21 juillet 2017 5 21 /07 /juillet /2017 17:32

 

Il est rare que les roses épanouies

Retournent à leurs états de boutons,

Mais plus je vous regarde, aujourd’hui,

Plus j’en vois la preuve et j’en suis content !

 

L’épanouissement, à sa plénitude,

Vous va à ravir, Madame, au point

D’ancrer dans mon esprit la certitude

Que le printemps dure jusqu’au mois de juin.

 

La douceur que dégage votre regard,

Evoque celle des beaux fruits bien mûrs ;

Et celle de vos lèvres pulpeuses,

Un aphrodisiaque à l’état pur.

 

De quelle vertu doit-on se réclamer,

Pour pouvoir abstraire de telles merveilles ?

Comment Dieu peut-il nous dire d’aimer,

Puis vouloir la mort des sens au réveil ?

 

La chair est faible et le cœur est chair,

Alors comment l’être peut-il résister

A l’appel de sens qu’il ne peut taire

Quand leurs élancements vont persister ?

 

A quoi sert-il de vivre sans aimer,

Et que vaut la vie d’un cœur aride,

Si les portes du cœur restent fermées

Et le lit de la tendresse vide ?  

 

Tout ici bas évolue par deux ;

On ne peut vivre seul et prétendre

Qu’on palpite, qu’on est vraiment heureux,

Si on n’a personne de qui s’éprendre.

 

Même les amours du genre apaisé,

De ceux dont les sens sont en veilleuse,

Valent mieux que de rester bras croisés,

En attendant qu’arrive la faucheuse.

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14 juillet 2017 5 14 /07 /juillet /2017 13:47

 

Cette nuit, j’ai fait un rêve,

J’étais enfin seul avec toi,

Pétris de la même sève,

Du même air, des mêmes choix.

 

La tête posée sur mon buste,

Tu respirais paisiblement,

Dans ce profond sommeil du juste,

Accessible à peu de gens.

 

Les doigts dans ta chevelure,

Rêveur, je sombrai à mon tour,

Dans un monde juste et pur,

Où régnaient bonté et amour.

 

Le monde où j’avais cru vivre

N’avait été qu’un cauchemar,

Dont celui-ci me délivre

Pour que je retrouve l’espoir.

 

La vie y était plus vivable,

Le milieu un grand jardin vert ;

L’air y était plus respirable,

L’horizon étonnamment clair.

 

Sentant, pour une fois, la peur

D’ouvrir les yeux ailleurs qu’ici ;

Je te serrai contre mon cœur

Et savourai ce bref sursis.

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13 juillet 2017 4 13 /07 /juillet /2017 14:38

 

&

Le soleil éclaire encore,

Chaque jour, inlassablement,

Une planète dont le sort

Peut basculer à tout moment.

 

Pourquoi t’entêtes-tu, bel astre,

A percer nos denses nuages,

Pour empêcher un désastre

Devenu plus qu’un présage ?

 

Vaut-il la peine de sauver

Celui qui creuse sa tombe…

Celui qui ne fait que rêver

De puissance et de bombes ?

 

A quoi sert-il de prolonger

L’agonie des autres espèces,

Que nos actes et nos rejets

Etouffent lentement, sans cesse ?

 

Nos pays, il y a quelques années

Pourris seulement par endroits,

Sont à présent tous condamnés,

A l’ère des Trumps couronnés rois.

 

Bel astre, prends une pause…

Laisse le froid tout assainir !

L’humanité est en nécrose,

Le règne sans cœur doit finir

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11 juillet 2017 2 11 /07 /juillet /2017 18:16

 

MESSAGE D’UN PERE

Dans une pizzeria du vieux Rome,

Je sentis monter, face à une image,

Des souvenirs du temps où jeune homme,

J’appris à fumer ; j’avais ton âge.

 

Emu, je le suis, mon fils, aujourd’hui,

Devant un panneau publicitaire,

Vieux de quarante ans, vantant un produit,

Que j’ai fumé au sortir du primaire.

