9 août 2014 6 09 /08 /août /2014 15:39

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Le bonheur n'est jamais entier,

si on ne peut le partager ;

En amour comme en amitié

Sourire n'a de sens qu'échangé.

 

Être beau est vain sans un regard

Qui brille de vous voir resplendir,

Qui vous suit du matin au soir

Heureux de vous voir sourire.

 

Quel sens peut avoir la bonté

Si elle ne peut pas s'exprimer ?

Quoi de plus sombre que l'été,

Si on n'a personne à aimer ?

 

Bien sûr que si tu te résignes

Et te contentes de geindre,

L'autre restera indigne,

Et le pire sera à craindre.

 

Combien de fleurs belles à ravir,

Ont poussé puis, seules dans un coin,

Se fanent avant de mourir

Sans faire le bonheur de quelqu'un ?

 

Non, la vie n'est pas injuste ;

Tes chances sont encore intactes.

L'espoir est toujours robuste,

Si on passe des pleurs aux actes.

 

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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 18:09

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(Lettre que devrait écrire une amie égarée à son mari)


J'étais aveugle, le cœur plus gros que la tête !

Une femme qui se sent belle et voulue,

Veut toujours séduire et faire la fête ;

Elle jette sur le monde entier son dévolu.

 

Comme une folle, j'étais partie chercher ailleurs

Le grand bonheur, tout en le laissant derrière ;

J'ai cru qu'avec les autres il serait meilleur

Que le bonheur de mes enfants et leur père.

 

Toutes mes amours n'étaient que feux de paille,

Les hommes aux belles paroles sont trompeurs ;

Il n'y a dans leurs promesses rien qui vaille

La peine d'hypothéquer ses rêves et son cœur.

 

Je me retrouve seule, après mille promesses,

Le cœur en mille morceau, l'âme meurtrie,

J'ai mille fois souffert, mille fois rompu ma laisse,

J'ai bâti un désert que je remplis de cris.

 

Pardon d'avoir foulé le cœur qui m'a donné

L'amour, des années durant, sans jamais faillir !

J'espère qu'un cœur aussi grand peut pardonner

A celle qui souffre plus qu'elle ne l'a fait souffrir.

 

Il est dur de faire taire une mémoire

Marquée au fer rouge de l'ingratitude,

Mais, connaissant ton bon cœur je garde l'espoir,

De te voir, à mon égard, changer d'attitude.

 

 

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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 11:57

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Musulmans de tout bord, que vous arrive-t-il,

Pour en être là à vous entre déchirer ?

Pourquoi tomber dans les pièges est si facile,

Lorsqu'on vous désigne des frères à massacrer ?

 

Cette tare, est-elle congénitale ?

Faut-il que vous donniez cette image de vous ?

Le monde vous voit comme une source de mal,

Parce que vous vous comportez comme des fous !

 

Vous êtes les plus faciles à embobiner ;

L'ennemi vous tourne les uns contre les autres.

Vous êtes des frères prompts à s'exterminer,

incapables de reconnaître les vôtres !

 

Il y a quatorze siècles, de preux cavaliers,

Étaient arrivés chez nous, porteurs de valeurs

Tellement nobles, qu'on s'était tous ralliés

A eux, pour partir à la conquête des cœurs.

 

Tariq, l'Aurèsien, brûla ses bateaux de guerre,

Coupant la retraite à ses hommes héroïques.

Ses fiers et redoutables guerriers berbères,

Avaient conquis pour vous les terres Ibériques ;

 

Des musulmans intègres en ont fait une terre

Où fleurirent le savoir et la connaissance ;

L'Andalousie, péninsules des lumières,

Devenait ainsi source de toute science.

 

Qu'en avez-vous fait, Roitelets de nos misères ?

La chute de Grenade et vos débâcles,

Ne sont-elles pas suffisantes comme calvaire ?

L'Orient qui brûle, n'est-ce pas un oracle ?

 

Nous en sommes, aujourd'hui, à nous demander,

Lorsqu'on voit ce dont sont capables vos mutants,

S'il n'est pas plus infamant, pour nous, de compter

Comme frères de culte de ces fils de Satan ?!!

 

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29 juin 2014 7 29 /06 /juin /2014 11:21

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La finalité du jeûne, en ce mois sacré,

Ne consiste pas à manger tel un chancre !

Si tu crois qu'on jeûne pour ensuite s'empiffrer,

C'est que tu es un incorrigible cancre !

 

Tu n'as de la piété que quelques rudiments,

Tu es égoïste, fainéant, gourmand et roublard ;

Ta table qui pourrait nourrir un régiment,

Nourrit les poubelles, les rats et les cafards.

 

Tu es un monstre, une fois sans nourriture ;

Tes regards haineux lancent des étincelles.

