23 août 2017 3 23 /08 /août /2017 17:22

 

Ne vois-tu pas venir le dernier train,

Celui que nous n’avons fait qu’attendre ;

Je doute qu’entre hier et demain,

Le temps perdu se laisserait reprendre.

 

Regarde bien au-delà du miroir,

Tu verras défiler notre passé,

Celui des belles années de gloire,

Dont l’histoire reste à préfacer.

 

Tu verras tomber les feuilles jaunies

De notre jeunesse dilapidée,

Assis, hésitant à sauter du nid,

Pendant que nos sabliers se vidaient.

 

Tu verras les rêves confiés à l’attente,

Non consommés, un à un s’éteindre,

Pendant que nous amorcions la pente,

Loin des buts que nous voulions atteindre.

 

Je suis sûr que toutes les étreintes

Dont tu croyais n’avoir privé qu’autrui,

Tapis derrière une satiété feinte,

Tu les regrettes toutes aujourd’hui.

 

J’ai en poche les deux derniers billets

Pour l’étape de la dernière chance ;

Je t’offre mon cœur et un coin douillet,

Ne laisse pas s’épuiser ma patience !

Repost 0
Published by eachman
commenter cet article
18 août 2017 5 18 /08 /août /2017 10:48

 

Il n'est de pire souffrance,

Pour un cœur fleurant jouvence,

Que de battre en désaccord,

Avec le rythme d'un vieux corps...

 

Voir son horloge interne,

Mettre la jeunesse en berne,

Et scander la force de l'âge

Quand la saison est à l'orage...

 

Garder un sourire de vingt ans,

Derrière les plis faits par le temps,

Sur un faciès qui ignore

L'outrage des ans sur le corps...

 

Fixer sur les choses et la vie

Des yeux avides, bien que flétris,

En espérant l'ombre d'un instant

Que l’âge ne soit pas important...

 

Quoi de pire que la torture

D'une fougue interne qui dure,

Quand on semble, vu de l'extérieur,

Baisser les rideaux de son cœur ?

 

Prends ce poème à la lettre

Et va voir au fond de ton être,

L’enfant plein de vie qui vibre,

Impatient d’être à l’air libre.

Repost 0
Published by eachman
commenter cet article
17 août 2017 4 17 /08 /août /2017 16:27

 

Un cœur inexpérimenté vivait tranquille,

Seul, inconscient du plaisir de vivre à deux ;

Il vivait à la montagne, loin de la ville…

Vous diriez un imbécile ? Oui, mais heureux !

 

Jeune, il ne connaissait des élans amoureux

Que les intempestifs appels de la nature,

Observés en compagnie d’autres culs-terreux,

Sur les prairies fauchées, livrées à la pâture.

 

Dans ces contrées, flirter était impossible.

Les belles des cimes, aux corsages généreux,

Jalousement gardées, n’étaient pas accessibles,

A cause des foudres de parents coléreux.

 

L’amour, il allait le croiser chez les belles,

A moitié dévêtues, aux gestes langoureux,

Au gré d’un tour en ville, dans les rues et ruelles,

Et dans les regards féminins aventureux.

 

Il ne sut où donner des yeux… de la tête,

Face à autant de sourires chaleureux ;

Il errait, le rire béat figé, l’air bête,

Le regard luisant dans un faciès poussiéreux.

 

Au crépuscule, après des recherches vaines,

De guerre lasse, ses camarades malheureux,

Remontèrent dans le camion, le cœur en peine,

Car venus à trois, ils se retrouvaient à deux.

 

Le camion chargé, le chauffeur reprit la route

Après avoir égaré l’un des trois bouseux,

Qu’il avait pris pour l’aider, en cette fi d’Août,

Car la chaleur exigeait des bras vigoureux.

 

Au bout d’une semaine, le fier étalon,

Vaincu par les feux de la ville, miséreux,

Dormait à la rue, l’estomac dans les talons,

Avec d’autres petits rêveurs devenus gueux.

