27 mai 2017 6 27 /05 /mai /2017 17:20

A la tombée du jour… ami solitaire,

Si tu as le cœur lourd… il ne faut pas t’en faire !

Cherche une table… des amis solaires,

Bruyants et aimables… Que rien ne fait taire,

Et faites la fête… soyez exubérants,

Que rien ne vous arrête… ni l’âge ni le temps !

Même à bout de souffle… ployant sous les années,

Ces poids qu’on camoufle… Qui nous font ahaner,

La rage de vivre… peut nous garder debout.

Que la folie délivre… le diable qui dort en nous !

Même dans les épreuves… Quand on perd goût à tout,

On peut faire peau neuve… et vivre jusqu’au bout.

Il faut ouvrir les yeux… et aller du regard,

Réanimer le feu… du paresseux paillard

Qui dort pitoyable… à la tombée du soir,

A son coin de table… sur son verre de pinard !

Il nous faut faire appel… à l’enfant endormi

Que le destin cruel… veut défait et soumis ;

Réapprendre à aimer… réinventer les sens,

Plus brulants que jamais… jusqu’à la démence ;

Découvrir le toucher… conjuguer les caresses,

Rester ensemble couché… aux confins de l’ivresse ;

Libérer nos âmes… Que la vie veut contraindre,

Raviver les flammes… que le temps veut éteindre,

Et puis, s’il faut mourir… par un beau crépuscule,

Mourons, mais de plaisir… sans peur et sans calcul !

Repost 0
Published by eachman
commenter cet article
24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 13:23

Un homme, n’est rien d’autre qu’un gamin,

Belle Dame aux pouvoirs occultes ;

Une fois tombé entre tes douces mains,

Il en oublie qu’il est un adulte !

 

Indulgente, malgré ton grand pouvoir,

Tu laisses à ce mortel l’illusion

Et la grande faiblesse de croire

Que de lui dépendent les conclusions.

 

Tu deviens faible, lorsque tu aimes,

Alors que lui devient omnipotent ;

Les yeux de ton amour sont un poème,

Les siens, rassurés, deviennent ergotants.

 

A l’aune de ton généreux amour,

Il mesure son pouvoir de séducteur,

Puis, te prenant pour acquise, il court

Tenter ses chances avec d’autres cœurs.

 

Et pourtant, bien souvent tu pardonnes

A ce récidiviste ses incartades ;

Tu le boudes un temps puis te redonnes

A cet attendrissant gosse malade.

 

Généreuse, tu es ainsi faite,

Et rien que pour ça l’homme t’adore ;

Tu restes pour lui une grande quête…

Plus grande même que l’argent et l’or !

Repost 0
Published by eachman
commenter cet article
18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 16:48

LA VIE N'EST QU'UNE ATTENTE

On attend toujours quelque chose ou quelqu’un.

Qu’est-ce que la vie sinon une attente,

Tout au long de la très sinueuse pente

Qui mène inexorablement vers la fin ?

 

On passe sa vie à espérer que le bonheur

Va être au rendez-vous, au prochain tournant,

Et qu’enfin, sur la base du « donnant-donnant »,

Le facétieux destin nous ferait cette fleur…

 

D’année en année, d’amorce en amorce,

La vie s’ingénue à diversifier les appâts,

Jusqu’au dernier hameçon, au dernier repas,

Lorsque ferrés, on cède, à bout de forces.

 

Alors, soyons sages… faisons-nous une raison !

Vivons ! Brûlons nos chandelles par les deux bouts !

Jusqu’au bout, vivons l’instant puis mourons debout !

Peu importe le fil du temps et des saisons !

 

Heureux ceux qui, ayant compris, n’attendent rien

Du temps et des gens et vivent au-jour-le-jour,

Indifférents aux sinuosités du parcours,

Sourires aux lèvres du début jusqu’à la fin !

 

Puisqu’il faut un jour partir, partons allègres,

En veillant à voir le bon côté des choses…

En marquant un peu plus souvent une pause…

Même si nos chances de survie sont maigres !

Repost 0
Published by eachman
commenter cet article
18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 16:13

A leurs moments de puissance,

Ils sont injustes, les hommes ;

Leur morgue frôle l’indécence.

Souvent ils oublient qui nous sommes.

 

Les hommes naissent désarmés,

Leur force n’est qu’apparence ;

Mais comme ils adorent frimer,

Ils brandissent leurs excroissances.

 

De la vie ils portent les graines,

Mais n’en sont que dépositaires ;

Elles mourraient sous leurs bedaines,

Sans le terreau que sont les mères.