Au volant, tu te transformes en pourriture,

Tu conduis comme un fou et deviens cruel.

 

Tu es la bête à sa plus simple expression,

Prête à tuer, quand elle a le ventre creux.

Diable le jour, le soir tu es la dévotion,

Au bout d'un mois, tu es dans un état est piteux.

 

Petite nature aux grandes prétentions,

Ta privation conjoncturelle est l'image

Du quotidien vécu par certaines nations,

Chez lesquelles la famine fait des ravages.

 

Puisque t'abstenir de boire et de manger,

Pendant ce mois, quelques heures de ta journée,

Fait que tu deviennes pour autrui un danger,

Broute donc, comme pendant le reste de l'année !

 

La privation devrait, outre purger ton corps

Et bannir les excès qui nuisent à ta santé,

Face à la tentation, te rendre plus fort

Et semer dans ton cœur une graine de bonté.

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22 juin 2014 7 22 /06 /juin /2014 15:09

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Ce n'est pas par simple mélancolie

Que j'ai mal, en pensant aux années tendres ;

Lorsqu'enfants, sur les chemins de la vie,

Nous avions des rêves à revendre.

 

Les belles années, je crois, sont derrière,

Celles où nous étions pauvres mais heureux ;

Notre école était parfois buissonnière,

Et nos ventres creux une fois sur deux.

 

Noueux comme des sarments de vigne,

Notre terrain de jeu c'étaient les rues,

Nous étions pauvres mais étions dignes,

Génération de seigneurs aux pieds nus.

 

Nous étions les enfants du tout possible,

Nés pour porter le monde à bras-le-corps ;

Le Coran, la Torah et la Bible,

N'étaient pas encore le fuel de la mort.

 

La musique n'était pas de synthèse,

Au temps des crooners et des paroliers ;

Les compositeurs étaient balaises

Et alignaient leurs notes sur des portées.

 

Les lettres d'amour étaient parfumées

Et les femmes traitées avec égards ;

Les pantalons au sourire du plombier*,

Auraient, en ce temps là, semblé bizarres.

 

C'était beau, à cette époque, d'être enfant,

Tous les rêves fous étaient alors permis ;

Tout avait un rythme, même les saisons,

La terre était notre Éden promis.

 

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11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 21:03

 

1660889_662598903807514_1167579582_n.jpgA un ami que le divorce a démoli...

 

Ma douleur est à nulle autre pareille ,

Il n'y a pas de mots pour la décrire ;

En perdant mon fils, je perd le sommeil

Et découvre le sens du mot souffrir.

 

La nuit, quand je m'apprête à dormir,

Et que ton image vient s'interposer,

Je souffre en silence et me déchire,

Et perd tout espoir de me reposer.

 

Mon enfant, mon innocente brûlure,

Victime d'une guerre entre conjoints,

Quoi de plus triste comme déchirure,

Que de voir son bébé partir très loin !

 

Les adultes s'aiment puis, tels des enfants,

Brûlent les cabanes de leurs ébats ;

Leurs amours ne résistent pas au temps,

Et leurs étreintes deviennent combats.

 

Chair de ma chair, tendre créature,

Tu es petit et as besoin d'une mère,

Et même si je trouve le verdict dur,

Je ne peux que l'accepter et me taire.

 

Dans notre drame, les torts sont partagés,

Deux adultes s'aiment puis se séparent,

La vie est ainsi, qui peut la changer,

Même si on meurt avec chaque départ ?!

 

Je souffre de ne pas te voir grandir

Au quotidien et te couvrir d'amour ;

Je souffre de ne pas pouvoir te dire

La tristesse de mon solitaire parcours.

 

Mon fils, mon cœur séparé de mon corps,

Blessure béante en train de saigner,

Sans toi, je peux aussi bien être mort,

Qu'on m'achève donc, pourquoi m'épargner ?!

 

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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 21:45

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Il pleut dehors, mais une bienfaisante chaleur

Me fait sourire béatement dans mon coin ;

J'ai assez d'énergie et d'amour dans le cœur

Pour croire que les idées noires sont bien loin.

 

Dans cette salle d'attente de l'aéroport,

Le calme planait, aidant à la réflexion,

Et pendant que l'hiver glacial régnait dehors,

Je rêvais d'agrumes et de fruits de la passion.

 

Le vol qu'on attendait ayant pris du retard,

Les passagers essayaient de tromper l'attente ;

Ils faisaient les cent pas ou devenaient bavard,

Autour d'une hôtesse de moins en moins patiente.

 

Une femme seule, les yeux brouillés de larmes,

Posa son sac à côté de moi et s'assit.

Bien loin de l'hôtesse et du vacarme,

Elle se concentrait sur l'objet de ses soucis.

 

Dans le vol que nous prîmes, nous étions voisins,

Mais elle fit le voyage tournée vers le hublot,

Sur ce long courrier nous n'étions que quelques uns,

En classe affaire, pour raison de boulot.