 

Inutile de chercher une morale

A l’aventure de ce beau brun ténébreux ;

La naïveté peut parfois faire très mal,

Condamnant sa victime à errer ventre creux.

Repost 0
Published by eachman
commenter cet article
17 août 2017 4 17 /08 /août /2017 10:24

 

L’été s’en va, il fait ses bagages,

Même les minutes semblent pressées ;

Tout a une fin, sur notre plage,

Même les rêves qu’on a caressés.

 

C’est la vie ! Plus on avance dans le temps,

Plus elles deviennent courtes, les années ;

A plus petite échelle, les saisons,

Vers la fin, donnent de courtes journées.

 

Les fins me laissent mélancolique.

Celles des années, des saisons, des jours,

Revêtent une valeur symbolique,

Comme les départs sans espoir de retour.

 

A l’approche de chaque fin j’enrage,

De ne rien pouvoir faire, pour retenir

L’instant, la personne ou l’image

Que le temps transforme en souvenir.

 

Le sable refroidissait sous mon séant,

Mais au lieu de quitter le rivage,

Mon regard creux, fixé sur l’océan,

Rêvait de mettre la nuit en cage.

 

Telles les roses, les jours se fanent.

Ils naissent aux premières lueurs de l’aube,

A l’approche du crépuscule ils ahanent,

Puis meurent sous la nocturne robe.

Repost 0
Published by eachman
commenter cet article
15 août 2017 2 15 /08 /août /2017 14:19

 

Que t’arrive-t-il, fibre sensible ?

Pourquoi laisses-tu tes cieux se couvrir ?

Le sort s’est-il joint aux êtres nuisibles,

Pour freiner tes élans et ton sourire ?

 

Dans l’adversité, lève les yeux au ciel

Et ne confie ta peine qu’au créateur ;

Il est ton salut, ton recours réel

Contre ses épreuves et tes malheurs.

 

 

Je suis ce miroir auquel te confier,

Ouvre ton cœur et vide ta peine ;

Telle une tombe qu’on ne peut défier,

Je tairai tout face à l’espèce humaine.

 

L’œil peut se tromper, mais celui du cœur

Guide nos esprits vers la vérité ;

Quand le cœur élu souffre de douleurs,

Nul ne peut se permettre la cécité.

 

Il n’est de plus grand, parmi les péchés,

Dont l’être pourrait se rendre coupable,

Que de garder ses souffrances cachées,

Aux mains qui se tendent secourables.

 

A l’impossible souffrance nul n’est tenu,

L’ami fidèle est là à cette fin ;

Je suis tout ouïe, aère tes peines tues,

Au nom de Dieu et tous ses Livres Saints.

 

Je ne vis que pour toi, mon âme sœur,

Ma préférée d’entre tous les mortels,

Métronome des battements de mon cœur,

Auquel ton amour donne des ailes.   

 

Mon épaule est tendue, si ton cœur daigne

S’y poser et, humblement avouer

Pourquoi il souffre, pourquoi il saigne,

Seul, au lieu de compter sur un cœur dévoué.

 

J’offre mon épaule, comme réceptacle,

Aux larmes des yeux de ton cœur meurtri,

Et à ta tête confuse, en débâcle,

J’offre le gîte du cœur, comme abri.

TRACTION D'1 POEME ARABE ECRIT ET POSTE' HIER SUR FACEBOOK

Repost 0
Published by eachman
commenter cet article
14 août 2017 1 14 /08 /août /2017 08:22

 

Ceux qui comme moi, veulent prendre le temps,

D'aller dans le sens contraire du vent

Ceux qui comme moi sont conscients

De la beauté du ciel et celle des champs…

 

Ceux qui face au pire gardent le sourire,

Ceux dont les cœurs battent pour leur prochain,

Ceux qui préfèreraient plutôt mourir,

Que de nuire ou voir souffrir quelqu'un…

 

