9 avril 2015 4 09 /04 /avril /2015 17:51

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Ici bas, parmi les belles,

Il est des créatures de songes,

A qui il ne manque que des ailes,

Pour concurrencer les anges.

 

On les caresse du regard,

Elle consentent, baissant les yeux ;

On pousse plus loin nos espoirs,

La pudeur met leurs joues en feu.

 

Le bien être que l'on ressens,

Quand elles sont dans les parages,

Nous rappelle tous les encens

Et les parfums de nos jeunes âges.

 

Sans la féminine présence

Des femmes de leur espèce,

Il est normal que l'on renonce

A gaspiller nos caresses.

 

A quoi sert-il que l'on persiste,

S'il n'y a rien qui ressemble,

A leurs lèvres qui résistent,

Puis cèdent aux nôtres qui tremblent.

 

Comparé à leurs corps rebelles,

Je doute qu'il puisse y avoir,

Des étreintes plus sensuelles

Que les leurs, dans nos nuits noires.

 

Le jeu auquel elles se prêtent,

Longtemps avant de consentir,

Transforme les ébats en fête,

Lorsque leurs sens enfin chavirent.

 

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7 avril 2015 2 07 /04 /avril /2015 11:28

1660889 662598903807514 1167579582 nà ma tante...

 

Vous étiez deux moitiés

D'un bel amour entier.

Puis l'ennui vint régner,

Sur ton foyer soigné.

Après quelques années,

Passées à ronronner,

Au coin du feu sacré,

D'une idylle consacrée,

Par les liens du mariage,

Qui use avec l'âge,

Tu enjambas le mur,

De la lente usure.

Soufflée par le mistral

Des amours qui ont mal,

On t'a vue t'en aller,

Tel un ange ailé,

De ce pas hésitant,

Propre aux débutants,

Fuyant ta destinée,

De compagne condamnée

A soigner la patine,

De la triste routine.

Sourde à ses prières,

Tu l'as laissé derrière,

Car convaincue qu'ailleurs,

L'herbe était meilleure.

Loin de ton casanier,

L'air serait printanier,

Pensais-tu en dansant,

Avec chaque garçon.

Tu rêvais en couleurs,

En ignorant la peur ;

Au fil de tes amants,

  Au demeurant charmants,

Tu allais apprendre,

Qu'on ne peut rien attendre

d'hommes dont l'horizon

S'arrête au pantalon.

Sous leurs belles apparences,

Tu trouves peu de substance.

La leçon fut dure.

Déçue par l'aventure,

Tu fis marche arrière,

Vers tes anciens repères.

Tes remords t'ont guidée

Vers un foyer vidé :

Lassé de te pleurer,

Ton homme s'est tiré.

La morale de l'histoire,

C'est à toi de la voir !

Toi qui lit cette page,

Garde-toi des mirages ;

Que la vie reflète...

Ils font perdre la tête !

 

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5 avril 2015 7 05 /04 /avril /2015 17:41

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Par hasard, au tournant d'une cuite,

Je l'ai croisée, tout sourire dehors ;

En temps normal, j'aurais pris la fuite,

Au lieu de ça, nous tombâmes d'accord.

 

Depuis lors, on se voit avec plaisir,

Au gré de nos rares retrouvailles ;

L'humour jette les bases du désir

Et permet d'exulter, après ripailles.

 

Il est si attachant, ce ptit lutin,

Se passer de lui est difficile ;

Tout bien réfléchi, il est un butin

Concédé par un sort imbécile !

 

Il n'est pas un modèle de beauté,

Mais il a, comme botte secrète,

Beaucoup d'enthousiasme et de santé

Et une sensualité discrète.

 

Qui le connaît n'a qu'une idée en tête :

Lui faire une grosse étreinte,

Le couvrir de câlins et faire la fête,

En s'imprégnant de sa gaieté non feinte.

 

Belles de nuit, prenez-en de la graine,

Vous qui, malgré vos charmes, êtes seules ;

Les personnes sympas, même vilaines,

A force de sourire, ont de la gueule !

(Toute ressemblance avec des personne réelles ou ayant existé ne peut être que fortuite, ce poème étant une pure fiction ;)

 

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4 avril 2015 6 04 /04 /avril /2015 14:50

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J'ouvre mes yeux d'enfant émerveillé

Et les laisse effleurer, discrètement,

Les contours de ta durable beauté,

Qui semble réussir à figer le temps.

 

Ton regard est tel un sortilège,

Savamment jeté par le créateur ;

Il est, pour l'admirateur, un piège

Dont le secret est l'infinie douceur.

 

Ton généreux sourire mérite

D'être l'étendard de la tendresse ;

Ta présence est une invite

A revisiter l'art des caresses.

 

A te voir, on en arrive à penser

Qu'il est normal qu'il y ait des guerres...

