19 octobre 2017 4 19 /10 /octobre /2017 20:14

 

Existe-t-il, cet amour tranquille

Qui transcende les élans charnels ?

Peut-on se passer des fébriles

Ébats et estocades rebelles ?

 

Peut-on aimer sans adultère,

Quelqu’un d’autre que son conjoint,

Lorsqu’on n’est plus célibataire

Et qu’on a Dieu pour seul témoin ?

 

A-t-on le droit d’être attiré

Par deux personnes à la fois,

Au point où le cœur, égaré,

N’arrive pas à faire un choix ?

 

Est-on censé être si fort,

Malgré toutes les tentations,

Qu’on pourrait maîtriser son corps,

Sans la moindre hésitation ?

 

Il m’arrive souvent d’en douter,

Lorsque, au tournant d’un regard,

Il me vient l’envie de goûter

Aux délices des jeux paillards.

 

Quand on aime vraiment quelqu’un,

Dont on est privé des caresses,

La chair est tel un marin

Dont le bateau est en détresse.

 

On ne peut prétendre aimer

Et laisser l’autre sans étreintes ;

L’amour qui ne peut se pâmer,

Est aussi froid qu’une braise éteinte.

 

Cela dit, il faudrait choisir

Entre vivre et observer ;

Les choses dont on ne peut jouir,

On se contente d’en rêver !

Repost 0
Published by eachman
commenter cet article
17 octobre 2017 2 17 /10 /octobre /2017 15:23

 

Tu le fais souffrir, crève cœur;

Il est un être de chair et de sang !

Ne crains-tu donc pas, tendre fleur,

De croiser la souffrance, en aimant ?

 

L’amour n’est jamais de la faiblesse,

Ni la tendresse acquise.

N’abusons pas de la gentillesse,

Elle meurt si elle est incomprise.

 

Ceux qui se jouent des sentiments

De ceux qui se consument d'amour pour eux,

Pourraient voir  arriver le temps

Où ils se brûleront à leur propre jeu.

 

Pour les cœurs sincères, belles dames,

L’amour peut survivre à tout,

Pour peu qu’on se donne cœurs et âmes,

Et qu’on n’ait que l’autre comme garde-fou.

 

Ce sont les amours de circonstances,

Qui rendent les cœurs indifférents ;

Ils favorisent l’inconstance

Et bloquent les plus nobles des élans.

 

Les êtres tendres sont des proies faciles,

Vulnérables aux amours frivoles ;

Ces rescapés du temps des idylles,

Appartiennent à la vieille école.

 

Dans le doute, tenez vos cœurs en laisse,

Faute d’être sûrs qu’on vous aime,

Car aimer à sens unique blesse,

Et multiplie les problèmes !

Repost 0
Published by eachman
commenter cet article
16 octobre 2017 1 16 /10 /octobre /2017 16:28

 

TEXTE ECRIT PAR SOPHIA LOREN (traduit en vers)

 

Written by Sophia Loren (Actress)... _" When I got enough confidence, the stage was gone….. When I was sure of Losing, I won……. When I needed People the most, they Left me……. When I learnt to dry my Tears, I found a shoulder to Cry on…… When I mastered the Skill of Hating, Someone started Loving me from the core of the Heart…… And, while waiting for Light for Hours when I fell asleep, the Sun came out….. That’s LIFE!! No matter what you Plan, you never know what Life has Planned for you…… Success introduces you to the World……. But Failure introduces the World to you……. ……Always be Happy!! Often when we lose Hope and think this is the end… God smiles from above and says, “Relax Sweetheart; It’s just a Bend, not the End..!"_

 

Lorsque, au fil de mon expérience,

Aux tournages je retrouvai confiance ;

Pour les planches, je n’étais plus reine,

Et comme star, j’avais perdu la scène.

 

Quand je croyais que tout était perdu

Et que j’allais être une star déchue,

Je découvris, à ma grande surprise,

Que j’avais pu remporter la mise.

 

Au moment où j’étais dans le besoin,

Les gens m’avaient privé de leur soutien,

Et quand j’appris à sécher mes larmes,

Une épaule sincère me trouva du charme.

 

Quand je dormis, après des heures d’attente

De la lumière, celle-ci vint rayonnante.

Ainsi va la vie ; quels que soient vos plans,

Ce sont les siens qui prévalent tout le temps.

 

Si le succès vous présente aux gens,

L’échec vous en fait découvrir le fond.

L’important est de garder le sourire ;

On devient plus fort, à force de souffrir.

 

Quand tout espoir vous semblera perdu

Une main divine vous sera tendue,

Alors positivez, pauvre créature,

Une chute n’est pas une fracture !

Repost 0
Published by eachman
commenter cet article
15 octobre 2017 7 15 /10 /octobre /2017 23:48

 

Sur une musique légère,

Je t’ai aimée à en mourir ;

J’ai encore en tête cet air

Qui allumait ton sourire.

 

Je te revois, la tête haute,

La bouche bée, les yeux rêveurs ;

Ne faisant qu’une avec les notes

D’un violon au son enchanteur.

