15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 19:35

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Ta vie te dégoute,

D’autres en rêveraient,

Tu cultives le doute,

Même au milieu du vrai.

Plus rien n’est à ton goût,

Ni le temps ni l’espace,

Tu en as marre de tout :

La vie la foi, la race.

Tu passes un temps fou

A chercher des traces

Des rêves mis au clou,

Au miroir d’en face.

Ne cherche pas ailleurs

Ce qui est sous tes yeux.

L’angoisse et la peur

Obscurcissent tes cieux.

Cherche bien dans ton cœur,

Il faut souvent si peu,

Pour trouver le bonheur,

Qu’on soit seul ou à deux.

Si tu réfléchis bien,

Tu verras que la cause

Se résume à rien,

Dans ton humeur morose.

Il suffit que tu cesses

De chercher des défauts ;

Là, tu fais des prouesses

Même quand loin s’en faut.

Quand d’autres s’investissent

A trouver le bonheur,

Et qu’ils y réussissent,

Malgré un sort farceur,

Toi, tu cherches moyen

De trouver à redire,

En priant le destin

De te garder du pire.

Pour être heureux, il faut

Commencer, tout d’abord

Par voir ce qui est beau,

Avant de voir les torts.

Tu ne sais à quel point

La vie peut être dure.

Alors, de grâce, au moins

Tais-toi, pour conclure !

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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 15:11

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Sèche tes yeux, petite sœur,

Les fragments de ton cœur brisé,

Sous les pieds de ton séducteur,

Finiront par cicatriser.

 

Petite inconnue, la douleur,

Que je vois déformer tes traits,

Me touche au plus profond du cœur.

Car c’est la mienne, en différé.

 

Qui n’a pas souffert, ici bas,

De sentiments non partagés ?

Qui n’a pas mené de combat,

Sans espoir, contre le rejet ?

 

Aimer qui ne vous aime pas,

Il n’y a rien de plus cruel,

Surtout si, à tort, comme toi,

On le voit beau et toi pas belle.

 

Celui qui n’aime pas en retour

Est tel une plante vivace,

Qui vous pompe, au fil des jours,

Votre substance puis s’efface.

 

Il vous laisse la sensation

Que votre vie est un gouffre,

Déserté de toute passion,

Et plus rien qu’un cœur qui souffre.

 

Il t’aurait suffi, peut-être,

D’entrer dans la vie de celui

Que ton cœur croyait connaître,

Pour composer avec l’ennui.

 

Depuis toujours, rien n’a changé.

L’être humain est ainsi fait :

Le feu n’est pour lui un danger,

Qu’une fois qu’il s’y est brulé.

 

Dans l’amour, il n’y a que l’idée

Qu’on s’en fait qui est éternelle.

Pour le reste, on l’a vidé

De sa dimension surréelle.

 

Souris, ta peine lui permet

De t’ajouter aux abattis,

Victimes du verbe aimer,

Qu’il déclare sans démenti.

 

Les yeux de l’amour sont croûteux,

Ils voient à travers un voile

Celui dont ils sont amoureux,

Qu’ils mettent sur un piédestal.

 

Comment un si beau sentiment

Peut-il à la fois rendre heureux,

Me demandais-je, naïvement

Et rendre aussi malheureux ?

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9 juin 2012 6 09 /06 /juin /2012 10:03

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RIEN N'EST ETERNEL, PAS MËME VOS PROBLEMES.

                               POSITIVEZ !

 

Bonjour, la vie ! Bonjour, l’ami !

Debout, honore l’existence !

Ce n’est pas en restant assis

Que tu multiplieras tes chances !

 

Achète-toi un habit neuf,

Habille ta tristesse de joie.

Que tu sois marié, seul ou veuf,

Exulte, on ne vit qu’une fois.

 

Garde au chaud ton cœur d’enfant,

Tourne le dos aux souvenirs.

Ne meurs pas dans tes vieux chiffons,

Noie ton spleen dans les fou-rires.

 

Quitte ton coin vers la lumière,

Ne t’attarde pas trop à l’ombre,

Il n’y a pas que les prières

Pour combattre les idées sombre.

 

Ton jour mérite plus qu’une croix,

Ne pleure pas ton triste sort,

On peut faire de mauvais choix

Et pouvoir rebondir encore.

 

Réveille-toi chaque matin

Avec un seul but en tête :

Ne pas penser au lendemain

Et faire du jour une fête.

 

Rien ne rend la vie plus triste

Que de ruminer ses débâcles.

Au sourire rien ne résiste,

L’insouciance fait des miracles!

 

Opte, si tu as les moyens,

Pour ce qu’il y a de meilleur,

Fais-toi plaisir, tu le vaux bien,

Le temps est un sacré farceur.

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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 14:36

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Le cœur vibre au rythme des saisons,

Avec, toutefois, une constante :

Il bat pour l’autre, à tort ou à raison.

Les traits de son visage le hantent.

