RIEN DE CE QUE JE POSTE SUR CE BLOG N'EST PERSONNEL OU AUTOBIOGRAPHIQUE. CES POÈMES NE SONT QUE LE FRUIT DE L'OBSERVATION ET DE L'EMPATHIE...
Il n’y a pas longtemps, une orchidée Trônait resplendissante dans mon salon ; Les yeux s’y fixaient, comme téléguidés, Elle évoquait un bel air de violon. Une beauté que seule la nature Pouvait décliner en si belles couleurs… Des lignes d’une grâce si...
On attend toujours quelque chose ou quelqu’un. Qu’est-ce que la vie sinon une attente, Tout au long de la très sinueuse pente Qui mène inexorablement vers la fin ? On passe sa vie à espérer que le bonheur Va être au rendez-vous, au prochain tournant,...
IL Y A EN CHACUN DE NOUS DES POÈMES TROP LOURDS A PORTER, MÊME POUR UNE FEUILLE DE PAPIER ! COEUR EPONGE Face à des regards conçus pour brouiller, Les jolis vers que j'aurais pu écrire, Quel choix me reste-t-il que de mouiller De larmes les mots que je...
L’ÉQUATION AUX MILLE INCONNUES On ne meurt qu'une fois, vous diront certains, Ne les croyez pas, on meurt bien souvent, Victime des hypocrites, des mesquins, Qui poignardent sous des airs innocents. On meurt debout, quand ceux qui vous sourient, Scient...
Nous sommes des victimes, sur cette terre, Des condamnés à naître loin de leurs berceaux ; Les cataclysmes, les conflits et les guerres Nous ont contraints à fuir nos villes et hameaux. Nous les errants, les déplacés perpétuels, Là où on va, le rêve est...
Un grand père ne meurt jamais, Il effectue un long voyage Loin de tous ceux qu’il a aimés, Il n’a qu’un sourire pour bagage. Un grand-père c’est la tendresse Dont débordent nos souvenirs, C’est la voix douce qui caresse L’enfant qui tarde a s’endormir....
Tu me manques, des fois, insouciante jeunesse, Fougue des années de folie et d'allégresse! Tu me manques quand, débordé, je me lâche; Quand la nature et les éléments se fâchent Et que je me retrouve seul, venue la nuit, Avec un climat et une humeur à...
Toi qui crapahute du matin au soir, Sans jamais te permettre une pause, Tes jours s'épuisent à petites doses, Et toi tu ne pense qu'à tes avoirs. *** Ils sont bien loin derrière, tes vingt ans, Mais tout ça t'est bien équilatéral, T'étant, toute ta vie,...
INVITATION A VIVRE Que fais-tu, assise seule dans le noir, Toi la source de mon plus grand espoir ? Il fait beau dehors, viens voir la lumière… Allons découvrir ce qu'elle éclaire ! Cette éclaircie au milieu des nuages, Est une chance pour tourner la...
Quelle que bonne soit ton intention, Gare aux mauvaises interprétations ! Les gens te jugent sur tes paroles, Que tu sois triste, que tu sois drôle. Les personnes expansives parlent trop, Et à trop parler, il y a des mots Irréfléchis qui peuvent les trahir,...
Il ne faut pas lui en vouloir, Madame, Votre homme ploie sous le poids du temps ; Bien qu’il soit resté enfant dans l’âme, Les années s’accumulent, et il les sent. Il n’est rien de plus qu’un faillible mortel ; Rien qu’un être fait de chair et de sang,...
Il fut un temps plein de promesses et de beaux rêves faciles; Un temps propice aux caresses, Et aux étreintes fébriles. On était beau, on était fort, On croyait, en étant hardis, Tenir le monde à bras-le-corps, Et braver tous les interdits. On rêvait...
Il te faudra un jour prendre le temps, de te remettre en cause, Réprimer quelques uns de tes penchants... réfléchir avant toute chose. Comment peux-tu, toi épris de grand air, m'enfermer dans cette prison, Cette triste cage en fil de fer, Qui me prive...
Tendre l’autre joue, en sachant, Qu’on peut rendre, si on le veut, Les gifles reçues des méchants, Ça rend les coups moins douloureux. Des peuples entiers l’ont compris, Après des décennies noires, A endurer la tyrannie Des potentats tueurs d’espoir....
Mon fils, tu sors à peine de l'enfance, Tu as l'âge où les sens se réveillent ; Si tu sais en contourner les souffrances, L'amour est la plus belle des merveilles. A l'école de la vie, il est dur De distinguer les génies des cancres ; En amour aussi certaines...
Bonjour, les femmes ! Bonjour, les mères, Vous à qui nous devons plus que la vie ; Source de douceur, par ces temps amèrs, Objets de nos rêves et nos envies ! Ponctuel, je viens vous rendre grâce Et exprimer notre gratitude, A vous, l'antidote de nos...
Arrêtons de promouvoir notre foi, Sur ces réseaux censés être sociaux ; Les étoiles, les croissants et les croix, Tuent ce qu'il y a en nous de plus beau. Les qualités de l'homme, accessible Aux douleurs et aux souffrances d'autrui, Se perdent quand celui-ci...
Où est passée la lumière du mois de Mai ? Elle boude nos cieux jadis bleus, ces derniers temps. La Terre, triste, verse ses larmes sur nos blés, Qui n'en ont que faire, en cette fin de printemps. Est-ce de savoir que l'homme court vers sa fin Que les...
Tu as le cœur lourd, tes yeux se brouillent, Ils promettent encore l'orage ; Je vois les larmes qui déjà mouillent Tes paupières alourdies par l'âge. Il a suffi d'un innocent verre, Pour que les armées de rêves déçus Attaquent et te mettent à terre, A...
Si les horreurs ambiantes vous font mal Au point de vous arracher des larmes ; Si vous voulez crier au scandale, Mais vos cris se perdent dans le vacarme… Si parfois vous vous sentez dégoûté Par la fausseté de vos semblables, Au point d'en arriver même...
Je suis de ceux qui aiment en silence, Étant trop timide pour exprimer, La farandole de mots qui dansent A la gloire du grand verbe aimer. Je vais souvent vers l'autre du regard, Mais je bloque au moment décisif, N'étant pas, quand j'aime, assez bavard,...
Je vois que tu t'apprêtes déjà à partir, Sans nul égard pour celui qui se déchire. A peine sait-on apprécier ta présence, Tu tournes le dos et tire ta révérence. Sais-tu qu'en partant, tu nous livres à l'ennui, Et à la grisaille d'un climat fécond de...
Râler est devenu à la mode, Le négativisme fait des émules. La joie de vivre ici-bas s'érode ; L'humeur à la fragilité des bulles. Tout le monde se plaint, même les riches, Personne n'est ouvert à la bonne humeur ; Ils nous éprouvent, ceux qui pleurnichent,...
Tu n'es pas le nombril du monde, l'ami. Non ! Ta présence n'est pas une faveur ! Tu n'es qu'une parmi toutes les fourmis Qui activent, en quête de bonheur ! Souris, ne te prends pas trop au sérieux ; Tu n'es que l'humus de cette terre. D'autres avant...
Elles étaient ternes et moites, Les journées du mois de juillet, Sous un soleil qui ne brillait Que sur des heures ingrates. Tout s'était remis à fleurir, Avec l'inespéré retour Du beau mensonge qu'est l'amour, Qu'il avait pourtant vu mourir. Elles sont...