RIEN DE CE QUE JE POSTE SUR CE BLOG N'EST PERSONNEL OU AUTOBIOGRAPHIQUE. CES POÈMES NE SONT QUE LE FRUIT DE L'OBSERVATION ET DE L'EMPATHIE...

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FATALITAS

 

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Chère amie de l’autre bout du monde,

On se démène sans arrêt, on court,

Mais comme la terre reste ronde,

A terme, on en fait vite le tour.

 

Et on se retrouve dans sa chambre,

La soif de découverte étanchée,

En proie à l’engourdissement des membres,

A sa fenêtre, rêvant seul, retranché.

 

Ma mie, on part toujours chercher très loin

Ce qu’on a souvent juste sous les yeux ;

Croyant l’avoir trouvé, on se sent bien

Et, au fil des recherches, on se fait vieux.

 

L’être humain enjambe des merveilles

Prises pour acquises et va ailleurs

Puiser dans les fonds d’autres bouteilles

De quoi vaincre de séculaires peurs.

 

Ces vérités, je te les dis à moi,

Comme tu aurais pu me te les dire,

A tes nombreux moments de grand émoi

Face à la fatalité de vieillir.

 

Baissons les yeux, l’horizon est lointain,

Et admirons la couleur des choses

Qui, peu à peu, sous notre nez s’éteint

Reléguant au végétal les roses.

 

Pourquoi s’essouffler une vie durant

A tenter de décrocher la lune,

Si c’est pour comprendre, avec le temps,

Qu’on s’est décarcassé pour des prunes ?

 

L’air, à deux pas, est plus respirable

Et nos sentiers battus sont plus porteurs

Même si ça peut paraitre incroyable,

Pour ceux qui se fient aux vernis menteurs.

 

Si je pouvais faire à reculons

Quelques uns des nombreux parcours trompeurs,

J’emprunterais les chemins les moins longs

Et n’écouterais que la voix du cœur.

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