

A vos lances que comme fer.

Ne vous étonnez pas, alors,

Si vos victimes vous font du tort !

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7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 15:58

Viens, ma belle, trouvons-nous un petit coin

A l’abri de la gêne et des regards ;

Un endroit moins hostile et pas très loin,

Où il fera chaud, quand viendra le soir.

 

Il ne reste plus de place pour nous

Dans les avenues et les boulevards.

Le message est clair ; nous gênons partout,

Même dans le métro et les gares.

 

Tu as vu, quand on s’était arrêtés,

Non loin de l’entrée du grand restaurant,

Où l’orchestre jouait l’air qu’on chantait

Du temps où, jeunes, on rêvait en pleurant.

 

Circulez, pépé, vous nous dérangez !

Avait lancé un blanc bec, l’air moqueur ;

Ici, nous ne servons pas à manger

Aux couples errants et aux maraudeurs.

 

Qu’en sait-il, lui, de ce couple errant

Qu’il voit aujourd’hui, en fin de parcours ?

Sait-il que nos enfants, une fois grands,

Ont placé la distance entre nos amours ?

 

S’il pouvait savoir que nous fûmes heureux

Et coulions, tranquilles, des jours paisibles,

Avant qu’un sort cruel et facétieux

Ne prenne notre famille pour cible…

 

Peut-être aurait-il eu plus d’égards

Pour l’auguste couple de citoyens,

En lequel il ne vit que des vieillards

Encombrants et qui ne servent à rien !

 

Désormais, dans les regards et les cœurs

Il y a, pour nous, très peu de place ;

Viens, chère compagne et âme sœur,

Épargnons-leur l’éloquence de nos faces !

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4 avril 2017 2 04 /04 /avril /2017 17:33

Je dois être à court de patience

Et de diplomatiques sourires ;

J’ai épuisé toute mon indulgence

Pour les tares, et je tends à le dire.

 

Je cache mal le dégoût que m’inspirent

Ceux qui sourient quand ils sont en face,

Mais qui sont maîtres dans l’art de médire

Et tuer, puis pleurer sur les carcasses.

 

Des hordes d’incapables sévissent,

Un peu partout, à travers le monde ;

Ils mettent leurs langues au service

Des séants de décideurs immondes.

 

Jamais il n’y a eu, au mètre carré,

Autant de répugnantes immondices,

Et de décideurs incultes et tarés

Qui tirent nos ficelles dans les coulisses.

 

Ce qui me peine aujourd’hui le plus,

C’est que même parmi ceux qui lisent

Ces quelques vers, l’Homo-ignorantus

Me jauge, me juge et m’analyse !

 

Tapis derrière de vaines suffisances,

L’ignorance, de nos jours, fait l’opinion ;

Elle distille et dose les manigances,

Forte de ses réseaux et ses unions.

 

Ils ont proliféré, ces lycaons,

Ont investi nos rues et nos quartiers,

Nos lieux de loisirs et nos professions,

Et se sont installés en vrais rentiers.

 

Assis sur nos passives bienveillances,

Nous n’avons pas vu venir ces cancres,

Qui sont indignes de notre confiance

Et sont plus irréductibles que des chancres !

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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 10:22

Je t’aime, ma Mamma jolie,

J’adore être dans tes bras ;

Je t’aime, Mamma, à la folie,

Plus que le sable du Sahara !

 

Ton regard tendre rassure

Et ton épaule réconforte

L’enfant faible et sans armure

Qui craint araignées et cloportes.

 

Tes douces mains proverbiales,

Savent aussi bien corriger

L’impertinent, sans lui faire mal,

Que lui préparer à manger.

 

Tu es la face la plus connue

Des anges, ici sur terre,

La miséricorde bienvenue,

Concédée par Dieu-le-Père.

 

Tu es l’étreinte divine,

Le rempart contre tous les maux,

La touche d’amour génuine,

Ce qui fut crée de plus beau.

 

Je t’aime, Mamma qui donne

Toujours d’elle-même sans compter,

Âme foncièrement bonne

Qui ne sait que rire et chanter.

 

Tes rares larmes provoquent

Immanquablement les miennes,

Quand, quelque fois, je me moque

De toi ou te fais de la peine.

 

Je t’aime, Mamma, et pleure

De ne pas avoir été sage ;

D’avoir souvent pris ta douceur

Pour acquise, Et c’est dommage !

 

Quand j’ai enfin su ta valeur,

J’étais bien loin de l’enfance,

Et toi, l’ange au si grand cœur,

Loin des terrestres souffrances !

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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 10:26

J’arpente notre demeure et me déchire,

En constatant l’absence de ton image.

Dans ce havre de paix où notre navire,

A mouillé l’ancre, séduit par son rivage.

 

Je souffre dans mon coin, te sachant souffrante ;

Mon être profond se noie dans le silence.