 

Le paquet de blondes, que j’eus en main

En premier, fut celui des « Craven A » ;

Depuis lors, son souvenir s’est éteint,

Puis voilà que, tout à coup, il est là !

 

Mes premières bouffées vinrent des mégots,

Mal écrasés par des proches pressés ;

Puis, des cigarettes, j’en eus à gogo,

Sur l’argent de poche que j’amassais.

 

Les métaux lourds, dans l’air, étaient rares,

Et les dangers pour la santé aussi ;

J’avais fumé longtemps, matin et soir,

Affirmant ma béate phallocratie.

 

Tu vins au monde et tout devint clair.

J’arrêtai, porté par l’élan du cœur ;

Je m’étais mis dans la peau du père…

Polluer tes poumons me faisait peur !

 

Avec le temps, les choses ont changé.

L’oxygène est une bouillie épaisse.

Nous fumons tous, car l’air est trop chargé ;

La pollution menace notre espèce !

 

Sachant combien tu es tenté, je prie

Pour que tu sois, à présent, assez mûr

Pour cesser de fumer, ayant compris

Que sans les clopes, l’air est déjà impur !

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2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 13:04

 

J’exprime ce que ressentent les autres ;

Est-ce de ma faute, si tout me touche ?

Les galères que je décris sont les vôtres,

Même si ces vérités sortent de ma bouche !

 

Certains ne cherchent pas la beauté dans les vers,

Mais plutôt quelque objet de commérages ;

Leur niveau étant, pour certains, plus bas que terre,

Ils tirent des conclusions qui suscitent ma rage.

 

Si les poètes qui avaient écrit sur l’amour,

Avaient eu la malchance de vivre aujourd’hui,

Leur inspiration aurait vite tourné court,

Et leurs vers auraient donné un piètre produit.

 

A une époque où les planqués du net,

Aux neurones atrophiés, n’échangent souvent

Que des posts sur l’infortune de notre planète,

Arts et poésie... autant en emporte le vent !

 

Etant donné qu’on prend tout au premier degré,

Dans ce médium de toutes les servitudes ;

Vous ne pouvez être qu’obsédé ou taré,

Si vos vers chantent parfois la féminitude.

 

Dans un monde où la poésie est une tare,

La bêtise humaine est couronnée reine !

Lassés, poètes et artistes en ont marre,

L’homo-ignorantus n’en vaut plus la peine !

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30 juin 2017 5 30 /06 /juin /2017 17:40

 

Plus personne ne lit ou discute,

A part dans quelques forums en ligne ;

On ne débat plus, on se dispute…

Quoi de plus inquiétant, comme signes ?!

 

Les réseaux sociaux, à fortes doses,

A terme, ne font du bien à personne !

J’ai bien réfléchi, je prends une pause,

Je ne gère plus le net, donc j’abandonne !

 

Les mêmes travers reprochés aux gosses,

S’imposent et occultent nos horizons ;

A présent que nos leçons sonnent fausses,

Qui fera entendre à qui raison ?

 

On en ressent l’impact sur nous-mêmes,

Après les heures passées connectés ;

On mesure l’étendue du problème

Quand on en sent l’effet sur sa santé.

 

Nous sommes hottages de l’Internet,

Nous y vivons reclus matin et soir ;

Ceux qui sont possédés par cette bête,

Font montre de comportements bizarres.

 

Leurs vies familiales se limitent,

Tout au plus, à quelques bonjours, bonsoirs,

Qu’ils lancent aux proches qu’ils évitent,

Puis se consacrent aux virtuels mouroirs.

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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 10:11

 

Ouvre-toi, rose sublime,

Aère ton joli cœur doré ;

N’en fais pas une victime

Des gens envieux et des tarés.

 

Rayonne et fais-toi du bien,

Rien ne sert de se faire souffrir,

Pour ceux qui ne comprennent rien

A ton envie de t’épanouir.

 

A la rose, certains préfèrent

La consistance des gros fruits ;

Qu’ils consomment puis digèrent,

Avant de sombrer dans l’oubli.

