Vendredi 27 janvier 2012 5 27 /01 /Jan /2012 11:09

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Mes fermes résolutions glissent sur ton regard

Et se noient dans la profondeur de tes grands yeux

Je vois que tu n’es pas seule, n’est-il pas trop tard

Pour me hasarder à te parler de nous deux ?

Pressé par la vie, je devrais être parti,

Mais je reste là, figé, les membres tremblants,

Victime d’un coup que j’ai profondément senti,

Porté au cœur par tes innocents yeux troublants.

Je te vis partir avec mon cœur, impuissant,

Accrochée à son bras, insensible au reste,

Ne pouvant retenir ni vous ni mes frissons,

Figé là, incapable du moindre geste.

Ainsi, esclave de mon cœur, je meurs souvent,

Fauché par un battement de cils, un sourire,

Un timbre de voix, un simple déhanchement ;

Un rien me fait planer, un rien me fait mourir.

Il y a des êtres faits pour porter leur cœur

Résolument, sans flancher, vers un objectif sûr,

D’autres que le cœur porte au gré de l’humeur,

Aveuglément, de passion en meurtrissure.

Je suis de ceux là, hélas, je vibre toujours

Pour des choses qui laisseraient indifférent

Quiconque viendrait à les croiser sur son parcours.

Je suis vagabond, traîné par un cœur errant.

Par eachman
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Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 11:19

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Toi qui n’a personne à aimer,

Vient te joindre à notre table ;

Toi qui es seul, qui n’a jamais

Croisé une âme charitable ;

Assieds-toi et ouvre ton cœur

Laisse les mots noyer ta peine

Libère tes larmes, n’aie pas peur

La solitude est inhumaine.

Ne vis pas en faisant semblant

Ne te replie pas sur toi-même

Si tu vises l’amour en tremblant

Tu rates celle que tu aimes.

Parle, raconte la douleur,

Qui est la nôtre mais qu’on tait,

Verse à notre place les pleurs

Qu’on doit à notre propre paix.

Vient rejoindre le club fermé

Des pauvres éclopés du cœur,

Des âmes nobles désarmées,

Qui se cherchent une âme sœur.

Le chagrin tue à petit feu,

Ceux qu’il arrive à isoler,

Y faire face devient un jeu

Quand on peut être consolé.

Assieds-toi et fait un sourire

Même sans aucune raison,

Ton espoir, il faut le nourrir

Au fil du temps et des saisons.

Par eachman
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Samedi 21 janvier 2012 6 21 /01 /Jan /2012 16:48

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Va, lui dit-elle, à la croisée des chemins,

De sa voix si belle, le laissant sur sa faim :

Il nous faut à présent séparer nos destins

Puisqu’il n’est pas possible de n’en faire qu’un.

Elle portait, à son corps défendant, son amour

Vers un autre cœur, la mine triste le pas lourd,

Faisant, de ce fait, avorter à mi parcours

Une féconde gestation, sans nul recours.

Ce mot de la fin est l’œuvre de sa langue,

Mais par les larmes, son brave cœur exsangue

Disait le contraire de ce qu’il faut comprendre,

Evoquant ainsi l’amour à s’y méprendre.

N’ayant à cœur, comme toujours, que son bonheur,

Il s’est fié à ses mots et non à son cœur.

Ils empruntèrent ainsi deux voies différentes,

Elle vers l’autre, et lui vers une amante.

La vie continue; ils ont suivi la raison,

Mettant entre leurs cœurs de solides cloisons.

Des deux, étant le moins fondé à s’en plaindre,

Il fit l’effort de vivre plutôt que de geindre.

Mais lorsqu’elle le vit attelé à poursuivre,

Au quotidien, sans elle, l’effort de survivre,

Elle se laissa aller puis perdit goût à tout,

Et on ne revit plus sourire ses yeux doux.

 

Il est dur, après avoir aimé, de céder

A l’autre, l’usufruit d’un cœur déjà possédé,

Et d’imaginer, renaître dans la nuire noire,

Pour elle, les mêmes rêves, câlins et espoirs !

 

Par eachman
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Jeudi 19 janvier 2012 4 19 /01 /Jan /2012 18:25

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Pourquoi tentes-tu de réveiller les démons

Que j’ai endormi, à grand renfort de serments ?

Je croyais avoir atteint la sérénité,

En ne faisant rien que je puisse regretter.

Ote ta féminité de mon horizon,

Que je puisse retrouver le rythme des saisons !

Libère mon horizon, va ! Poursuis ton chemin ;

Je garderai pour moi mes tristes lendemains.

Comment pourrais-je encore aimer la vie ?

L’espoir que je caressais, elle me l’a ravi.

Tu trouves belle, la tristesse de mes yeux,

Et te pâme au son de mon timbre caverneux,

Mais si tu savais l’étendue de ma peine

Et ce que me coûte repousser la haine,

De ceux aux mains desquels j’ai appris à souffrir,

A force de vivre l’amour puis le voir mourir,

Ta mélancolie céderait le pas aux larmes,

Face à mon regard, désormais sans charme.

Eloigne-toi, avant que toute cette passion

Que tu crois éprouver, ne devienne compassion.

Je ne suis pas encore prêt à recommencer,

Avant d’avoir tiré les leçons du passé.

Je veux prendre le temps de panser mes blessures

L’heure pour moi n’est pas à d’autres aventures.

 

CE POEME EST NË DE L'EMOTION RESSENTIE EN REGARDANT UN FILM A LA TELË...
MERCI A TOUS MES AMIS QUI SE SONT INQUIËTËS POUR MON ETAT D'ÂME.

Par eachman
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Samedi 14 janvier 2012 6 14 /01 /Jan /2012 18:06

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J’arrive à peine parmi vous, et je vois

Déjà, qu’il est difficile de survivre

Avec des êtres, pour la plupart sans foi ni loi,

Qui n’ont ni règles ni morale à suivre.

Je veux que ma peau devienne carapace,

Et que mon âme devienne moins transparente,

Je veux transcender les couleurs et les races…

Et me doter d'une solide charpente.

Dans ce monde où il n’y a plus de place

Pour les roses, parmi les mauvaises plantes.

Pour avancer, faut-il se voiler la face,

Et rompre avec la pudeur et la honte,

Faut-il prendre les armes, pour que l’innocence

Ne fasse plus jamais les frais des noirs desseins ;

Pour que la spontanéité de l’enfance,

N’aie jamais plus à pâtir des penchants malsains.

Il faut protéger l’amour, sous toutes ses formes,

Des promesses vaines et de l’opportunisme.

Il faut œuvrer pour que la bonté soit la norme,

Par ces temps ingrats où prime l’égoïsme.

Alors, on pourra de nouveau ouvrir son cœur

A la vie, au partage et à la tendresse,

Et accueillir chaque soleil, sans avoir peur

De le perdre, au crépuscule de la tristesse.

Par eachman
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  • : LE POIDS DES MOTS; LA FORCE DU VERBE... NB: Rien de ce que je partage n'est autobiographique. L'auteur n'est pas l'heureux ou malheureux héros de tout ce qu'il poste. Il n'en est que le vecteur . Le poète est une éponge qui absorbe tout ce qui se passe autour. En essorant... il transmet ses constats les plus marquants.
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