Ceux qui t'ont vue, ne peuvent renoncer

Au rêve de t'avoir pour partenaire.

 

Les plus pieux pourraient, à certains moments,

Considérer qu'il est peu charitable,

de t'avoir faite source de tourments,

Puis mise hors de portée de leurs semblables.

 

Ceux hardis courtiseraient la chance,

D'être pris dans les filets de tes yeux,

Puis chercheraient dans ton cœur la clémence

D'aimer en eux la créature de Dieu.

 

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29 mars 2015 7 29 /03 /mars /2015 21:21

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Combien je souffre de te voir souffrir,

Toi que je croyais vouée au bonheur ;

Tu avais pourtant beaucoup à offrir,

A ce compagnon de piètre valeur.

 

On ne voyait que vous ; vous étiez deux :

Un couple auréolé de lumière ;

Il vous suffisait de fermer les yeux,

Pour prendre possession de l'univers.

 

Tu semblais heureuse pour l'éternité.

Hélas, parfois il suffit de si peu,

Pour qu'un triste manteau d'obscurité,

Vienne s'abattre sur les jours heureux.

 

Aujourd'hui, livrée à la tristesse,

Les vieux coins du souvenir, où tu erres,

Qui étaient porteurs de grandes promesses,

Ont un goût amer, en solitaire.

 

On souffre, même sur un tapis de fleurs,

Quand la place à nos côtés est froide.

A quoi servent le faste et les douceurs,

Quand le cœur, resté seul, est malade ?

 

Tu relis les notes de la mémoire

Et mesure l'ampleur de ta perte,

Chaque ligne, chaque mot, chaque espoir,

Lancinent comme autant de plaies ouvertes.

 

Tes jolis traits encore pleins de charme,

Ressemblent à un jardin dévasté

Par de multiples averses de larmes,

Venues pour en éroder la beauté.

 

Je suis impuissant, face à ta douleur,

Et bien que prêt à tout, ma chère amie,

Quand il s'agit de problèmes de cœur,

On ne peut être juge et partie.

 

Les gares de la vie ont d'autres trains

Que celui qui vient de te débarquer,

Sois patiente, il y aura un prochain,

Mais réfléchis avant de t'embarquer !

 

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29 mars 2015 7 29 /03 /mars /2015 08:22

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Comment séparer l'amour du désir,

Quand la fièvre des sens, brouille les couleurs ?

Comment distinguer l'empire du plaisir,

De celui qu'a la passion sur les cœurs ?

 

Ânonnait l'ami, en ébriété ;

Fixant l'objet de sa perplexité.

 

Les humains cherchent toujours leur binôme,

Dès que leur genre est à l'évidence ;

C'est toujours par instinct que les hommes

Optent, quand entre deux choix ils balancent.

 

Répondis-je, en cherchant bien mes mots,

Pour définir ce sentiment trop beau.

 

Quand il leur arrive de croiser l'amour,

Ils n'est pas nécessaire qu'ils réfléchissent,

Le sang dans leurs veines ne fait qu'un tour

Leurs langues se lient, leurs jambes fléchissent.

 

Postillonna-t-il, parlant dans son verre,

Le regard déjà flou, fixant la terre.

 

Quand le cœur s'éprend, il occulte la chair,

Un lien très subtil unit les âmes ;

Les sens, à l'écoute, doivent se taire

Ce n'est qu'après que le corps se pâme.

 

Rétorquai-je, pensif, content de moi-même,

Sûr d'avoir bien défini ceux qui s'aiment.

 

Je trouve les questions de cœur complexes,

Je ne suis pas fort, pour parler d'amour,

Au moins quand il ne s'agit que de sexe,

C'est l'instinct qui guide, pas besoin de cours.

 

Conclut-il, la langue en train de fourcher ;

C'est l'heure, me dis-je, d'aller nous coucher.

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27 mars 2015 5 27 /03 /mars /2015 22:44

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Le drone d'un pays civilisé,

Survolait discrètement une région

D'un pays pauvre qu'on a diabolisé,

Puis donné en pâture aux légions.

 

Il largua sa charge sur un village,

Soupçonné d'abriter des terroristes,

Parmi les victimes de tout âge,

Il y eut la vieille mère d'un fumiste.

 

Non loin de là, un pays pétrolier,

Dont le tyran contrariait les desseins,

D'un occident puissant, fou à lier,

Fut soumis à un printemps très malsain.

 

Parmi les centaines de victimes,

Que la manipulation mit en piste,

Dans un appel éhonté au crime,

Il y eut le frère d'un hitiste.

 

Un peu partout, dans le proche Orient,

La colère qui couve fut exploitée,

Pour provoquer, puis lâcher les avions

Sur les dictatures qu' « ils » ont enfanté.

