5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 17:38

 

Le feu du ciel 1963

Quel plaisir y a-t-il à voir une année mourir,

Quand on a laissé derrière la fleur de l’âge ?

Comment peut-on enterrer avec le sourire,

Une année de plus, et tourner la page,

Sachant que l’inconnu… l’impasse vers l’âge mûr

Recèle peu de gratifiantes surprises,

Par ces temps ingrats, cette époque dure

Où l’optimisme béat n’est plus de mise ?

Lever son verre, à l’approche de minuit

Et croire qu’on va réinventer le monde,

Permet d’oublier une jeunesse qui s’enfuit,

En vous laissant une tristesse profonde !

Passé l’âge ingrat, les réveillons se passent

Dans la joie porteuse des mouvements de foule,

Puis, au petit matin, lorsque la vie se tasse,

Près de la cheminée, en dehors du moule.

Pour moi, toutes les fins, même celle de l’année,

Interpellent sur l’urgence pour tous, de vivre

Chaque instant, comme s’il était le dernier,

Chevauchant la vague, comme un bateau ivre.

Chaque année, avec les amis, au coin du feu,

Nous nous retrouvons, pour retricoter la vie,

Tirant les enseignements des règles du jeu,

Afin de relancer nos désirs et envies.

Une année s’en va, une autre prend sa place,

Mais l’important, à part la rose, quoi qu’il en soit,

Est de vivre, puis de partir avec classe,

Le jour où il ne restera plus aucun choix.

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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 10:46

 

Allongé sur une grille d’aération,

J’essaye d’oublier les affres de l’hiver,

Le froid qui gèle mes articulations,

Ma détresse et mes problèmes divers.

 

A l’automne de ma vie, je n’ai rien,

Ayant perdu le gite et le travail,

A part cet air chaud qui me fait du bien,

Mais l’agent dit qu’il faut que je m’en aille.

 

Je ne suis ni cinglé, ni dangereux,

Quoi qu’en disent ceux parmi mes détracteurs

Qui sont gênés de voir des malheureux

Polluer le cadre de leur bonheur.

 

« Mon fils deviendra un jour président »,

Soutenait ma mère, paix à son âme,

En couvant, avec amour, un perdant

Voué à ne connaître que des drames.

 

Les gens me contournent, sur mon trottoir,

Une moue de dégoût sur le visage ;

Certains se retournent même, pour voir

Et mémoriser la triste image.

 

Personne n’a idée de mes rêves

Encore intacts sous mes guenilles

-Nid des poux qui me pompent la sève-

Et l’espoir au fond de mes pupilles.

 

Dans mon cœur, il n’y a plus d’illusion

Sur la bonté de ceux de mes semblables ;

J’en suis arrivé à la conclusion

Qu’il ne reste plus d’âmes charitables.

 

Méprisé puis ignoré dans mon coin,

Mes ongles prodiguent, en silence,

A ma chair pouilleuse de piètres soins

Et la laissent lacérée, en souffrance.

 

J’envie votre hygiène et votre chance,

Et maudis les poux et la saleté,

Qui son mon œuvre de pénitence

Et me valent ces regards dégoûtés.

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30 décembre 2011 5 30 /12 /décembre /2011 10:43

Puisse 2012 être une excellente année pour nous tous, toute de santé, joie, confort, paix intérieure et sérenité!

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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 23:04

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Des hommes, elle en a connus, cette femme.

Certains pour survivre, d’autres pour espérer.

Sa vie oscilla entre idylles et drames,

En bref, elle n’a rien fait d’autre que galérer.

Elle avait accueilli chaque jour avec l’espoir

Que dans les sourires qui croisaient son chemin

Il y en aurait un qui lui ferait croire

Que les chansons d’amour ne sont pas que refrains.

Chaque main qui s’était tendue vers sa fraîcheur,

Etait appuyée par des yeux pleins de promesses,

Auxquelles ne peut résister un tendre cœur,

Encore exposé aux erreurs de jeunesse.

Elle alla ainsi d’espoir en déconfiture,

Tantôt croyant vivre le grand amour promis,

Tantôt exposant son cœur aux déchirures

Cruelles, desquelles il ne s’est jamais remis.

Chaque sourire d’enfant, sur son passage,

Chaque couple qui s’embrasse sur sa route,

Lui laissent dans le cœur de profonds sillages,

Où, au lieu du bonheur, s’incruste le doute.

