RIEN DE CE QUE JE POSTE SUR CE BLOG N'EST PERSONNEL OU AUTOBIOGRAPHIQUE. CES POÈMES NE SONT QUE LE FRUIT DE L'OBSERVATION ET DE L'EMPATHIE...

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Tu me manques, des fois, insouciante jeunesse,

Fougue des années de folie et d'allégresse!

Tu me manques quand, débordé, je me lâche;

Quand la nature et les éléments se fâchent

Et que je me retrouve seul, venue la nuit,

Avec un climat et une humeur à la pluie!

Tu me manques, parfois, à sauter dans le vide,

Quand les larmes coulent et cherchent des rides

Où se perdre, pour échapper à ce chagrin

Qui, sans crier garre, serre ma gorge qu'il étreint!

Tu me manques, par moments, au point où j'ai peur

De finir étouffé par ma propre torpeur...

Puis... je me dis, dans un effort de sagesse,

Qu'avoir tout et râler, c'est la pire faiblesse.

Dans cette vie, le facteur le plus important,

N'est-il pas avant tout, d'abord d'être bien portant?

Si au lieu de vivre, on fait des fixations

Sur le sexe des anges ou l'existenciation,

Cela signifie qu'on est un être craintif,

Qui se fait de la vie un tableau négatif,

Par peur de perdre le contrôle sur ses instincts

Et d'être seul à la barre de son destin.

Le mal n'est pas dans les accès de nostalgie,

Il est dans l'inertie: c'est d'elle qu'il s'agit !

A terme, on y prend goût et on se replie

Sur soi et sur ses problèmes, et on s'oublie!

Là, les souvenirs s'emparent de la raison,

Colorient le passé et brouillent le présent!

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