Ceux qui ont pu garder au fond des yeux,

Cette lueur de vie qui fait rêver,

Ceux qui ont su entretenir le feu,

Et aiment voir le soleil se lever…

 

Ceux pour qui vivre un jour en homme,

Au milieu d’un monde de reptiles,

Vaut mieux qu’être César vautré à Rome,

Au milieu d’un faste inutile…

 

Ceux qui ont mille fois par jour honte,

De voir jusqu’où l’homme peut s’abaisser,

Et les nombreux périls qu’il affronte,

Pour des gloires et plaisirs passagers…

 

Ceux qui rougissent à votre place,

Lorsque vous perdez votre humanité,

Pour faire prévaloir foi et race,

Sur le droit de vie dans l’égalité…

 

Ceux qui ont gardé quelques illusions,

De vous voir un jour changer les choses,

Et qui n’ont rien perdu de leur passion

Pour le bien et la beauté de la rose…

 

Ceux-là, sont aux prises avec l’angoisse

De vous voir un jour couper la branche,

Polluer un à un tous nos espaces

Et déchirer toutes nos pages blanches !

 

Ils craignent de ne pas vivre longtemps,

Pour voir enfin l’amour régner en maître,

Voir refleurir les prairies et les champs,

Et l’espoir perdu enfin renaître !

Repost 0
Published by eachman
commenter cet article
12 août 2017 6 12 /08 /août /2017 10:39

 

Pourquoi ce regard, tantôt triste tantôt sévère,
Toujours sur le qui-vive, prêt à te défendre?
Le monde t’aurait-il déclaré la guerre ?
Par quel ennemi crains-tu de te faire surprendre ?

Tu ne peux savoir à quel point il peut faire beau,
Lorsque dans la tête foisonnent les sourires!
Un esprit qui positive tient le cœur au chaud.
Détourne ta pensée de la douleur de haïr!

Si tu voyais en l’autre un autre toi-même,
S’il y avait en toi la moindre indulgence,
Tu ne ferais pas cette tête de carême...
Tu assumerais le poids de tes carences.
---
Ton regard défile, il feuillette et classe,
Il toise, il épile, fureteur et passe.
Un moule sous le bras, tu nous jauges d’abord,
Traquant l'aspect ingrat, puis nous y cases à tort.

L’œil des esprits chagrins, ne voit que les défauts,
Chez les autres humains, et glisse sur le beau.
L’autre aussi a des yeux; il pourrait te juger,
Si son regard joyeux cessait d’être léger.

Ca ne me dérange pas, si tu marches de travers,
Je n’ai ni chaud ni froid, si tu vis à l’envers.
Alors dis-moi en quoi, mes travers te dérangent,
Je veux savoir, pour toi, qu’est-ce que cela change ?

Je dis aux pessimistes, laissez-moi croire,
Que la vigueur persiste au-delà de l’espoir.
Laissez mes yeux friser et mon cœur fleurir,
Laissez-moi me griser, au gré d’un sourire.

Et si mon sourire béat, semble déplacé,
Ou mon rire aux éclats quelque fois agresser,
Je n’y peux rien hélas, je suis né un peu ivre,
Quoi que la vie me fasse, j’ai du plaisir à vivre !

Repost 0
Published by eachman
commenter cet article
10 août 2017 4 10 /08 /août /2017 17:11

 

A la terrasse d’un café tranquille,

J’attendais en sirotant ma boisson,

Jusqu’à l’extinction des feux de la ville,

Puis rentrai fredonnant une chanson.

 

Une chanson triste de fin d’été,

Langoureuse, de celles qui annoncent

Le début des blues et de l’anxiété,

Après la fin des longues vacances.

 

A cette terrasse de nos amours,

Nous venions à la fin de chaque dîner,

Faire les bilans de fins de parcours

De chacune de nos belles journées.

 

L’été s’étirait à n’en plus finir,

Porteur d’un bonheur pourtant fragile,

Que nous savourions, ivres de plaisir,

Grisés par notre fortuite idylle.