 

Son chagrin et la tristesse de sa mine

Étaient telles que tous s'en rendirent compte ;

Elles déteignirent sur toute la cabine,

Rendant l'atmosphère qui y régnait pesante.

 

Puis-je vous être d'une quelconque aide ?

Lui demandai-je, dans un élan spontané.

Sa tête tourna sur une nuque raide,

Montrant des traits que la joie a abandonné.


M'aider ? Dit-elle, c'est gentil de votre part,

Mais personne ne peut rien pour moi, à présent ;

Quand sonne l'heure fatidique du départ,

Il faut faire ses bagages et lever le camp !

 

Elle me regarda un instant puis se tourna,

Mais mon regard sur le hublot fixant le sien,

L'insistance qu'elle dut y lire l'étonna

Elle se retourna et dit, articulant bien :

 

Que pourriez-vous faire pour quelqu'un qui se meurt...

Quelqu'un qui retourne mourir parmi les siens ,

Après une vie passée à poursuivre un leurre...

Cherchant je ne sais quoi, se démenant en vain ?

 

La quarantaine et en phase terminale...

Les poumons atteints, j'ai quelques mois de sursis !

Celle-ci est pour moi la dernière escale...

La mienne est une condamnation sans merci !

 

Son regard insistant était comme un grappin

Venu accrocher mon cœur à travers mes yeux,

J'ouvris la bouche mais il n'en sortit plus rien,

J'eus mal à l'estomac ; les sucs y mirent le feu.

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7 juin 2014 6 07 /06 /juin /2014 13:09

Sharon-Stone-35.jpg

 

A l'arbre de la vie est accrochée,

Au sommet, au dessus de tous les fruits,

Une pièce bien mûre, très haut perchée,

Qui prend le soleil sans faire de bruit.

 

Sa saveur, à nulle autre pareille,

Sous une peau moins tendue mais douce,

A eu le temps de prendre le soleil,

Au fur et à mesure qu'elle pousse.

 

Il est de ces sublimes fruits divins,

Dont le goût s'affine avec le temps,

Et qui, à la manière des grands vins,

Prennent de la valeur au fil des ans.

 

Comparée à la beauté d'un fruit ferme,

Qui séduit l’œil et trompe le palais,

La sienne s'est faite sur le long terme

Et la place au dessus de la mêlée.

 

Qui opte pour le fond au lieu de la forme,

Risque de rater la beauté réelle.

L'insecte qui, séduit, prend son élan

vers la bougie, se brûle les ailes.

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31 mai 2014 6 31 /05 /mai /2014 11:30

Image-41-.jpgPoème puisé dans le regard triste de ma mère, au retour du cimetière, après l'enterrement de mon regrété père...

 

 

Je reviens dans notre chambre

où tout pleure ta présence...

La lumière s'est faite ombre...

Ma boussole a perdu le sens.

Compagnon de mes nuits froides,

ton souffle chaud et cadencé

berçant mes sommeils malades,

laisse derrière des draps glacés.

Mes fièvres seront désormais

aussi froides que ton marbre

et mes racines enterrées

ne nourriront plus mon arbre.

Tel un voilier sans gouvernail,

voguant à la merci des flots,

mon cœurrenie mes entrailles

et palpite en porte-à-faux.

Peut-on demander à un corps

dont on vient d'arracher le cœur,

de persévérer dans l'effort,

même privé de l'âme sœur?!

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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 20:40

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Ils ne sont plus de ce monde, les poètes ;

Les derniers sont partis avec Rimbaud.

Tous leurs combats et toutes leurs quêtes,

Les ont accompagnés dans le tombeau.

 

Ils sont tous partis la main sur le cœur,

Le cœur serré d'avoir prêché en vain.

Victimes de la haine et de la peur,

Leur seule arme était l’alexandrin.

 

Les vers et les rimes, sont impuissants,

Face au nombre de sites virtuels

Qui ont fait de nos gosses des mutants,

Et de l'Internet une arme cruelle.

 

Le pauvre poète, riche de ses mots,

S'en sert comme arme quand il s'élève

Contre la laideur, en faveur du beau,

Et comme refuge, quand il rêve.

 

Les poètes dont les vers nous ont guidés,

De la maternelle à l'âge adulte,

Pleureraient, de voir nos esprits vidés

Au profit d'un Net devenu culte.

 

Le monde a mal ; la rime se meurt ;

Nos sentiments ne sont qu'émoticomes.

Oubliées, les belles Lettres pleurent ;

Les « clics » ont fait de nous des sous-hommes !

 

Personne ne lit, à quoi bon écrire ?

Les images ont tués le verbe,

Et condamné le livre à mourir.

Les poètes ont été fauchés en herbe !

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