 

Au printemps, tel un arbre, il perd ses fleurs,

Et refuse de les voir devenir fruits,

En l’absence de l’élue de son cœur,

Pour en savourer le goût avec lui.

 

En été, sans elle, le soleil glisse

Inutile, sur son monde glacé.

Ses rayons deviennent froids et finissent

Par abandonner la partie, lassés.

 

En automne, un regard aux alentours,

Bute sur la grisaille qui s’installe.

Les feuilles mortes rappellent l’amour

Et la nudité du décor fait plus mal.

 

Quand le cœur de l'hiver, chargé, déverse,

En rafales, ses gouttes salutaires,

L’amour solitaire noie dans l’averse

Des larmes, son chagrin millénaire.

 

Lorsqu’on a le palpitant fragile,

On a l’apanage de la douleur.

Un rien ébranle le cours tranquille

De notre raison guidée par le cœur.

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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 09:58

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Si le temps avait été un mortel,

Je lui aurais déclaré la guerre,

Pour avoir pris à partie les plus belles

D’entre nos femmes, amies et mères.

Il aurait payé pour la constance

Avec laquelle il s’applique à creuser

Les traits qui ont bercé mon enfance,

Quand ma mère souriait amusée,

Par mes frasques et ma turbulence,

Et malgré sa mine désabusée,

Restait toujours d’égale indulgence,

Face à son petit ange grisé.

Je lui aurais demandé des comptes,

Pour avoir défraîchi ma compagne

Et sans aucun regret, aucune honte,

Se rire de sa jeunesse qui s’éloigne.

Je l’aurais traité sans ménagement,

Pour avoir transformé les doux enfants,

Couvés et chéris des années durant,

En d’imprévisibles adolescents.

Je l’aurais combattu, car ceux que j’aime,

Portent les marques de son passage

Et ne sont désormais plus les mêmes,

A l’usure, sous le poids de l’âge.

Comment la victime peut-elle pardonner

D’être aussi injustement abusée,

Jour après jour, année après année,

Par celui dont le but est de l’user ?

Devant les glaces, mâles et femelles,

Comptent les traces, sur leurs visages,

De ses fines griffes sûres et cruelles,

Qui vont multipliant les outrages.

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17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 19:37

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Ne te fais pas petite, tu es une merveille,

Il bouge, il s’agite, les minus sont pareils.

Et si ton cœur palpite, dis lui de faire son deuil,

De ceux qui ne méritent pas de franchir son seuil !

Ne t’en fais pas, ma belle, s’il n’a rien remarqué ;

Tu n’es pas celle qu’il mériterait d’embarquer.

Tu es une rebelle et lui un paltoquet,

Il cherche une femelle, c’est un mal éduqué !

Ce n’est pas d’une Dame dont il a besoin,

Pour lui toutes les femmes, se valent plus ou moins,

Ce n’est donc pas un drame s’il va chercher plus loin,

Pour déclarer sa flamme, te laissant dans ton coin !

Un si joli sourire, va mal avec les pleurs.

Dis-moi, tu veux éblouir, ou bien fendre les cœurs ?

Laisse donc s’épanouir ce regard enjôleur.

Etre belle ne peut suffire, pour trouver l’âme sœur !

Si ça te rassure, sache qu’il existe encore

Des hommes seuls et mûrs qui clament haut et fort

Que sans la femme c’est dur, d’arriver à bon port,

Nonobstant l’envergure, même toutes voiles dehors !

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 08:29

574571_10150749207984074_730604073_9444426_1573831539_n.jpgDEMANDEZ-MOI SI JE SUIS HEUREUX!

 

Ce qui me hante aujourd'hui,

C'est de passer bien à coté,

De mes rêves et mes envies,

Et de ce qui fait la beauté…

Ce qui me comprime le cœur,

Aux moments de mélancolie,

Ce sont ces craintes et ces peurs,

Qui se refusent à l'oubli…

Ce qui brouille mon regard,

C'est de me sentir inutile,

Quand je croise le désespoir,

Au tournant d'une vie tranquille,

Dans les grands yeux d'un orphelin, 

Dans les gestes d'un condamné,

Chez l'hôte d'un cancer malin,

Ou chez l'amour abandonné.

J’ai un peu honte, quand je vois

Le regard d’un pauvre père,

Qui voit ses enfants faire un choix,

Qu’il ne saurait satisfaire.

Rien qu’à l’idée de toutes ces choses

Qu’il est impossible d’avoir,

Mon humeur devient morose

Et mon soleil s’habille de noir.

Je voudrais tant pouvoir donner

De mon temps et mon sourire,

A qui se sent abandonné,

Sans aucun espoir à nourrir.

Mais je ne peux que m’excuser

De versifier ma tristesse…

C’est ma façon d’exorciser

Ces choses de la vie qui blessent,

Car si je suis souvent souriant,

C’est que j’ai appris à jeter,

D’un coup de plume nonchalant

Ce qui m’empêche de chanter.

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 08:58

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Par un matin d’été, dans ma propriété

Fermée à double clé, le temps s’est arrêté.