 

Nous nous efforcions chacun de taire

La conscience de l’inéluctable fin,

D’un bonheur dont seuls des célibataires

Pouvaient, libres, explorer les confins.

 

Nous dûmes, meurtris, à terme échu,

Nous rendre à l’amère évidence,

Celle des tristes cupidons déchus,

Qui prennent acte des fins de romances.

 

Je t’accompagnai tôt à la gare,

Après une nuit blanche, les yeux brouillés,

Pleurant un amour trouvé sur le tard,

Après une vie aux deux tiers déployée.

 

Je me retrouvai, en ce premier soir,

Assis tout seul à cette terrasse,

Toi partie, et avec toi mon espoir

D’échapper aux linéaires surfaces.

 

Chacun de nous, à l’heure du retour

Aux plates bonnes vieilles routines,

Doit sourire, même s’il a le cœur lourd…

Elle a aussi son charme, la patine !

Repost 0
Published by eachman
commenter cet article
9 août 2017 3 09 /08 /août /2017 16:22

 

La langue, alourdie par la pudeur,

Trahit parfois, sans le vouloir, l’esprit.

La mienne, chaque fois qu’il s’agit du cœur,

Fait comme si elle n’avait rien compris.

 

Porté par le plus sublime des airs,

Je m’attelai posément à écrire

Ce que je ressentais pour toi, en vers,

Et les mots que je n’ai pas pu te dire.

 

Cet air qui flotte et me déchire

Les entrailles, mouille mes paupières

Et ébranle un cœur qui déjà chavire,

Dans un corps fou, épris de lumière.

 

En toile de fond, le doux son d’une voix

Cristalline, et la beauté d’un regard

Limpide et profond où je me noie,

Compriment mes sens sans aucun égard.

 

Le cœur, chez certains, est plus éloquent

Que la plus éloquente des tirades ;

C’est l’esprit confus qui lui fait faux bond

Et le condamne à d’inutiles rades.

 

Voici des vers ! Qu’ils te servent de code,

Pour déchiffrer les innombrables non dits,

Qui pèsent sur mon cœur et l’incommodent,

Dans cette interminable comédie !

Repost 0
Published by eachman
commenter cet article
8 août 2017 2 08 /08 /août /2017 10:51

 

Certains humains sont pauvres à un point tel,

Qu’ils n’ont rien d’autre que leurs richesses ;

D’autres, moches dedans, n’ont de belle

Que la forme des traits de leurs faciès.

 

Quand on n’a rien d’autre à faire valoir,

Que de superficielles apparences,

Et qu’on a la faiblesse de croire

Que la forme peut faire la différence…

 

Quand on vit avec pour seul bagage

Des masses d’argent, bien ou mal acquis,

Et que le niveau et le langage,

Sont en dessous du minimum requis…

 

Quand on n’a même pas la décence

De laisser parler plus docte que soi ;

Qu’on affiche fièrement son ignorance,

Sa prétention et sa mauvaise foi…

 

Quand, dégoûtés, les autres s’effacent

D’eux-mêmes, vous laissant le champ libre,

Et qu’heureux, vous occupez leur place,

Faussant l’ordre des choses et l’équilibre…

 

Quand vous arborez, forts de vos tares,

Le rire béat des crétins satisfaits,

Et que vous traversez la vie en star,

Vous laissez tout le monde stupéfait !

 

Alors j’invoque le dicton arabe :

Qui dit : si tu manques de décence,

Peu importe que tu sois gueux ou nabab,

Tu es capable des pires insolences !

Repost 0
Published by eachman
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de Eachman:
  • Le blog de Eachman:
  • : RIEN DE CE QUE JE POSTE SUR CE BLOG N'EST PERSONNEL OU AUTOBIOGRAPHIQUE. CES POEMES SONT LE FRUIT DE L'OBSERVATION ET DE L'EMPATHIE...
  • Contact

Recherche

Liens