Le cœur vibre au rythme des saisons,
Avec, toutefois, une constante :
Il bat pour l’autre, à tort ou à raison.
Les traits de son visage le hantent.
Au printemps, tel un arbre, il perd ses fleurs,
Et refuse de les voir devenir fruits,
En l’absence de l’élue de son cœur,
Pour en savourer le goût avec lui.
En été, sans elle, le soleil glisse
Inutile, sur son monde glacé.
Ses rayons deviennent froids et finissent
Par abandonner la partie, lassés.
En automne, un regard aux alentours,
Bute sur la grisaille qui s’installe.
Les feuilles mortes rappellent l’amour
Et la nudité du décor fait plus mal.
Quand le cœur de l'hiver, chargé, déverse,
En rafales, ses gouttes salutaires,
L’amour solitaire noie dans l’averse
Des larmes, son chagrin millénaire.
Lorsqu’on a le palpitant fragile,
On a l’apanage de la douleur.
Un rien ébranle le cours tranquille
De notre raison guidée par le cœur.
