23 février 2014 7 23 /02 /février /2014 18:08

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Dans un coin discret, beau et tranquille,

Deux très jeunes amoureux roucoulent,

Indifférents aux rumeurs d'une ville

Jadis paisible, où le sang coule.

 

 

Dans ce pays déserté par l'amour,

Des frères ennemis ont fait le jeu

Des tribuns, dont les sinistres discours,

N'ont semé, jusque là, que mort et feu.

 

Non loin de Damas, deux cœurs doux battent

Aux rythme des batteries de canons ;

Ils s'aiment fort, s'aiment à la hâte,

Comme s'ils voulaient échapper au temps.

 

Deux cœurs pris entre deux ordres du jour ;

Celui d'un régime impitoyable,

Qui s'accroche ; et celui des vautours

Aux desseins sombres, peu avouables.

 

La nuit des hommes s'abat sur Damas,

Jetant son voile sur des pans sublimes,

D'une civilisation mise à la casse,

Après Bagdad et leurs odieux crimes.

 

Deux amoureux pressés font l'autruche,

Le dos tourné à leur pays qu'on brûle,

Et pendant que d'autres remuent les bûches,

Frères et cousins sabrent les bulles.

 

Qu'arrive-t-il donc à notre monde,

Pour qu'Henry-Levy, crayon sans mine,

Souffle son haleine nauséabonde

Au nez de nos peuple qu'on extermine ?!

 

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22 février 2014 6 22 /02 /février /2014 10:50

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Où allons-nous trouver refuge, nous deux ?

Ils nous ont brouillé notre horizon ;

Notre planète se meurt sous nos yeux,

Et nos rêves d'un monde meilleur s'en vont.

 

Les adultes sont irresponsables;

Ils coupent la branche qui les porte.

Notre espoir, pour un monde durable,

Et les beaux discours sont lettre morte.

 

Le nombre d'épreuves et de conflits,

Qui sont l’œuvre de pays bien pensants,

Nous ont, avec le temps, ensevelis

Sous des montagnes de gravas et de sang.

 

Lovés dans le confort d'un Nord prospère,

Des hypocrites aident d'une main

Et de l'autre fomentent des guerres,

Dans un Sud exsangue sans lendemains.

 

Leur peur de perdre ce coûteux confort,

Les pousse à sacrifier nos gosses,

En inventant à nos pays des torts,

Alors qu'eux-même sont perclus de bosses.

 

Une dépouille, contre son fossoyeur,

N'a d'autres choix que de rester morte,

Et prier pour que, un jour, la douleur

Qu'il cause, sera chez lui plus forte.

 

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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 11:15

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Il y a peu de temps j'avais peu d'ans,

Mais encore beaucoup moins de patience ;

J'étais très précoce, comme enfant,

Puis pressé dans mon adolescence.

 

Je voulais en découdre, à vingt ans,

Rebâtir le quotidien à nouveau,

Changer les repères de mes parents

Et m'attribuer le rôle du héros.

 

Occupé à refaire l'horizon,

Avec les jeunes loups de mon âge,

Je me heurtai à l'âge de raison,

Avec pour seule arme, ma rage.

 

Le temps de mûrir, la quarantaine

Me rattrapa à l'orée du rêve ;

Je compris avec beaucoup de peine

Que, pressé, la vie est encore plus brève.

 

Alors, pour apprivoiser le sourire,

J'ai dû répudier les idées noires ;

M'éloigner de ceux réputés nuire

Et confier l'horloge au dépotoir.

 

Aujourd'hui, à quarante-douze ans,

J'ai retrouvé la paix intérieure ;

J'ai assez de sagesse, dans le fond,

Et dans la forme beaucoup de chaleur.

 

La vie est belle, en toutes circonstances,

Tant que la santé et le cœur y sont ;

Il faut qu'on s'amuse, qu'on rie, qu'on danse,

Et au diable l'horloge et le temps !

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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 17:18

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Je suis la cause de tes lacunes,

Le clou où tu accroches tes défauts ;

Tes fautes, tu m'en attribues plus d'une,

Chaque fois que tu bois un coup de trop !

 

Tu viens me dire que je suis moche,

Sans égards, pour celle qui t'a aimé ?