 

Les êtres sensibles, au contraire,

Se pâment devant la beauté ;

Le fruit, bien qu’ayant tout pour plaire,

Chez eux, est beaucoup moins coté.

 

Souris et ouvre tes pétales,

Va vers ton épanouissement ;

Se faire du bien n’a rien de mal,

Sinon la vie n’est que tourments !

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27 juin 2017 2 27 /06 /juin /2017 08:51

 

La spontanéité est source de douleur,

Réprimez vos élans d’amour ;

La sincérité, la tendresse et la douceur,

Par ces temps ingrats, n’ont plus cours.

 

La réflexion est de mise, avant de s’ouvrir,

Car le cœur est trop vulnérable

Pour qu’on le fasse inutilement courir,

Derrière des amours peu fiables.

 

C'est le refrain qu'on ne cesse de marteler

A tous les enfants, sans arrêt,

Et qui les empêche plus tard de s'atteler

A vivre avec intérêt!

 

L’appréhension est l’ennemi des sentiments,

Elle en inhibe l’expression.

L’élancement du cœur ne dure qu’un moment;

Qui l’ignore vit sans passion !

 

Même si elles sont portées par l’élan du cœur,

Certaines personnes hésitent,

Puis finissent par céder le pas à leurs peurs,

Et laissent leurs rêves sans suite.

 

La vie de certains est une fuite en avant,

Qui ne s’arrête qu’au pied du mur ;

Le cœur, qui vit cuirassé pour vaincre le temps,

Meurt étouffé dans son armure.

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26 juin 2017 1 26 /06 /juin /2017 08:54

 

Tu deviens, peu à peu, ce grand espoir,

Cet horizon aux confins de l’espace ;

La chance ténue d’être, et d’avoir

Enfin accès à l’apaisante grâce.

 

Tu es l’havre de paix, pour le regard

Qui a le privilège de se poser

Sur tes doux traits, à la tombée du soir,

Et au creux de ton âme se reposer.

 

Il y a du « toi » dans chaque bouffée d’air

Que je respire, depuis quelque temps ;

Pourtant, mes aveux je dois les taire…

Je les refoule, le cœur palpitant.

 

Tu es cette destination finale,

Qui s’accommode de quelques détours,

De peur que la ligne droite, normale,

Ne mène pas forcément à l’amour.

 

Ton souvenir est un discret soleil

Qui jette une lumière nouvelle…

Il transforme le banal en merveille

Et fait planer entre terre et ciel.

 

Parfois les cœurs épris se déchirent,

A l’insu de ceux qui les tiennent captifs ;

Ils meurent, si ceux qui on pu les séduire,

Ne se montrent pas un peu réceptifs.

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24 juin 2017 6 24 /06 /juin /2017 11:27

Quand une image s’impose,

Entre soi et le quotidien,

Enivrante telle une rose,

Contraignante comme le destin…

 

Quand la nuit on ferme les yeux

Sur un faciès angélique

Et qu’on ne rêve que pour deux,

De retrouvailles féeriques…

 

Quand le matin on se réveille,

Porté par les doux souvenirs

Des rêves qu’on à faits la veille,

Et l’ébauche d’un sourire…

 

Quand tout ce qu’on dit ou qu’on fait,

N’est empreint que d’une image,

Qui laisse l’esprit stupéfait,

Et cause au cœur des ravages…

 

Quand la beauté de ce qu’on voit,

Les merveilles qui nous entourent,

Se liguent toutes et renvoient

A celle qui évoque l’amour…

 

Quand cela tourne à l’obsession,

Que les maux du cœur paralysent

Les mots, gestes et expressions,

Et les sentiments qu’ils traduisent…

 

Quand l’œil du cœur ne voit que toi,

Les yeux de l’esprit se brouillent,

Je m’allonge, croise les doigts

Et sens mes joues qui se mouillent.

 

Alors, je revendique le droit,

La tête basse, à genoux,

D’adorer l’être de mon choix

Et d’exprimer mon amour fou !

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