 

Les fils des morts, leurs frères et proches,

Qui, de douleur, perdent parfois la raison,

N'ayant pas des cœurs taillés dans la roche,

Cultivent la haine pour l'ordre malfaisant.

 

Partant de là, il devint facile

Pour les opportunistes de tout bord,

De recruter des tueurs dans nos villes,

Puis de les envoyer semer la mort.

 

Un ordre du jour dont l'exécution

N'est possible qu'au détriment d'autrui,

Ne peut qu'apporter malheur et tension

A celui qui en récolte les fruits.

 

Votre raison n'est pas la meilleure,

La raison réprouve le désordre ;

Même un rat, à force d'avoir peur,

Finit par se retourner et mordre !

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24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 09:36

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Toi, l’aînée, que je surpris un beau matin,

Penchée sur une grille vierge de sodoku,

Les trait tirés, à cause d'un sommeil taquin,

Lasse, cheveux défaits, geste lent, regard flou...

 

Toi la rose qui avait fait battre tant de cœurs,

Qui n'a rien fait d'autre qu'aimer, sur ton parcours ;

Toi dont le jour est long et la nuit faite de peurs,

Qui revient d'un Amour dont tu as fait le tour...

 

Toi pour qui les amants ont trahi leurs promesses,

Et les horizons se sont révélés couverts ;

Toi qui n'a besoin désormais que de tendresse,

Pour n'avoir rencontré que des amours menteurs...

 

Toi qui garde au fond de ton joli regard,

Pour les autres, une infinie indulgence ;

Toi qui caresse, incorrigible, l'espoir,

Et qui refuse ce céder à la méfiance...

 

Je te vois, malgré les coups reçus, sereine,

Le sourire figé sur des commissures hautes,

Dignes d'une généreuse souveraine,

Qui se retourne sur un parcours sans fautes.

 

Je te salue, chapeau bien bas, et je me dis

Que la femme demeure dépositaire

De nos derniers espoirs, dans ce monde maudit,

Où les hommes ont crée l'enfer sur terre !

 

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21 mars 2015 6 21 /03 /mars /2015 15:54

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Ma mère, ce puits de tendresse remblayé

Un jour par la faucheuse, sans aucun égard

Pour un cœur d'enfant qui reste seul, endeuillé,

Sur les quais de la vie, assommé et hagard !

 

Aujourd'hui, devant ta tombe, assis sous un arbre,

Je médite sur cette fête des mamans,

Et faute de mère, j'embrasse du marbre,

Tout en te pleurant comme un petit enfant.

 

Pourquoi les roses doivent-elles s'épanouir,

Si quelque temps après elles doivent se faner ?

Pourquoi ceux qui nous sont chers doivent-ils partir,

Rendant plus pénibles nos dernières années ?

 

Dieu sait pourtant qu'un homme n'est rien qu'un gosse,

Qui se réchauffe aux souvenirs de sa mère,

Et qu'une fois qu'il met celle-ci dans la fosse,

Son cœur est dans la dernière pelletée de terre !

 

J'ai toujours répété que la vie est belle,

Mais j'avoue être assailli par le doute,

Quand je pense à quel point le sort est cruel

D'avoir glissé la mort au bout de notre route !

 

 

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21 mars 2015 6 21 /03 /mars /2015 08:27

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LE BONHEUR N'EST COMPLET...

 

Quand le ciel est bleu, que le temps est beau ;

 

Quand vous êtes heureux, le moral bien haut,

 

Il vous manque ce peu, pour pouvoir fleurir,

 

Qui est d'être deux... d'avoir à qui le dire !

 

 

 

Quand vous êtes fort, et vous l'emportez

 

à rebrousse sort, contre l'adversité ;

 

Vous restez encore, une simple unité,

 

Un bateau sans port, sans l'autre moitié.

 

 

 

A qui confier un cœur, en proie au doute,

 

Quand on croise la peur, en pleine route ?

 

Sans l'âme sœur, on se sent égaré...

 

Sans touche de douceur, on est désemparé.

 

 

 

La vie manque de sel et n'est équilibrée

 

Que si le beau, la belle, trouvent pour qui vibrer ;

 

Alors pourquoi partout des âmes solitaires,

 

On toujours un mal fou à compléter la paire ?

 

 

 

Plaît-il au créateur de voir certains souffrir

 

De n'avoir aucun cœur qui puisse les chérir ?

 

Il serait plus clément de nous créer par deux

 

Mâles et femelles aimants, nés pour être heureux !

 

 

 

Toi l'ami solitaire qui te demande parfois

 

Pourquoi on est sur terre, chacun seul sous sa croix,

 

J'écris tes mots en vers, pour leur donner du poids,

 

Car je crois, mon frère, que l'amour est un droit !

 

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