Certains mots feraient pleurer la roche,

Sais-tu, toi qui ne réfléchis jamais ?

 

Tu dis ça à celle qui t'a donné

La primeur de sa tendre jeunesse,

La crème de ses plus belles années...

Lâchement tapi derrière l'ivresse ?

 

Tu t'es regardé dans une glace,

Être sans cœur, sans nulle qualité ?

Le temps qui m'a dépourvue de grâce

Est moins à blâmer que ta nullité !

 

Porter un compagnon aussi ingrat,

Une vie durant, a été pour moi

Pire que de porter à bout de bras,

La plus lourde, la plus injuste croix !

 

Ton insensibilité n'a d'égal

Que tes pitoyables performances,

Et tes prétentions de dominant mâle

Cachent mal tes nombreuses carences !

 

Merci de faciliter ma tâche

En ayant ouvert les hostilité.

Après une phrase aussi lâche,

Je t'abandonne à ta médiocrité !

 

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16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 21:32

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La clé de voûte d'un cœur qui aime,

Ce ne sont pas les mots qu'il fait dire,

Ni les doux regards choux à la crème,

Décochés à ceux qu'on a pu choisir.

 

Le point d'ancrage de deux cœurs épris,

Ce ne sont pas les somptueux présents

Que l'on offre, bien qu'étant hors de prix,

A ceux qui nous font perdre la raison.

 

L'ancre qui fixe le cœur à coup sûr,

Ce ne sont pas non plus les caresses,

Où l'estocade, qui vient conclure

Une nuit d'amoureuses prouesses.

 

La fusion de deux cœurs c'est le baiser,

Long, tendre, passionné et langoureux,

Qui fait fondre avant de vous griser,

Puis vous laisse affaibli mais heureux.

 

Le baiser va au devant de l'âme,

Il est cette sonde infaillible,

Par laquelle notre cœur réclame

L'essence de ceux qu'il prend pour cible.

 

Qui n'a jamais connu la profondeur

Des baisers qui donnent le vertige,

N'a aimé que d'une moitié du cœur,

Et n'a eu de la fleur que la tige.

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16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 15:14

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Femme, je suis pareille à une rose ;

Et comme une rose, j'exige des soins.

Si entourée d'amour, je suis en symbiose

Avec vous et peux satisfaire vos besoins.

 

On ne peut prendre ma beauté pour acquise,

Ni prétendre m'aimer puis me planter dans un coin,

A l'abri des regards et de la douce brise,

Jalousement cachée dans l'angle le plus loin.

 

M'avoir a été, pour vous, une fin en soi.

Malgré le piège de vos mots et vos sourires,

J'ai vite compris qu'il fallait mettre une croix,

Sur ce qu'il me restait encore à découvrir.

 

Votre conception de l'amour est égoïste :

Je ne suis là que pour vous aimer et servir,

Et si, au fil du temps le doute persiste,

Pour le tuer, vos regards peuvent suffire.

 

Geôlier de mon cœur, auteur de ma souffrance,

Il y a plus de douceur dans la solitude,

Que dans notre contraignante coexistence,

Et ce qu'elle m'inflige comme servitude !

 

Aujourd'hui, forte d'une longue expérience,

Compagnon de mon infortune, je vous dis :

Où vous devenez une agréable présence,

Où je livre votre souvenir à l'oubli !

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15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 17:44

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Il ne faut pas m'en vouloir, si je suis jaloux ;

L'amour pour moi est exclusif.

Rien qu'à l'idée de te perdre, je deviens fou

Je grogne et sors mes griffes.

 

Celui qui gît sur la neige, entrailles au vent,

Ne mérite pas ta peine ;

Il rodait chaque nuit, jusqu'au soleil levant,

Mû par l'envie et la haine.

 

Non, je ne suis pas un monstre, rassure-toi.

Je n'ai fait que te défendre ;

Je n'avais pas le choix... C'était ou lui ou moi,

Ton cœur n'était pas à vendre !

 

J'ai longtemps battu la steppe, solitaire,

Comme un paria, sans âme sœur.

Je ne pouvais fermer les yeux et me taire

Et me laisser voler ton cœur.

 

Un loup qui s'approche de toi est un loup de trop,

Il lui faut passer sur mon corps ;

S'il veut, avec ma louve, faire de vieux os,

Il faudra qu'il me tue d'abord !