 

Ils peuvent, forts de leurs physiques,

S’ils veulent, nous rouer de coups,

Mais il n’y a rien d’héroïque,

Dans le fait d’uriner debout.

 

Ils font tout pour paraître forts,

Mais un constat est évident :

La plupart, malgré leurs efforts,

Demeurent d’éternels perdants.

 

La femme en a le mode d’emploi ;

Au pied du mur, ces grands enfants,

De prédateurs deviennent proies,

Victimes de l’espace et du temps.

 

Ils ne sont rien, nos compagnons,

Sans l’épouse et la maman,

L’exutoires et péché mignon,

Le refuge dans les durs moments !

Repost 0
Published by eachman
commenter cet article
7 mai 2017 7 07 /05 /mai /2017 12:20

L’heure du rendez-vous approche,

Je me dirige vers la fin ;

Voici déjà sonner les cloches

Annonciatrices du tocsin.

 

Je vous laisse la patience

Et les vaines philosophies ;

Je n’ai que faire du silence,

Laissez-moi me saouler de bruit.

 

Mes chers amis, vous avez tort

De cultiver la sagesse,

Au lieu de vivre, car la mort

Se nourrit de vos faiblesses.

 

Elle m’a déjà prise par la main

Et je sens qu’elle s’impatiente ;

Ne me parlez ni de demain,

Ni de vivre de mes rentes !

 

Aidez-moi plutôt à rire…

Je voudrais rire aux éclats,

Et si demain je dois mourir,

Ce sera d’un sourire béat.

Repost 0
Published by eachman
commenter cet article
7 mai 2017 7 07 /05 /mai /2017 11:49

Des comme toi, il y en a plein,

Qui grimpent puis brûlent l’échelle.

Tu es parti de moins que rien ;

Comment peux-tu être si cruel ?

 

Je m’interroge, en te voyant

Avec la santé qui recule,

Les yeux flétris, le geste lent,

L’estomac qui fait des bulles…

 

Que de talents tu as brisés ?

Ta langue fut une vraie faux ;

Ta carrière est balisée

Par les impacts de tes défauts.

 

Qu’as-tu gagné, d’avoir sévi

Ta vie durant contre tes semblables ?

As-tu vraiment cru que la vie,

Pour toi, serait plus durable ?

 

Te voilà, en fin de parcours,

Puissant mais désormais fragile,

Vivant ton reliquat de jours,

Dans un faste bien stérile.

 

Tu vis en quête d’un sourire,

Que tu ne trouves chez personne,

Parce ce que tu fus l’un des pires ;

Pourvu que Dieu te pardonne !

 

La gloire n’est pas éternelle,

Tout a un début et une fin ;

Nous ne sommes que des mortels,

La puissance est sans lendemain.

Repost 0
Published by eachman
commenter cet article
5 mai 2017 5 05 /05 /mai /2017 17:12

L’été patauge dans la boue,

L’hiver se dore au soleil ;

Tous nos espoirs meurent debout,

En ces saisons toutes pareilles !

 

Où sont passés nos vrais printemps,

Ceux des rosiers tous en boutons,

Et des terriens humbles et contents,

Qui vivent les cœurs palpitants ?

 

Pitié pour nous, belle saison,

Les hommes ont perdu la raison,

Ils détruisent leurs maisons

Puis se confondent en oraisons.

 

Qu’avons-nous fait, pour mériter

De vivre l’hiver en été ?

Voir une saison empiéter

Sur l’autre, a de quoi inquiéter !

 

Serions-nous tous devenus fous,

Pour mettre l’avenir au clou

Et ne penser rien qu’au présent,

Dans un milieu agonisant ?

 

L’ère est aux bronches fragiles,

A cause de quelques imbéciles

Qui ne reculent devant rien,

Et coulent le monde pour du gain.

 

L’air saturé de métaux lourds,

A rendu rauques tous les cris,

Tombés dans l’oreille des sourds,

Qui polluent et semblent surpris.

Repost 0
Published by eachman
commenter cet article
3 mai 2017 3 03 /05 /mai /2017 17:48

Trois cavaliers arabes, un jour galopèrent,

Jusqu’au bord d’une calme Méditerranée,

Pendant un moment, leurs regards se fixèrent

Sur la rive qu’ils avaient jadis abandonnée.

 

Les yeux de l’aîné se brouillèrent de larmes,

En se remémorant les tristes souvenirs

D’un Eden d’où ils furent chassés par les armes,

Après en avoir fait la vitrine d’un empire.