Qu’a-t-elle fait, dans sa vie, quelle pénitence,

Doit-elle purger ? Jusqu’à quand doit-elle lutter,

Pour pouvoir, elle aussi saisir sa chance,

Et conjuguer au pluriel l’acte d’exister ?

La vie est belle, dit-on, mais est-ce qu’il est vrai

Qu’après les nuages viennent les éclaircies ?

Qu’après n’avoir eu pour récolte que l’ivraie,

On aura une moisson de bon grain réussie ?

Elle ne sait que faire, elle ne sait que dire.

Jusqu’ici son expérience et son parcours,

Ont tenu beaucoup moins du meilleur que du pire,

 Puisqu’aucun de ses rêves n’a pu voir le jour.

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12 décembre 2011 1 12 /12 /décembre /2011 21:42

12022010_001--2-.jpgLA FONTANA DE TREVI

Ame noble, dis-moi qui t’a mis sur mon chemin,

Toi le mystérieux étranger au cœur tendre ?

Que fais-tu dans mes horizons sans lendemain ?

As-tu une idée du cœur que tu veux prendre ?

Sais-tu par quelles épreuves je suis passée

Et combien de mes nuits sont remplies de chagrin ?

Sais-tu seulement à quel point j’en ai assez

D’espérer, puis de souffrir par la même main ?

Pourquoi es-tu venu relancer un espoir

Que j’ai eu beaucoup de peine à raisonner ?

C’est dans le cœur que l’amour creuse sa place

Pour prendre possession du corps et de l’esprit,

Et c’est bien là qu’il laisse une crevasse,

S’il lui arrive de quitter le cœur épris.

Comment penses-tu pouvoir me faire croire

Que l’amour résistera au poids des années ?

Mon cœur est déjà acquis à tes avances

Mais ma tête réfléchit et veut résister,

Car elle sait qu’il va au devant des souffrances

Bien que, conquis, il continue à insister.

Sous ton charme je suis sans force et sans voix

Et prie pour que ce cœur que tu as enlevé,

Usé par les échecs et n’ayant pas le choix,

Tu n’iras pas, à terme, jusqu’à l’achever.

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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 17:39

270589_10150305240922463_108605392462_9137594_6020856_n.jpg

DE GRÄCE, SEIGNEUR, FAITES QUE DEMAIN SOIT MEILLEUR!

http://yeuxetoreilles.canalblog.com/  Lu par Sagine.

 

Nous autre humains, on est des coffrets

Hermétiques, fermé sur nos secrets.

On bombe le torse et on plastronne,

Mais lorsque la douleur enfle et tonne,

Il est des cris que l’on ne peut lancer

Et des larmes que l’on ne peut verser.

Il est des mots que l’on ne peut écrire

Et des peines que l’on ne peut décrire.

Les cris du cœur, déchirent en sortant,

Ceux de l’âme ne sortent qu’en mourant.

Contre la peine le cœur n’a pour arme

Que l’écriture à l’encre de ses larmes.

Au pied du mur, on redevient enfant

En mal de tendresse et de cœur aimant.

On parle de soi à la troisième personne ;

Car dans la peine personne ne claironne.

On souffre derrière son sourire

Pour cacher ce qu’on ne peut pas dire.

On traverse la vie d’un pas allègre

Même quand l’humeur est un peu aigre,

Car que peut-on faire contre le temps

Quand il se braque et soudain suspend

Toutes ses aiguilles sur la nostalgie,

A part épargner notre énergie

Et attendre que ce vilain farceur,

Après le pire, nous sorte le meilleur ?

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 18:42

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Quand je pense à la rose,

Ca me détend et me repose.

Je me perds dans ses pétales

Et béatement m’étale

Sur le tapis d’herbe gracile

Tissé d’une main habile

Par notre dame nature.

De sa main adroite et sûre

Elle sait créer des merveilles,

Du rêve à l’état de veille

Apte à faire flotter de bonheur

Dans cette fête de couleurs.

Dès que mon regard se pose

Sur une fleur ou une rose

Je ne peux qu’être transporté

Par son ineffable beauté.

Loué soit-il, mon créateur

De m’avoir donné pareil cœur !

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6 décembre 2011 2 06 /12 /décembre /2011 20:18

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Rendez-moi ma vie, je veux une autre chance.

Il me prend l’envie de retrouver jouvence.