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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 17:48

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Je sens derrière certains sourires,

Parfois, malgré l'attitude amicale,

Des ondes négatives, à frémir

de malaise... à se sentir très mal !

 

La haine peut détruire son auteur,

Alors qu'il est plus facile de s'aimer.

Aimons-nous donc sans crainte et sans peur ;

Ça ouvrira pas mal de portes fermées.

 

Aimons ceux qu'on aurait voulu chérir

Mais vers lesquels on n'a fait aucun pas ;

Et ceux qui ont perdu le sourire

N'ayant connu que des gens pas sympas.

 

Aimons celui qui a causé du mal,

Et celui dont le cœur s'est endurci ;

Cela le rendra peut-être normal

Et moins enclin à causer des soucis.

 

Aimons ceux qui n'ont pas eu la chance

De croiser sur leurs chemins l'âme sœur ;

Et ceux qui n'ont connu que la souffrance,

D'être comme l'ortie au milieu des fleurs.

 

Aimons notre prochain, sans s'arrêter

Sur sa couleur ou sur sa religion ;

Aimons tous les vivants de la Terre,

Quelles que soient leurs idées, leurs opinions.

 

Aimons chacun, dans sa différence,

Sans jamais essayer de le changer ;

Si nous refusons à l'autre sa chance,

Notre humanité est en danger.

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9 février 2014 7 09 /02 /février /2014 10:31

1517529_662536687147069_883508924_n.jpgGRACE A DIEU, LES FOYERS DE HAINE ENCORE AMBULANTS, ENCORE INFLUANTS, SONT UNE INFIME MINORITE'...

 

 

Plus on fait d'efforts, pour tourner la page,

Plus les tristes artisans des colonies

Montent au créneau, bouillonnant de rage,

Sapant nos chances de vivre en harmonie.

 

De vieux bourreaux ont l'outrecuidance

D'élever la voix, à chaque occasion,

Mettant à rude épreuve la patience

De notre indépendante jeune nation.

 

Silence, vous allez réveiller nos morts !

Ne suffit-il pas de les avoir tués ?

Faut-il encore attribuer des torts

A ceux que votre mission a spolié ?

 

Faute de faire amende honorable,

Ou de dire à l'Histoire pardon,

N’occultez pas notre sang sous le sable

Comme dans l’arène celui du taurillon !

Peut-on traiter d'ingrats, ceux qui se cabrent

Contre un hôte qui fait main basse

Des biens de qui l'accueille, au fil du sabre,

Puis, hardi, crie haro à la masse ?

 

Comment pouvez-vous, sans rouge au front,

Aspirer au rôle de bienfaiteurs,

Vous qui, par la terreur et par le sang,

Avez bâti sur nos corps votre grandeur ?

 

Notre humain penchant à pardonner

Un siècle d'humiliante occupation,

Ne veut pas dire qu'on a abandonné

Le droit de crier notre consternation.

 

N'utilisez pas le droit d'aînesse,

Pour injecter votre subtil venin

A nos deux innocentes jeunesses,

Qui aspirent à de beaux lendemains !

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7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 21:32

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Pardon, ma mère! Je ne t'ai pas vue partir,

Occupé que j'étais, à prendre pour acquis tout,

Ma force de l'âge, ton éternel sourire,

Et le mal que tu t'es toujours donné pour nous.

 

Pardon ! Comme tu n'as jamais rien demandé

En retour, pour tes larmes et tes nuits blanches,

Si les preuves d'amour qu'on dit t'avoir gardé,

Sont rares et nos étreintes moins étanches.

 

Pardon de t'avoir tout pris, jusqu'à la santé,

Et d'avoir rarement jugé nécessaire,

D'être plus perspicace, lorsque tu mentais

Sur les vraies raisons de tes rares colères.

 

Pardon d'avoir été, comme tous les enfants,

Égoïste, soucieux de mon exclusif confort ;

Pardon de t'avoir négligée au fil des ans,

Te livrant à la solitude puis la mort.

 

Pardon de n'avoir pas su comprendre à temps

Qu'en tant que maman, tu n'étais pas éternelle,

Et que l'amour qui t'était dû de ton vivant,

Ne sert à rien, maintenant que tu es au ciel.

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