 

Je me revois tremblant d’amour,

Te murmurant d’absurdes riens,

Dans un incohérent discours

Dont les mots n’avaient aucun lien.

 

Je ne voyais qu’une personne,

Pourtant la salle était pleine ;

J’étais un cœur qui s’abandonne

Entre les bras d’une souveraine.

 

Le quotient intellectuel

Et la force de caractère,

Perdent toujours dans un duel

Où le cœur dicte les repères.

 

Cet air règne sur ma mémoire,

Malgré les années plurielles ;

Quand je t’observe je crois voir

Ma timide jouvencelle.

 

Le temps pourra tout me prendre,

Sauf certains bons vieux souvenirs ;

Il peut tout réduire en cendres,

Sauf ma notion du verbe chérir !

Repost 0
Published by eachman
commenter cet article
12 octobre 2017 4 12 /10 /octobre /2017 19:03

 

Sur une jolie fleur vint se poser
Allègrement un joli papillon ;
Son cœur plein de pollen et de rosée,
Lui servit volontiers d’amphitryon.

Il puisa à loisir dans le nectar
Offert par la généreuse nature,
Elle, grisée, s’éprit de cette œuvre d’art
Légère, aux divines coloratures.

Elle ne vivait plus que dans l’attente
De voir se déployer au dessus d’elle
Cette créature belle et aimante
Que Dieu a pourvue de magnifiques ailes.

A chaque matinée printanière
Et dès les premiers rayons de soleil,
Elle s’ouvrait consentante et sincère,
Le cœur palpitant, regorgeant de miel.

Mais chaque fois qu’il se posait ailleurs,
Sur l’une des fleurs environnantes,
Sans le savoir, il lui brisait le cœur,
Et la laissait jalouse et souffrante.

Les amours des jolies fleurs sont muettes,
Aussi muettes que leurs souffrances ;
Les papillons laissent leurs cœurs en miettes,
A chacune de leurs inconstances.

Les jolies fleurs naissent sédentaires,
Le cœur offert aux amours volages,
Des papillons qui ne se soucient guère
Des dégâts causés par leurs butinages.

Repost 0
Published by eachman
commenter cet article
10 octobre 2017 2 10 /10 /octobre /2017 09:54

 

Au fil du temps j’ai pris conscience

De l’épreuve de devoir gérer,

Avec une infinie patience,

Les hypocrites et les tarés.

 

A force d’encaisser les coups

Que vous servent, avec le sourire,

Ceux qui hurlent avec le loup

Et pleurent l’agneau martyr…

 

Vous perdez toute confiance

En l’espèce humaine,

Et affichez la méfiance

Au lieu d’une mine sereine.

 

Peu à peu, j’ai beaucoup perdu

De mon approche joviale

Et du sourire que j’aurais dû

Adapter à l’humeur sociale.

 

Je me suis, je crois, fait avoir,

Etant resté un peu naïf ;

Sinon, comment ai-je pu croire

Qu’on caresse avec des griffes ?

 

Aujourd’hui je reste debout,

Malgré les griffes et les dents.

Je me méfie des faux yeux doux,

J’avance, le sourire prudent.

 

J’ai appris à me défendre

Contre les êtres venimeux ;

Leurs coups je peux les leur rendre,

Et je n’en suis que plus heureux !

Repost 0
Published by eachman
commenter cet article
8 octobre 2017 7 08 /10 /octobre /2017 09:25

 

Un peu avant l’aube, j’ai compris,

En attendant un long courrier,

Qu’hier ne peut être repris.

C’est sur demain qu’il faut parier.

 

Dans la pénombre, j’ai vu plus clair

Et mesuré la vanité

De geindre et de s’en faire

Pour autre chose que la santé.

 

Puis après, entre ciel et terre,

A trente-mille pieds d’altitude,

J’ai mesuré le temps qu’on perd

En attentes et calculs stupides.

 

J’ai compris que la grande erreur

Est de viser toujours plus haut,

Car plus on prend de la hauteur,

Moins on voit ce qu’il y a de beau.

 

A présent, avec du recul,

En prenant le temps d’y penser :

Nous sommes esclaves du cumul

D’argent qu’on ne peut dépenser.

 

Au fil des zéros à droite,

Tu perds toute notion de temps ;

Tu enrichis ta banque et rates

La quintessence de tes printemps.

 

Puis, un jour, riche mais trop vieux,

Pour profiter de ta fortune,

Tu blâmes le sort et le bon Dieu,

Pour t’être usé pour des prunes.

 

Je sais qu’une pareille leçon,

Je l’ai beaucoup moins méritée

Que toi, car en bon charançon,

L'argent gagné fut grignoté.

 

N’empêche, dans une certaine mesure,

Du temps, j’en ai perdu aussi ;

Moins que toi qui me lit, c’est sûr,

Mais j’ai vécu en dents de scie.

