Mercredi 30 mai 2012 3 30 /05 /Mai /2012 16:36

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Le cœur vibre au rythme des saisons,

Avec, toutefois, une constante :

Il bat pour l’autre, à tort ou à raison.

Les traits de son visage le hantent.

 

Au printemps, tel un arbre, il perd ses fleurs,

Et refuse de les voir devenir fruits,

En l’absence de l’élue de son cœur,

Pour en savourer le goût avec lui.

 

En été, sans elle, le soleil glisse

Inutile, sur son monde glacé.

Ses rayons deviennent froids et finissent

Par abandonner la partie, lassés.

 

En automne, un regard aux alentours,

Bute sur la grisaille qui s’installe.

Les feuilles mortes rappellent l’amour

Et la nudité du décor fait plus mal.

 

Quand le cœur de l'hiver, chargé, déverse,

En rafales, ses gouttes salutaires,

L’amour solitaire noie dans l’averse

Des larmes, son chagrin millénaire.

 

Lorsqu’on a le palpitant fragile,

On a l’apanage de la douleur.

Un rien ébranle le cours tranquille

De notre raison guidée par le cœur.

Par eachman
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Jeudi 24 mai 2012 4 24 /05 /Mai /2012 11:58

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Si le temps avait été un mortel,

Je lui aurais déclaré la guerre,

Pour avoir pris à partie les plus belles

D’entre nos femmes, amies et mères.

Il aurait payé pour la constance

Avec laquelle il s’applique à creuser

Les traits qui ont bercé mon enfance,

Quand ma mère souriait amusée,

Par mes frasques et ma turbulence,

Et malgré sa mine désabusée,

Restait toujours d’égale indulgence,

Face à son petit ange grisé.

Je lui aurais demandé des comptes,

Pour avoir défraîchi ma compagne

Et sans aucun regret, aucune honte,

Se rire de sa jeunesse qui s’éloigne.

Je l’aurais traité sans ménagement,

Pour avoir transformé les doux enfants,

Couvés et chéris des années durant,

En d’imprévisibles adolescents.

Je l’aurais combattu, car ceux que j’aime,

Portent les marques de son passage

Et ne sont désormais plus les mêmes,

A l’usure, sous le poids de l’âge.

Comment la victime peut-elle pardonner

D’être aussi injustement abusée,

Jour après jour, année après année,

Par celui dont le but est de l’user ?

Devant les glaces, mâles et femelles,

Comptent les traces, sur leurs visages,

De ses fines griffes sûres et cruelles,

Qui vont multipliant les outrages.

Par eachman
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Jeudi 17 mai 2012 4 17 /05 /Mai /2012 21:37

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Ne te fais pas petite, tu es une merveille,

Il bouge, il s’agite, les minus sont pareils.

Et si ton cœur palpite, dis lui de faire son deuil,

De ceux qui ne méritent pas de franchir son seuil !

Ne t’en fais pas, ma belle, s’il n’a rien remarqué ;

Tu n’es pas celle qu’il mériterait d’embarquer.

Tu es une rebelle et lui un paltoquet,

Il cherche une femelle, c’est un mal éduqué !

Ce n’est pas d’une Dame dont il a besoin,

Pour lui toutes les femmes, se valent plus ou moins,

Ce n’est donc pas un drame s’il va chercher plus loin,

Pour déclarer sa flamme, te laissant dans ton coin !

Un si joli sourire, va mal avec les pleurs.

Dis-moi, tu veux éblouir, ou bien fendre les cœurs ?

Laisse donc s’épanouir ce regard enjôleur.

Etre belle ne peut suffire, pour trouver l’âme sœur !

Si ça te rassure, sache qu’il existe encore

Des hommes seuls et mûrs qui clament haut et fort

Que sans la femme c’est dur, d’arriver à bon port,

Nonobstant l’envergure, même toutes voiles dehors !

Par eachman
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Mardi 15 mai 2012 2 15 /05 /Mai /2012 10:29

574571_10150749207984074_730604073_9444426_1573831539_n.jpgDEMANDEZ-MOI SI JE SUIS HEUREUX!

 

Ce qui me hante aujourd'hui,

C'est de passer bien à coté,

De mes rêves et mes envies,

Et de ce qui fait la beauté…

Ce qui me comprime le cœur,

Aux moments de mélancolie,

Ce sont ces craintes et ces peurs,

Qui se refusent à l'oubli…

Ce qui brouille mon regard,

C'est de me sentir inutile,

Quand je croise le désespoir,

Au tournant d'une vie tranquille,

Dans les grands yeux d'un orphelin, 

Dans les gestes d'un condamné,

Chez l'hôte d'un cancer malin,

Ou chez l'amour abandonné.

J’ai un peu honte, quand je vois

Le regard d’un pauvre père,

Qui voit ses enfants faire un choix,

Qu’il ne saurait satisfaire.

Rien qu’à l’idée de toutes ces choses

Qu’il est impossible d’avoir,

Mon humeur devient morose

Et mon soleil s’habille de noir.

Je voudrais tant pouvoir donner

De mon temps et mon sourire,

A qui se sent abandonné,

Sans aucun espoir à nourrir.

Mais je ne peux que m’excuser

De versifier ma tristesse…

C’est ma façon d’exorciser

Ces choses de la vie qui blessent,

Car si je suis souvent souriant,

C’est que j’ai appris à jeter,

D’un coup de plume nonchalant

Ce qui m’empêche de chanter.

Par eachman
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Lundi 7 mai 2012 1 07 /05 /Mai /2012 10:58

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Par un matin d’été, dans ma propriété

Fermée à double clé, le temps s’est arrêté.

Je n’avais goût à rien, même pas le goût du pain

Tout me paraissait vain, présent et lendemain.

J’étais pourtant comblé, ayant pu rassembler

De quoi pouvoir meubler une vie bien ciblée ;

A l’abri du besoin, je cru pouvoir enfin

Vivre, menant bon train, jusqu’au bout du destin.

Quelques mois d’euphorie, ont été suffisants

Pour épuiser mon envie d’aller de l’avant.

Il m’était plus aisé de me donner à fond,

Quand pour réaliser mes rêves j’avais du temps.

Du temps, j’en ai perdu, depuis lors à vouloir

Que me soient rendus, mes illusions et espoirs.

J’avais concrétisé mes rêves les plus chers,

Et j’ai thésaurisé à n’en savoir que faire.

La crainte du besoin m’a poussé à l’excès,

J’ai poussé bien trop loin ma quête du succès.

Encore et encore, je m’entendais dicter

De poursuivre l’effort, par la cupidité.

Je me suis arrêté, à mon corps défendant ;

Les cris de la santé devenaient lancinants.

Me faisant regretter d’avoir été trop long

A adapter ma voile à la force du vent…

A comprendre enfin, qu’on ne peut être bon

Que si on gère bien rêves, santé et temps,

Si comme moi, vous êtes octogénaires,

Plein de rêves mais blet, il n’y a rien à faire.

Si par contre vous avez encore de belles années

Devant vous, vivez, au lieu de vous démener !

Par eachman
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  • : LE POIDS DES MOTS; LA FORCE DU VERBE... NB: Rien de ce que je partage n'est autobiographique. L'auteur n'est pas l'heureux ou malheureux héros de tout ce qu'il poste. Il n'en est que le vecteur . Le poète est une éponge qui absorbe tout ce qui se passe autour. En essorant... il transmet ses constats les plus marquants.
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