Laissez-moi le temps de vivre un peu pour moi,

Suivre d’autres courants, emprunter d’autres voies.

Je me suis égaré à tous les carrefours ;

J’étais mal préparé à affronter le jour.

J’ai toujours attendu que l’autre se serve,

J’ai ainsi perdu même quand j’étais en verve.

Je veux réussir à faire table rase.

J’ai envie de partir sur de bonnes bases,

Et mettre de mon côté, toutes les chances

Que j’avais ratées depuis ma tendre enfance.

Je veux m’arrêter et marquer une pause,

Pour pouvoir profiter de la beauté des roses.

Je veux la rupture avec la vie pressée,

Je veux être sûr de ne pas vivre stressé.

Je veux me contenter de quelque maigre gain,

A peine sur quoi compter jusqu’au lendemain ;

Vivre chaque jour comme s’il était le dernier ;

Le vivre dans l’amour et dormir satisfait.

Je veux aimer la vie et sourire à la mort

Vivre et donner envie de vivre encore ;

Cueillir un à un tous mes rêves en souffrance ;

Les concrétiser enfin, sur un pas de danse.

Etreindre le jour naissant et vivre en douceur

En caressant tendrement l’élue de mon cœur.

Je veux me faire plaisir et me traiter en roi,

Je veux désormais frémir de bonheur, de joie.

N’avoir vécu jusqu’ici que pour ce prochain

Que j’aime et apprécie, m’a laissé sur ma faim.

A partir d’aujourd’hui, il n’y a que moi qui compte ;

Je remplirai ma vie de lendemains qui chantent,

Et si jamais mon choix fait quelques mécontents,

J’ai jusque là, ma foi, perdu assez de temps,

Pour en perdre encore ne serait-ce qu’un moment.

A m’attarder sur d’autres sorts, d’autres tourments.

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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 19:54

247514_10150262402637463_108605392462_8777775_5805749_n.jpgLA VIE EST UN FEU DE PAILLE

 

Les choses dont j’aimerai me souvenir,

Sont ces plaisirs simples mais gratifiants,

Qui vous font inconsciemment sourire

D’aise et de joie, rien qu’en y pensant :

Les étreintes douces d’une maman,

Lorsque les nuits d’hiver sont pesantes,

Pour son petit et fragile enfant,

Que le froid et la peur épouvantent…

Le tendre sourire d’un nouveau né

Lorsqu’il subodore la présence

De la personne qui lui a donné

La vie, au mépris de sa souffrance…

L’innocence de son premier baiser,

Arraché sans vraiment s’y attendre,

Sur le calme chemin des écoliers,

A une amie au regard tendre…

La fierté dans le regard des parents,

Le jour de votre premier salaire,

Quand celui qu’ils croient encore enfant,

Rapporte deux fois plus que son père…

Voir mon père et ma mère heureux,

Dansant joue contre joue, à mon mariage,

Dans un pays en paix, après le feu

D’une guerre, qui de leur temps fit rage.

Et pour les plaisirs que je n’ai pas eus,

Rêver reste encore un loisir,

Après avoir fait tout ce que j’ai pu

Partout où je n’ai pas pu réussir.

Fermons les yeux pour rêver d’un monde

Où la bêtise n’a plus enfin cours,

Et où les chances demeurent grandes

Pour que chacun puisse trouver l’amour. 

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3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 16:17

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Comme toi, petit ange, nous avons mordu

De façon précoce, dans le fruit défendu.

Beaucoup d’entre nous s’en mordent encore les doigts,

Et en gardent les séquelles et tout le poids.

La curiosité étant un vilain défaut,

Et toi, étant un garçon bien comme il faut,

Encore trop jeune pour aller à l’aventure,

Sur des voies dangereuses, avant d’être mûr,

Tu dois faire marche arrière, tant qu’il est temps

Et profiter du plaisir d’être un enfant.

Si tu fais un pas de plus dans cette direction,

Tu seras dans une drôle de situation,

Alors que tu n’est qu’un petit bouton de rose,

Qui de cette vie ne sais que peu de choses.

Doucement, petit ange, soit un peu patient,

Ne confond pas vitesse et précipitation !

Il viendra bien, le moment où, comme nous tous,

Tu souffriras aussi de cette folie douce,

Appelée naïvement maladie d’amour,

Qui nous fait veiller, la nuit et rêver, le jour.

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