Repost 0
Published by eachman
commenter cet article
7 octobre 2017 6 07 /10 /octobre /2017 08:21

 

Bonjour, chère amie ! J’ai toujours à cœur

De voir réunies les belles âmes sœurs.

Vous voir évoque un goût d’inachevé ;

Vos regards univoques n’ont fait que rêver !  

Te l’a-t-il dit ? Il te trouve belle !

Ta vue le réjouit ; sa joie est réelle.

Quand tu lui souris… tes yeux se plissent,

Il en tremble, épris du regard qu’ils tissent.

Ta tête se pose, en rêve, sur son épaule…

Et un parfum de rose prend son envol.

Je le devine pris, pauvre papillon,

Imprudent, surpris, le cœur frétillant.

Pris… sous ton charme, le cœur palpitant

De désir, sans arme, frustré mais content.

Il est tel l’amant, épris d’un beau fruit,

Qu’il voit murissant mais qui se détruit ;

Il sait que le temps, sans faire de bruit,

Eloigne du printemps, et met hors circuit.

Certains fruits, hélas, arrivent hors saison,

Et le temps passe à fleur d’oraison.

Parfois ils murissent sans s’en rendre compte,

Se rident, jaunissent et tombent dès qu’il vente.

Il te regarde et prie pour que Dieu,

Tout Puissant, te garde des regards envieux.

Tu es dans son cœur et pourtant lointaine ;

C’est un roi vainqueur, mais un roi sans reine,

Car l’amour qui n’étreint qu’une image,

Parce que contraint, se décourage.

La vie a ses contraintes, ça il le sait,

Mais sans étreintes, l’amour est faussé…

Il devient platonique et s’ancre dans les rêves

De rapports idylliques qu’on poursuit sans trêve.

Chez les cœurs aimant, il faut des prouesses,

Pour que les sentiments tiennent leurs promesses.

Repost 0
Published by eachman
commenter cet article
4 octobre 2017 3 04 /10 /octobre /2017 09:24

 

EN SURSIS DE VIVRE

Les larmes à profusion,

Tu cesses de rêver ;

Tes dernières illusions,

On te les a enlevées.

 

Tu aguiches et retires

Les appâts amorcés,

Tu t’amuses à séduire

Pour après renoncer.

 

Tu endors la méfiance

Puis, une fois rassuré,

Tu mets en confiance,

Puis vas te retirer.

 

Pour les cœurs sensibles,

Permets-moi de te dire

Que tu es terrible,

Car tu les fais souffrir.

 

Qui aime se donne

Sans nulle retenue ;

Il cède, s’abandonne

Et s’offre, l’âme nue.

 

Il va vers l’autre cœur,

Sans nulle appréhension ;

Prêt à faire son bonheur

Armé de la passion.

 

Les principes et tabous

En amour s’effacent ;

Qui aime vient à bout

Du temps et de l’espace.

 

Ferme les yeux et va,

Sans même réfléchir,

Te jeter dans ses bras

Et laisse toi chérir.

 

Le temps va arriver

Où les flots de regrets

Vont par vagues dériver

Vers ton être sevré.

 

Là, il sera trop tard,

Pour rattraper le temps

Qui te fera vieillard,

Frêle et mécontent.

Repost 0
Published by eachman
commenter cet article
2 octobre 2017 1 02 /10 /octobre /2017 08:22

 

Laissez-moi vous raconter l’histoire

D’un monde de gros matous free-lance,

Où chaque groupe squatte un trottoir,

En gardant un œil sur la concurrence.

 

Dans un marché de gros et de détail,

Où on ne vend que viandes et poissons,

Sous les étals et devant les portails,

Des chats voraces guettent menaçants.

 

Ils ont leurs trottoirs de prédilection,

Qu’ils quadrillent toutes griffes dehors,

Mais lorgnent toujours avec attention

Du côté des bouchers sis à tribord.

 

Dans d’autres marchés, l’offre locale,

Moins juteuse ou victime de demandes

Sous enchérisseuses et bancales,

Déborde sur des places plus grandes.

 

Des chats de gouttières, parfois faméliques,

Phagocytent les grands centres urbains,

Vivant des miettes de canins tyranniques,

Dans l’attente de leur sucrer le turbin.

 

De domestiques minets et minettes,

Contrôlent parfois l’accès aux boucheries ;

Pour leurs faveurs, la demande est prête

A user des pires mesquineries.

 

Les chats, jadis de dignes prédateurs,

Sont devenus ces temps-ci des toutous,

Ils posent leurs séants de bonne heure

Au marché et attendent, prêts à tout.

 

Comme il reste très peu de chats dignes,

Les souris ont de nos jours la part belle ;

Elles écument les étals et les cabines

Et ne ménagent aucune poubelle.

Repost 0
Published by eachman
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de Eachman:
  • Le blog de Eachman:
  • : RIEN DE CE QUE JE POSTE SUR CE BLOG N'EST PERSONNEL OU AUTOBIOGRAPHIQUE. CES POEMES SONT LE FRUIT DE L'OBSERVATION ET DE L'EMPATHIE...
  • Contact

Recherche

Liens