RIEN DE CE QUE JE POSTE SUR CE BLOG N'EST PERSONNEL OU AUTOBIOGRAPHIQUE. CES POÈMES NE SONT QUE LE FRUIT DE L'OBSERVATION ET DE L'EMPATHIE...

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AFRINORD

 

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Des frères nés pour s’entendre,

Reçurent un jour un étranger,

Qui était venu les surprendre

A l’heure où ils allaient manger.

 

Ils l’accueillirent à bras ouverts

Et le traitèrent comme l’un d’eux ;

Fort de leur gite et leur couvert,

Il prit des forces peu à peu.

 

Sa puissance devint telle,

Qu’il les domina sans efforts ;

Ils vécurent sous sa tutelle,

Subissant la loi du plus fort.

 

Il fallait chasser l’occupant

Qui faisait main basse sur tout,

Vivant ainsi à leurs dépens

Et faisant siens tous leurs atouts.

 

Ses abus étaient tels, qu’outrés

Les frères en eurent marre ;

Ils prirent les armes pour contrer

L’avidité de ses soudards.

 

A terme, ils en vinrent à bout,

Le chassèrent hors des frontières,

Remirent leurs pays debout

Et récupérèrent leurs terres.

 

Hélas, leurs progénitures,

Coupées du legs des ancêtres,

Se replièrent derrière les murs

Laissés par cet indu maître.

 

Les liens à même de nous unir

Sont plus solides que nos rancœurs ;

Il est temps de faire ressortir

Nos communs dénominateurs.

 

Ce qu’on s’échine à produire

Séparément, souvent en vain,

Sera plus facile à construire,

Ensemble, la main dans la main.

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