Je n’avais goût à rien, même pas le goût du pain

Tout me paraissait vain, présent et lendemain.

J’étais pourtant comblé, ayant pu rassembler

De quoi pouvoir meubler une vie bien ciblée ;

A l’abri du besoin, je cru pouvoir enfin

Vivre, menant bon train, jusqu’au bout du destin.

Quelques mois d’euphorie, ont été suffisants

Pour épuiser mon envie d’aller de l’avant.

Il m’était plus aisé de me donner à fond,

Quand pour réaliser mes rêves j’avais du temps.

Du temps, j’en ai perdu, depuis lors à vouloir

Que me soient rendus, mes illusions et espoirs.

J’avais concrétisé mes rêves les plus chers,

Et j’ai thésaurisé à n’en savoir que faire.

La crainte du besoin m’a poussé à l’excès,

J’ai poussé bien trop loin ma quête du succès.

Encore et encore, je m’entendais dicter

De poursuivre l’effort, par la cupidité.

Je me suis arrêté, à mon corps défendant ;

Les cris de la santé devenaient lancinants.

Me faisant regretter d’avoir été trop long

A adapter ma voile à la force du vent…

A comprendre enfin, qu’on ne peut être bon

Que si on gère bien rêves, santé et temps,

Si comme moi, vous êtes octogénaires,

Plein de rêves mais blet, il n’y a rien à faire.

Si par contre vous avez encore de belles années

Devant vous, vivez, au lieu de vous démener !

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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 15:18

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Chair de ma chair, mon enfant, évite la lutte

Contre le fil du temps, cette vilaine brute.

On perd toujours la course, s’il est l’adversaire.

Il nous bât à la source, ce tueur solitaire.

Tu auras beau courir, plus vite que le vent,

Tu iras assouvir la soif de ce mutant.

Ne sois jamais pressé, l’étape ultérieure,

Tu l’auras dépassée, souvent bien avant l’heure,

Et ton impatience se muera en douleur

Lorsque ratée Jouvence, tu croiseras la peur.

Crois-en mon expérience, il m’en a fait baver,

On n’a aucune chance, si on veut le braver.

Bien avant toi, j’avais tenté un bras de fer

Dans un calcul mauvais, visant à le défaire.

Je perdis tout mon temps à vouloir le dompter ;

Je trouvais trop lent le rythme qu’il adoptait.

J’avais moins le cœur à le subir et suivre

Ses lentes heures, qu’à me hâter de vivre.

Au sortir de l’enfance, encore adolescent,

J’avais intactes mes chances et mes rêves naissants.

Le monde entier était à ma mesure ;

J’avais le front altier et gagnait à l’usure.

J’ai rasé mon duvet, pour paraître adulte

Et me suis élevé au dessus du tumulte.

Toujours tôt, j’ai plongé dans l’œil du typhon ;

J’ai bravé le danger, bien qu’encore enfant.

Impatient, j’ai mis le feu au genre et au nombre,

Ainsi, j’ai peu à peu dépassé mon ombre.

Mes premières armes, mon premier parcours,

Mes premières larmes, mon premier amour,

Mes premières peines, je les ai connues

A l’époque lointaine d’enfance ingénue.

J’ignorais que chaque âge avait son office,

En tant que rouage dans mon édifice.

Alors, enfant chéri, joui de chaque instant

Que t’offre la vie, car rien n’est plus important,

Dans cette existence, que de prendre le temps

De saisir la chance de vivre le présent.

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24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 17:24

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J’étais perdu dans mes pensées,

Pris dans un rêve insensé.

Un regard plein de tendresse,

Vint se poser telle une caresse,

Sur ma personne apaisée,

Qu’il a de nouveau attisée.

Les cils bâtaient comme des pales

D’hélice, et faisaient très mal

A mon cœur désormais fragile

Lassé des amours difficiles.

Lorsque la raison s’attarde

A mettre le cœur en garde,

Contre les traques hasardeuses,

Qui font des âmes malheureuses,

Et que celui-ci s’entête

A suivre d’éprouvantes quêtes,

Nonobstant d’anciens déboires,

Causés par l’amour sans espoir,

On ne peut alors que conclure,

Que pour le cœur, rien n’est plus dur

Que de déposer les armes,

Face aux assauts du charme.

Mourir pour mourir, mieux d’amour,

Vaincu par des yeux de velours,

Plutôt que battre en retraite

Anticipant sur la défaite.

Le cœur du rêveur est têtu

Il ne s’avoue jamais battu.

On lui fait mordre la poussière,

On le croit six pieds sous terre,

Le lendemain, il recommence,

A tenter encore la chance,

Au grand bonheur des coquettes,

Dont les yeux font des galipettes,

Qui jouent les dames agacées

Par les avances nuancées.

Le jour où les admirateurs

Auront la maîtrise de leurs cœurs,

Celles qui jouent les dames outrées,

Pourraient aussi bien se cloîtrer,

Car pour la beauté, rien n’est pire

Que de ne pas pouvoir séduire.

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