Ta place, la pergola, les oiseaux, les plantes…

Tout ici, même les murs, pleure ton absence

 

Chaque objet sur lequel mes yeux se posent,

En me murmurant ton nom, gonfle mon chagrin.

Chaque image, chaque mot, chaque chose,

Ravivent puis laissent mon amour sur sa faim.

 

Je hante les lieux, y reniflant ton odeur,

Et lève des yeux incrédules vers les cieux ;

Bafouillant des prières, la main sur le cœur,

Refusant de voir en ce mal l’œuvre de Dieu.

 

L’âme endolorie, mes yeux pleurent sans larmes

Celle sans laquelle je ne peux plus vivre,

Qui dans cette vie de lutte était mon arme,

Le gouvernail qui guidait mon bateau ivre.

 

Je ne trouve plus à rien un quelconque goût,

Les délices d’hier, les plus savoureux mets,

Les fruits exotiques et les plats les plus fous,

N’auront plus la saveur qu’ils avaient, désormais.

 

Il est des êtres qui, une fois apprivoisés,

Ne savent plus vivre que pour l’âme élue,

Seuls, ils se renferment et vivent déphasés,

Couvant l’image de celle que le cœur a voulue.

 

Cloitré, je chéris les vestiges du passé,

En fouillant chaque recoin de ma mémoire,

Revisitant tous les souvenirs entassés,

Dont certains vont perpétuer mon désespoir.

 

L’avenir… les horizons jadis infinis,

Rétrécissent et apparaissent désormais obscurs,

Puisque les solides liens qui nous ont unis,

N’ont pas résisté à ces temps ingrats et durs.

 

Que vaut le paradis pour une âme esseulée,

Et que valent faste, bonheur et fortune,

S’il n’y a personne avec qui les partager,

S’il n’y a personne pour qui décrocher la lune ?

-------------------------------------------9/8/10

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26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 08:47

Elle est l’une des plus belles,
Qu’il m’ait été donné de voir ;
Une soyeuse dentelle,
Sur d’éclatantes perles rares.

Elle met en valeur les sourires
Auxquels elle sert de douce coiffe ;
Elle est l’objet de mille désirs,
De mille faims, de mille soifs.

Comment peut-on se concentrer
Sur les paroles qu’elle ponctue,
Si son mouvement tient cloîtré
L’esprit, puis, de désir vous tue ?

C'est par la bouche que les âmes ;
Expriment ce qu’elle ont de beau,
L'ourlet de celle-ci enflamme
Le cœur et le met en lambeaux.

Les lèvres accrochent les yeux
Et focalisent les regards;
Elles connectent les amoureux
Et concrétisent leurs espoirs.

C’est en hommage aux tiennes,
Notamment celle supérieure,
Que j’écris, ma souveraine,
Ces quelques vers admirateurs !

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25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 12:55

Hier encore, quand venait le soir,

Il y a de cela quelques années,

On allait concrétiser nos espoirs,

Dans une cachette que tu connais.

 

Nous étions deux naïfs adolescents,

Vivant encore à l’ombre des fables,

Les sens maladroits, l’amour innocent,

Qui hésitaient entre Dieu et diable.

 

On était tenaces et un peu fou,

Comme tous les jeunes de notre âge ;

Ivre de vie, on fonçait devant nous,

Armés d’ambition et de courage.

 

On restait enlacés pendant des heures,

Le mot futur avait encore un sens ;

On n’avait pas encore croisé la peur

Et le doute, ennemis des romances.

 

Plus qu’aujourd’hui, il était net l’hier,

Le vécu y était simple et beau ;

Tout était couleurs, tout était lumière,

Nous étions prêt à porter le flambeau.

 

Tu dois aussi t’en souvenir, c’est sûr !

Quoi, tu dors déjà ? Tu es épuisée…

Je te comprends… la vie active est dure

Et nos forces se sont amenuisées !

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24 mars 2017 5 24 /03 /mars /2017 18:25

Ne te préoccupe pas du temps,

Le temps est payé pour courir ;

Bouge, ne tourne pas en rond,

Sinon il va tout te pourrir.

 

Inexorable, le temps court !

En mettant les ans au pluriel ;

Il épuise notre amour

Et rapproche nos âmes du ciel.

 

Avant, il n’était pas pressé,

Quand nous étions des innocents

Il devine à présent qu’on sait

Tirer profit de nos leçons.

 

Alors il court et ça nous froisse,

Et dans nos coins, nous déprimons,

Pendant que les années passent,

Et se multiplient nos tourments.

 

Il était une fois nous ados,

Prenant le monde à bras-le-corps ;

La vie ne fait pas de cadeaux,

Alors on blâme les coups du sort.

 

Et, comme des chiens enragés,

Pour vivre, on mort dans le tas,

Avant qu’on ne soit trop âgés

Et dans un bien piteux état.

 

Ami, lorsque l’humeur est triste,

Ne reste pas pris dans ton coin ;

Vas dehors vivre et résiste

C’est tout ce dont tu as besoin.

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