 

Ils durent quitter l’Andalousie encore enfants,

Laissant derrière eux un paradis terrestre ;

Vautrés dans les fastueux palais, leurs parents,

Ramollis, laissèrent leurs biens sous séquestre.

 

Les roitelets n’eurent d’autres loisirs que pleurer,

Des royaumes qu’ils n’avaient pas su défendre,

A la reconquête, ces mollassons apeurés,

Ne pouvant les défendre, durent les rendre.

 

Les indignes fils des fiers guerriers conquérants,

Se sont ainsi indignement laissés surprendre.

Les nabots succèdent, hélas, parfois aux géants,

Aussi vrai que des flammes naissent les cendres !

 

L’erreur est toujours de prendre tout pour acquis,

Le faste et la luxure tuent la passion.

Faute de défendre ce que les pères ont conquis,

La descendance devint la risée des nations.

 

Après avoir fondé la Mecque du savoir,

En territoire ibérique, les musulmans

Avaient fini, de déboires en déboires,

Par être haïs de tous viscéralement.

 

Oubliant la décadence dont ils sont le produit,

Et incapables de tirer les enseignements

Des erreurs passées, ils répliquent aujourd’hui

Les roitelets des originels égarements.

 

Ils sont aujourd’hui d’une richesse indécente,

Mais d’une révoltante pauvreté mentale,

Être assimilé à eux, en plus de faire honte,

Est un handicap qui fait affreusement mal.

 

Mortifiés, les cavaliers rebroussèrent chemin,

Le dos vouté par un opprobre tenace,

Un lourd passif qui pèse sur leurs lendemains,

Une débâcle cuisante dont ils portent les traces.

Repost 0
Published by eachman
commenter cet article
20 avril 2017 4 20 /04 /avril /2017 07:47

Entre le froid et l’été, la saison hésitait.

Pendant ce temps là et jusqu’à la nuit noire,

Sous de bas nuages, le soleil clignotait,

Et avec lui, clignota puis mourut l’espoir.

 

Dans un bourg endormi, pleurait un amoureux,

Celle qu’il aimait avait choisi son cousin.

La belle qui avait nourri ses rêves bleus,

Va partir vivre dans un village voisin.

 

Un homme, le cœur brisé, cachait ses sanglots

A l’orée d’une rivière, dans l’obscurité ;

Ses larmes abondantes, s’ajoutaient aux flots

Gonflés par l’eau des neiges, à proximité.

 

Une brise légère glaçait ses joues mouillées,

Epongées de la manche du beau costume,

Qu’il avait gardé en réserve, pour s’habiller

Le jour du mariage, comme le veut la coutume.

 

Invité, comme à ses propres funérailles,

Il s’était sauvé au milieu de la fête,

Pour cacher le chagrin qui mordait ses entrailles

Et cuver tout seul son amère défaite.

 

Que lui restait-il à perdre, ayant perdu

Celle qui était son étoile polaire ?

Vivre est toujours le vœu muet du pendu ;

Aimer, est celui de l’amour qu’on doit taire !

Repost 0
Published by eachman
commenter cet article
18 avril 2017 2 18 /04 /avril /2017 16:44

On a mis, de nos jours…

La vie entre guillemets.

On tue tout, même l’amour…

Chez ceux qu’on a aimés ;

On tue ce qu’on touche…

La faune et la flore,

Morveux, on se mouche…

En souillant d’autres corps.

Vivre c’est autre chose…

Que se faire la guerre,

Il faut marquer une pause…

Apprendre à nous taire !

Réapprendre à aimer…

Réinventer les sens,

Plus brûlants que jamais…

A frôler la démence ;

Découvrir le toucher…

Conjuguer les caresses,

Finir le soir couché…

Aux confins de l’ivresse ;

Remettre à flot nos âmes…

Que la vie a noyées,

Raviver les flammes…

De nos tristes foyers.

Il faudrait exalter…

Ce qu’on a de plus noble,

La tendresse, la bonté…

Pas les penchants ignobles !

Qui combat l’impuissance…

En recourant aux armes,

N’a que piètre jouissance…

Et meurt baigné de larmes.

Même platoniques…

Les étreintes soulagent

Les accès de panique…

Les impuissantes rages !

Repost 0
Published by eachman
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de Eachman:
  • Le blog de Eachman:
  • : RIEN DE CE QUE JE POSTE SUR CE BLOG N'EST PERSONNEL OU AUTOBIOGRAPHIQUE. CES POEMES SONT LE FRUIT DE L'OBSERVATION ET DE L'EMPATHIE...
  • Contact

Recherche

Liens